Il n'y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
Le TGV, trop rapide, est un mauvais coup porté au livre.
La nuit tous les chats sont gris mais les chattes, il n'y en a aucune de pareille.
L'érotisme n'est pas seulement désir du corps, mais, dans une égale mesure, désir d'honneur. Un partenaire que nous avons eu, qui tient à nous et qui nous aime, devient notre miroir, il est la mesure de notre importance et de notre mérite.
Il n'y a rien de si dangereux que la flatterie dans les conjonctures où celui que l'on flatte peut avoir peur.
Il faut, dans la vie, faire la part du hasard. Le hasard, en définitive, c'est Dieu.
Moi, déjà que je n'aime pas les racistes, mais alors les nègres...
On commence par dire : "Ne fais pas de bruit quand tu rentres", et cela devient très vite : "Ne fais pas de bruit si tu rentres."
La vie d'un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu'il s'est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l'on peut aimer une femme à qui l'on n'a pas à faire la cour.
Faire du théâtre, l'unique manière de ne pas s'y ennuyer.
Les préliminaires, c'est mettre le corps à l'ouvrage.
On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles.
Il y a parfois des phrases qu'on adore, qu'on trouve sublimes, alors que celui qui les a prononcées ne s'est rendu compte de rien.
La véritable paix est apolitique, elle consiste à avoir l'autre dans sa peau, sans réciprocité.
Passer le temps à se rafistoler l'âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.
L'obscénité de la guerre, c'est l'inévitable complicité qu'elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n'avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.
L'horizon qui cerne cette plaine, c'est celui qui cerne toute vie; il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
La vérité est indestructible, le temps n'y change rien.
Je voudrais, convoitant l'impossible en mes voeux,Enfermer dans un vers l'odeur de tes cheveux ;Ciseler avec l'art patient des orfèvresUne phrase infléchie au contour de tes lèvres ;
Je vois toute la vérité et non pas seulement celle de la surface.J'accentue les lignes qui expriment le mieux l'état spirituel que j'interprète.
Combien de choses ont été niées un jour, pour devenir réalité le lendemain !
Honnêteté : Seule méthode pour escroquer deux fois le même client.
La laïcité, c'est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c'est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes.
Le visage qui s'illumine, l'attention de gens qui vous écoutent... C'est un plaisir ultime.
Il y a deux moments qui sont pareils pour moi : lorsque je suis en scène et lorsque je suis dans un lit avec un homme amoureux.
Vouloir être un homme ? Je suis mieux que ça.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
L'eau conduit l'électricité, mais si tu mets du vin dedans, elle a plus le droit de conduire.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
Un homme peut être amoureux comme un fou, mais non pas comme un sot.
Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose.
Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu'il ignore qu'il sait.
Les paresseux ont toujours envie de faire quelque chose.
Il est quelquefois agréable à un mari d'avoir une femme jalouse ; il entend toujours parler de ce qu'il aime.
L'art de la parenthèse est un des grands secrets de l'éloquence dans la société.
En voyage, comme dans le reste de la vie, ce long voyage, le plaisir, paie l'énergie.
La bonne politique n'est pas de s'opposer à ce qui est inévitable ; la bonne politique est d'y servir et de s'en servir.
Toutes immatérielles et fragiles qu'elles paraissent en présence des faits brutaux, les idées demeurent plus longtemps. Elles survivent aux hommes, aux cataclysmes de la nature et de l'histoire.
Les héritiers des milliardaires versent peu de larmes. Ceux qui sanglotent au fond des nefs, près du bénitier, ne sont pas de la famille... c'est pour cela qu'ils pleurent.
L'amour a ceci de commun avec la grâce que tout - et jusqu'à la manière de pousser une porte ou de nouer un lacet - est modifié. Rien de ce qui était avant ne demeure.
Nous sommes responsables d'à peu près tous les maux dont nous souffrons.
S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout.
Un style est ce qui décourage le plagiat et tente le pastiche.
Il y a eu des peintres pour être spécifiquement et profondément des poètes, dont l'enseignement, la valeur d'exemple, sont irremplaçables pour qui écrit.
Et pour quelles raisons étranges Les gens qui pensent autrement, Ça nous dérange ?
Les raisons de dire "non" sont toujours plus mobilisatrices que celles de dire "oui".
Quand vous saurez parler de comédies et de romans, vous n'en serez guère plus avancé pour le monde.
L'étude a cela de bon qu'elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu'elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d'un bout de la ville à l'autre.
Une personne, c'est une masse de chair et de cervelle qui constitue une porte béante.
Il pleut des cordes... C'est un temps à se pendre.