J'aime beaucoup regarder les visages des jeunes femmes. Ça m'amuse de deviner ce qu'elles seront, devenues vieilles.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
L'homme est le seul animal qui construise des tombes !
Il pleut des cordes... C'est un temps à se pendre.
Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles.
Pour moi, l'amour est fondamental pour la créativité. J'aime beaucoup cette phrase du romancier Luc Dietrich, qui dit que « L'amour est un grand courage inutile ».
La véritable paix est apolitique, elle consiste à avoir l'autre dans sa peau, sans réciprocité.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité.
La vérité est indestructible, le temps n'y change rien.
Déréalité. Sentiment d'absence, retrait de la réalité éprouvé par le sujet amoureux face au monde.
On est démocrate quand ça vous arrange... le reste du temps on est fasciste pour les autres et anarchiste pour soi.
Considérer le droit non pas comme un édifice immuable, mais comme un processus évolutif qui appelle à réinventer des modèles.
On n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues.
J'aurais dû peut-être être un peintre spécialisé dans les fleurs.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
Accolade : C'est le baiser sans lèvres des hommes politiques qui ne s'aiment pas.
La drogue est le nomadisme de l'exclu.
Se croire un personnage est fort commun en France.
Il faut savoir poser des questions qui déboulonnent les certitudes.
La guerre est une chose si horrible que je m'étonne comment le seul nom n'en donne pas l'horreur.
Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l'amour.
Je me permets quelquefois de réfléchir entre mes repas, ce qui me fait perdre énormément de temps.
Un plébiscite, ça se combat.
Il m'était plus facile de penser un monde sans créateur qu'un créateur chargé de toutes les contradictions du monde.
J'espère qu'un jour on jugera de ce que je fus par ce que j'ai su souffrir.
Il n'est pas de douleurs que le sommeil ne sache vaincre.
Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureux Ne vous haïsse assez pour exaucer vos voeux !
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
L'homme ne sait pas ce qu'il veut, mais il sait très bien qu'il ne veut pas ce qu'il a.
Sans échec, pas de morale.
Au joug depuis longtemps, ils se sont façonnés ; ils adorent la main qui les tient enchaînés.
Si tu pleures de joie, ne sèche pas tes larmes : tu les voles à la douleur.
Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard.
Le malheur a un bord et un fond. On attend que nous soyons au fond pour nous demander comment nous sommes arrivés au bord.
La haine est ce qu'il y a de plus clairvoyant après le génie.
Les muets devraient vivre bien plus longtemps que les autres, ils n'égarent pas le médecin dans son diagnostic.
Mon aquarelle, peinte à l'eau de mer, fut sensible aux attractions lunaires, et sujette aux marées.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Il faut que la contraception ait ses règles.
Le diable nous demande rarement plus que de le laisser faire.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
Pourquoi voudrais-je être Caton qui déchire ses entrailles, plutôt que César triomphant ?
Regarde-le, c'est un mari fidèle. Oui, mais il n'y a pas d'homme plus triste sur la terre.
La nuit tous les chats sont gris mais les chattes, il n'y en a aucune de pareille.
Magnifique et dangereux métier de l'acteur qui consiste à se perdre, puis à se retrouver.
La vie n'est qu'un noeud de rancunes inextricables.
S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout.
Si l'homme féconde la femme physiologiquement, celle-ci, du point de vue intellectuel, le lui rend bien.
Tout ce qu'on entend dans le jour, ce sont des bruits d'écus ; et ce qui ne dit rien dans la nuit, c'est la conscience des hommes.