Il n'y a pour l'homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre.
La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.
L'homme intelligent a de commun avec l'imbécile de croire que celui qui ne pense pas comme lui est un imbécile.
A l'issue d'une longue guerre nationale, la victoire bouleverse comme la défaite.
Il n'est pas déshonorant de mourir en poursuivant un but, même futile ; ce qui l'est, c'est de se laisser vaincre et d'accepter sa défaite.
L'existence n'est pas ce qui s'est passé, l'existence est le champ des possibilités humaines, tout ce que l'homme peut devenir, tout ce dont il est capable.
La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent.
Quelle que soit la branche que vous avez choisie, dans votre vie future, appliquez-vous à développer un progrès aussi minime soit-il. Vous en ferez un bien général.
Toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans.
La certitude d'avoir été, un jour, une fois, aimé - c'est l'envol définitif du coeur dans la lumière.
La reconnaissance est une dette que les enfants n'acceptent pas toujours à l'inventaire.
Qu'il est laid le bonheur qu'on veut, Qu'il est beau le malheur qu'on a.
Le désir est une conduite d'envoûtement.
Les vrais génies du comique ne sont pas ceux qui nous font rire le plus, mais ceux qui dévoilent une zone inconnue du comique.
Les honneurs déshonorent ; Le titre dégrade ; La fonction abrutit.
Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres.
Rien n'est jamais à refaire... mais tout reste à faire.
J'ai à vous raconter l'Afrique ! Aïe ! Afrique ! Les yeux, le dos, le flanc ! Europe, tes serres ! Amérique, ton bec ! Asie ! Asie ! Ah ! Ce pourchas de fiente et de rostres ! L'Afrique [...] ► Lire la suite
Dieu est derrière tout, mais tout cache Dieu.
La soif du coeur ne s'apaise pas avec une seule bière.
Choisir, être choisi, aimer : tout de suite après viennent le souci, le péril de perdre, la crainte de semer le regret.
Un poison violent, c'est ça l'amour Un truc à pas dépasser la dose.
L'équilibre est à mi-chemin entre les deux extrêmes.
L'Amour, la Poésie, c'est par ce seul ressort que la pensée humaine parviendra à reprendre le large.
Le merveilleux n'est pas ici ou là, il est en face, toujours en face. Inutile de regarder ailleurs, ni plus haut ni plus bas.
Entracte : vide les baignoires, remplit les lavabos.
L'unité politique ne signifie pas l'absorption de la nation.
Le génie de notre langue est la clarté.
On a fait couler tellement d'encre sur Venise qu'elle se noie.
Je ne regarde pas le chemin parcouru mais, au contraire, celui qui reste à faire. Cela permet de garder les pieds sur terre.
J'ai un mal de crâne qui filerait la migraine à un Doliprane.
La lune ne sera pas toujours pleine, mon coeur ne sera pas toujours vide.
On a armé ma main au son de la Marseillaise et cette main a prit le goût de l'arme.
Le pays où le commerce est le plus libre sera toujours le plus riche et le plus florissant, proportion gardée.
La vérité est dans l'imaginaire.
Cultiver les différences. Nul besoin de cultiver le reste, et qui se retrouvera bien toujours. Mais le rare, l'exceptionnel, l'unique, quelle perte pour tous si cela vient à disparaître.
Rien n'est grave puisque tout passe. Ou plutôt s'éloigne.
Entre une grâce et une garce, il n'y a qu'une lettre de déplacée. Le plus souvent une lettre de rupture.
L'Union Européenne est un dinosaure sans vigueur, impotent, contraint pour sa défense à consentir à n'être qu'un protectorat des États-Unis.
L'abolition de la peine de mort, cette haute leçon donnée par une république née hier aux vieilles monarchies séculaires, est un fait sublime.
On ne récolte jamais que les sentiments que l'on sème.
Le caractère, vertu des temps difficiles.
O que Molière a eu raison de comparer la femme à un potage... Bien des gens désirent en manger, ils s'y brûlent la gueule, et d'autres viennent après.
Les hommes sont faux, ambitieux, vaniteux, égoïstes, et le meilleur ne vaut pas le diable, c'est bien triste.
Le Moyen Âge a été une période essentielle pour la formation de notre société et de notre culture, peut-être même la plus importante.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
C'est une grave erreur que de parler d'écriture féminine ou masculine. Il n'y a que des écritures tout court et plus elles sont androgynes mieux ça vaut.
Les sanglots des martyrs et des suppliciés Sont une symphonie enivrante sans doute, Puisque, malgré le sang que leur volupté coûte, Les cieux ne s'en sont point encore rassasiés !
Citius, altius, fortius. Plus vite, plus haut, plus fort, c'est la devise du Comité International et la raison d'être de tout l'olympisme.
Tout le poème de Job est le développement de cette idée : la grandeur qu'on trouve au fond de l'abîme.