En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
L'argent est très estimable, quand on le méprise.
Y'a pas plus garce que la mémoire. Ca te prive, mais tu sais pas de quoi.
L'amitié est la soeur de l'amour, mais pas du même lit.
On ne réalise vraiment qu'une femme contient de la dynamite que le jour où on la laisse tomber.
Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
La jeune génération est très inférieure à la nôtre... Tout de même, si je pouvais en faire partie.
La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité.
Si la foudre d'abord accablait les coupables !
Ceux qui connaissent les hommes savent que le regret de n'avoir pas fait une mauvaise action profitable est bien plus commun que le remords.
En politique on ne discute plus, on insulte.
Les hommes ont inventé des choses qu'ils disent sérieuses. Le principal c'est le divertissement. Ce qui est sérieux n'est pas à notre portée.
Ayant dit un nombre prodigieux de sottises, la Révolution en a fait encore dire plus !
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
L'amour, s'il donne de l'esprit aux filles, rend stupide les garçons.
Le confort est partout. L'oisiveté n'est plus nulle part.
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner.
Il y a des silences Gros de silence. Ils s'écoutent.
Les rêves vécus à deux forment les souvenirs les plus beaux.
Qu'est-ce que les caresses de deux amants, lorsqu'elles ne peuvent être l'expression du cas infini qu'ils font d'eux même ?
Quand le chèque est tiré, il faut le boire.
En art, c'est-à-dire en amour, il faut que l'intelligence suive comme un suiveur suit une femme avec l'idée de l'entretenir.
Dans l'intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microcospe, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
La poésie, c'est le temps durant lequel un homme oublie qu'il va mourir.
Plutôt que d'initier les élèves à la critique textuelle, il faut utiliser les quelques années d'école, à apporter des poèmes, et à les faire apprendre par coeur, car c'est de ce seul fait qu'ils pourront accompagner les enfants dans leur existence à venir
C'est la Vie qui écrit l'Homme.
L'humour est une forme de révolte. C'est aussi un remède à la colère, à l'emportement ou à la déprime ; il humanise les rapports, facilite l'irrigation du cerveau, décontracte les nerfs...
L'imprimerie est la grande restitutrice du monde moral et intellectuel.
Les gens attendent-ils de tousser pour aller au spectacle ou les spectacles font-ils tousser ?
Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil.
Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
Si la beauté nous éblouit, c'est parce qu'un oeil la regarde et qu'un coeur la ressent.
Si vous voulez comprendre ma politique, lisez ma poésie.
J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher mais qu'il ne saurait être question de se soumettre.
Ce que j'ai aimé, que je l'aie gardé ou non, je l'aimerai toujours.
Un propriétaire qui fait jeter dans la rue, en plein hiver, des malades et des affamés, est absolument un homme pratique, surtout s'il est millionnaire, et plus il est millionnaire plus il est pratique. Ce qui met cet homme si [...] ► Lire la suite
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Un grand fumeur peut fumer jusqu'à huit pipes par jour, mais il meurt en cinq ans.
Ce qui est merveilleux dans mon art, c'est que le rêve et la réalité peuvent ne faire qu'un. Il n'y a qu'un pas entre les deux.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Je pouvais devenir un artiste alors je l'ai fait.
Quand j'étais un enfant, tout ce que j'aimais étaient les livres et le chocolat.
La nationalisation (...) n'est ni un tabou interdit, ni un totem obligatoire. elle est un outil de souveraineté.
Il y a souvent plus de sagesse dans un dicton populaire que dans un cours d'économie politique.
La langue de bois, langue écologique qui ne pollue pas la pensée dans la mesure où elle n'en contient pas.
Chaque année, le jury du prix Nobel décide secrètement d'exécuter quelqu'un.
Les routes qui ne disent pas le pays de leur destination, sont les routes aimées.
Le hasard n'a pas de Commandements. Il peut tout, il veut tout et il fait tout, mais il ne s'oppose à rien, ne défend rien.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.