Quand Dieu efface, c'est qu'il s'apprête à écrire.
S'ils tournent le dos, dis-leur : Allah me suffit ! Il n'y a pas d'autre Dieu que lui. Je m'en remets entièrement à lui; car Il est le Seigneur du grand trône.
Un Dieu ne devient dieu qu'au moment où il devient forme. C'est vrai. Mais il est vrai aussi, qu'au moment il devient forme, il commence de mourir.
Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu.
Si Dieu est retenu ailleurs, ou s'il n'est que médiocrement intéressé par le déroulement de l'insignifiante aventure humaine, pourquoi nous acharner à arracher le masque consolateur dont il couvre pour nous le visage de son éternelle absence ?
Oh, Dieu ! La tyrannie terrible de la majorité.
Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre un morceau de ta chair reste dans l'encrier.
Ce n'est pas le détail d'un style particulier qui compte, mais la sensibilité qui se situe en amont.
Nous faisons nos amis, nous faisons nos ennemis, mais Dieu fait notre voisin.
Tout poème est une mise en demeure.
Tout le poème de Job est le développement de cette idée : la grandeur qu'on trouve au fond de l'abîme.
Jouir des dons de Dieu et ne pas murmurer de ses coups, c'est toute la vie.
La féminité est comme un poème : elle ne s'arrête pas à ce que vous voyez, mais à ce qu'elle vous laisse imaginer.
A barque désespérée, Dieu fait trouver le port.
Qui ne se contente pas de ce qu'il a suffisamment pour vivre, ne connaît pas Dieu ni ne l'honore.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
La vie ne comporte pas de dénouement, et c'est Dieu qui s'est réservé le dernier acte.
L'oraison du juste est la clef du ciel : sa prière y monte, et la pitié de Dieu en descend.
Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D'ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c'est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
L'haleine du jeûneur est plus parfumée auprès de Dieu que l'odeur du musc.
Les mots il suffit qu'on les aime pour écrire un poème.
Il n'y a qu'une chose vraiment infâme, qui déshonore la créature que Dieu a faite à son image, le mensonge.
Trouver son propre style n'est pas facile, mais une fois trouvé, il apporte un bonheur complet. Cela vous donne confiance en vous, toujours.
Ne cherchez pas à écrire l'Histoire, contentez-vous de rendre ses droits à la Géographie.
La prière n'a pas d'autre but que de supplier Dieu d'exister.
Au commencement, Dieu ne savait pas qu'Il était Dieu, puisqu'Il était tout seul. Pour savoir qu'on est Dieu, il faut être deux : un qui est Dieu, et l'autre qui lui dit : "Mon Dieu".
L'absence de Dieu ne saurait être compensée par l'amour de l'homme, car alors l'homme demandera : à quoi bon aimer l'humanité ?
Quand Dieu t'aime, quoi de mieux que ça ?
Le style n'est pas une chose qui résulte d'une opération consciente : c'est une chose qui se dégage d'elle-même.
La musique est l'un des liens les plus étroits avec Dieu que nous puissions probablement expérimenter. Je pense que c'est un ton vibrant commun des notes de musique qui tient toute la vie ensemble.
Accepter la volonté de Dieu est le remède de toutes les maladies du coeur.