La stratégie est l'art d'utiliser le temps et l'espace. Je suis moins préoccupé par la suite que par la première. L'espace que nous pouvons récupérer, le temps perdu jamais.
L'éloquence sacrée, c'est comme la musique religieuse : pas besoin de comprendre pour écouter.
La vie est lunatique et se plaît à mener les événements comme une fantaisie, sans rime ni raison.
Nous agissons toujours comme si quelque chose dépassait en valeur la vie humaine... Mais quoi ?
Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin... Le théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l'eau, l'électricité.
Ce n'est pas parce que l'homme a soif d'amour qu'il doit se jeter sur la première gourde.
Parler est le plus moche moyen de communication. L'homme ne s'exprime pleinement que par ses silences.
La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré et, pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde.
Peut-être le bonheur n'est-il qu'un contraste, mais il y a une foule de petits bonheurs qui suffisent pour parfumer la vie.
C'est ne pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu'on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.
L'amour est une essence, la mort est une naissance.
C'est en touchant le fond que l'on refait surface : toute la vie est dans cette parabole.
La conscience, c'est Dieu présent dans l'homme.
Le théâtre ne dit jamais la vérité, mais c'est parce qu'il ne dit pas la vérité qu'il engage le spectateur à trouver la sienne.
L'art est une évasion de la réalité.
On est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est ; et le plus irréprochable des vices est de faire le mal par bêtise.
Le mensonge est un hommage à la vérité comme l'hypocrisie est un hommage à la vertu.
Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant.
Il suffit d'un regard, D'un aveu, d'une chanson Pour comprendre l'amour. Il suffit de ces riens Pour faire des beaux jours.
Le Président de la République n'est pas un citoyen comme les autres dans notre pays, comme dans aucune démocratie.
C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.
Partir, c'est mourir un peu, mais mourir, c'est partir beaucoup.
Comment faire confiance, quand tu sais que des frères ont 2 faces.
Ce que je n'aime pas dans la séduction, c'est quand les gens donnent une fausse image d'eux-mêmes.
La pensée est plus qu'un droit, c'est le souffle même de l'homme.
Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.
La mort devient réelle quand elle commence à pénétrer à l'intérieur de l'homme par les fissures du vieillissement.
Souvenez-vous de tous les beaux jardins en France, Versailles, Fontainebleau, Vaux-le-Vicomte, les Tuileries et surtout Chantilly.
Que vaut l'amitié si elle n'est présente ni au moment des malheurs ni au moment des bonheurs ? Pourquoi est-ce dans ces moments extrêmes de la vie où l'on a le plus besoin d'eux que nos amis nous abandonnent ? [...] ► Lire la suite
C'est par le réel qu'on vit ; c'est par l'idéal qu'on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l'homme existe.
Le goût de la possession n'est qu'une autre forme du désir de durer ; c'est lui qui fait le délire impuissant de l'amour.
Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur.
Les sportifs, le temps qu'ils passent à courir, ils le passent pas à se demander pourquoi ils courent. Alors, après on s'étonne qu'ils soient aussi cons à l'arrivée qu'au départ !
On t'oublie pas, on t'remplace.
La vie est une promesse d'aventure, souvent extraordinaire, jamais impossible.
L'humanisme, ce n'est pas dire : "Ce que j'ai fait, aucun animal ne l'aurait fait", c'est dire : "Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête ."
Regarde où l'ennemi t'attaque : c'est souvent son propre point faible.
Un soir consacré à la lecture des grands livres est pour l'esprit ce qu'un séjour en montagne est pour l'âme.
L'art, c'est le plus court chemin de l'homme à l'homme.
Le travail, c'est la liberté. La liberté, c'est celle des autres. Le travail, c'est celui des autres.
Le pouvoir s'il est amour de la domination, je le juge ambition stupide. Mais s'il est acte de créateur et exercice de la création alors le pouvoir je le célèbre.
Ce n'est pas la souffrance de l'enfant qui est révoltante en elle-même, mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée. La souffrance use l'espoir et la foi.
Le différence entre une auto et une moto, c'est que sur la moto il y a deux places du mort.
Il existe une sorte d'homme toujours en avance sur ses excréments.
Prendre les filles pour ce qu'elles ne sont pas et les laisser pour ce qu'elles sont.
Tout a un début, une existence, une fin.
C'est un symbole. Comme disent les Chinois : Qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas un brave et qui vient sur la grande muraille conquiert la bravitude.
Être moi, c'est, par-delà toute individuation qu'on peut tenir d'un système de références, avoir l'identité comme, contenu. Le moi, ce n'est pas un être qui reste toujours le même, mais l'être dont l'exister consiste, à s'identifier, à retrouver son identité [...] ► Lire la suite
La vie est une tartine de merde dont on mange une bouchée tous les joursPhilosophait ma grand-mère les jours d'un peu moins bien
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.