Quand Dieu efface, c'est qu'il s'apprête à écrire.
Il faut pour bien écrire que la nécessité intervienne ; le libre choix paralyse.
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans la promenade à travers la vie.
Je suis sûr que Dieu existe. Quant à y croire, c'est une autre affaire.
La foi, c'est parler à Dieu comme à un homme.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
La religion du crime empoisonne tout autant que celle de la vertu.
Aux orgueilleux Dieu résiste et combat, et leur orgueil soudainement se rabat.
Je portais du noir parce que ça me plaisait. Je le fais encore et le porter signifie toujours quelque chose pour moi. C'est toujours mon symbole de rébellion - contre nos maisons de Dieu hypocrites, contre des gens dont l'esprit est fermé aux idées des autres.
Le diable représente en quelque sorte les défauts de Dieu. Sans le diable, Dieu serait inhumain.
Le hasard ? Mais c'est Dieu qui garde l'anonymat.
Si quelqu'un veut se souiller par le péché, Dieu lui en facilite les moyens, de même il aide celui qui veut marcher dans la bonne voie.
Vaut mieux pas être croyant et que Dieu existe plutôt que d'être croyant et que Dieu existe pas.
Plus l'homme est agile d'esprit plus il a besoin de Dieu pour le protéger de penser qu'il sait tout.
L'on ne peut servir ensemble et Dieu et le Diable.
Quand les églises prétendent que dieu n'est ni montrable ni démontrable, elles ne démontrent que l'ignorance où elles sont tombées.
Au long de la longue vie, il y a bien des amours parce que Dieu est bon. Mais d'un amour plus fort que tout, plus obstiné que tout, plus long que tout, nul n'est aimé que par sa mère.
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Si la religion est l'opium des peuples, l'intégrisme est le crac des imbéciles !
Il faut prêter à Dieu et à la terre ; ils paient de gros intérêts.
Le plaisir du texte est semblable à cet instant intenable, impossible, purement romanesque, que le libertin goûte au terme d'une machination hardie, faisant couper la corde qui le pend, au moment où il jouit.
Vous pouvez appelez Dieu par le nom que vous aimez, mais la vérité est toujours la même.
L'autre côté de la vie c'est le printemps, il y fait Dieu comme il fait soleil sur nos printemps de la terre.
Pardonner, gracier est un acte de foi et d'espoir, un pari sur le repentir et donc sur le progrès de l'homme.
Pour cesser de croire à la vie, il faudrait que Dieu cessât d'exister !
L'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne ; on tremble plutôt qu'il y en ait un.
Que le Seigneur notre Dieu nous prépare pour chaque événement, puis vient la vie ou la mort - ce n'est pas une grande affaire.
Si nous résolvons les problèmes de la foi par seule voie d'autorité, nous posséderons certes la vérité mais dans une tête vide !
Ils veulent embrasser l'Intelligence de Dieu en qui l'univers est inclus et la peser et la diviser à l'infini, comme pour l'anatomiser.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.