L'élégance ?... oui, ça me vient, avec l'âge. Plus on a de plis sur le front, moins on veut en avoir à son col.
L'individu s'oppose à la collectivité, mais il s'en nourrit. Et l'important est bien moins de savoir à quoi il s'oppose que ce dont il se nourrit.
Une explication n'est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l'on réprouve.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
L'amour est aveugle ? Quelle plaisanterie ! Dans un domaine où tout est regard !
Je me permets quelquefois de réfléchir entre mes repas, ce qui me fait perdre énormément de temps.
Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d'en avoir envie.
Souvenons-nous que la tristesse seule est féconde en grandes choses.
Tout ce qui est exact est court.
Aucun homme n'a pu découvrir le moyen de donner un conseil d'ami à aucune femme, pas même à la sienne.
Le poète a toujours le dernier mot.
On est quelque chose aujourd'hui, qu'en proportion de ce qu'on a de portes et de fenêtres.
Aux yeux de beaucoup de gens, la pauvreté est bien pire que vice : elle est faiblesse.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
J'appelle amour ce qui n'a pas d'autre nom.
Il n'y a jamais eu de créature. Il n'y a jamais eu que le couple. Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux, unis par des lanières de chair qu'il a tranchées depuis, le jour où il a créé la tendresse.
Nous avons dit souvent d'impérissables choses.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Vous pouvez vous estimer comme brave, si vous êtes réduit à vous mépriser comme aimable.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
Allons où je n'aurai que vous pour souveraine, Où vos bras amoureux seront ma seule chaîne.
J'aime beaucoup regarder les visages des jeunes femmes. Ça m'amuse de deviner ce qu'elles seront, devenues vieilles.
Marianne est une métisse, c'est ce qui fait son charme, sa beauté, sa force.
Une confession écrite, même la plus sincère, est toujours mensongère.
A chaque époque ses solutions, mais ses solutions fortes, volontaires, déterminées.
Pouvoir chanter que c'est beau, c'est beau la vie.
Cadavre : On peut certes le mettre en boite sans risquer de le vexer.
Les enfants, eux seuls peuvent nous consoler de vieillir.
Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut pas la peine.
Je répète : la méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Merci ma mère ! Grâce à vous, je suis celui qui marche, une vipère au poing.
Tu ne perds rien pour m'attendre.
Je vais être l'homme du jour. Il y a un moment que la France n'a pas surpris le monde. Elle va le faire aujourd'hui. Le problème, c'est ce beau temps. J'ai peur que mes troupes s'égayent dans la lumière.
Je n'ai rien d'une femme d'affaires.
L'amitié qui naît de l'amour vaut encore mieux que l'amour même.
J'avais l'habitude d'être plus conscient du style parce que quand vous êtes plus jeune, vous voulez exister, vous voulez montrer tout ce que vous faites.
Le mieux dans la vie, ce sont les passions qu'on peut pousser jusqu'au bout de ses ambitions.
Je n'ai pas de devise. On m'accuserait d'en trafiquer.
Il faut que la queue du diable lui soit soudée, chevillée et vissée à l'échine d'une façon bien triomphante pour qu'elle résiste à l'innombrable multitude de gens qui la tirent perpétuellement.
C'est à l'échelle mondiale qu'il faut désormais inventer de nouveaux concepts mobilisateurs, pour parvenir à cet idéal : l'égalité en dignité et en droit de tous les êtres humains.
L'action politique est de soi impure parce qu'elle est action de l'un sur l'autre et parce qu'elle est action à plusieurs.
Qui sait aimer et s'occuper est au dessus de tout.
Mieux vaut élever son esprit que des chats siamois.
Aucune action ne peut se faire pour l'homme sans se faire aussitôt contre des hommes.
Le coeur a ses prisons que l'intelligence n'ouvre pas.
Si l'homme est ingrat, l'humanité est reconnaissante.
J'espère qu'un jour on jugera de ce que je fus par ce que j'ai su souffrir.
La seule manière de protéger sa culture, c'est d'accepter de la mettre en danger.
Le chagrin creusé par ceux qui partent fait le nid de ceux qui arrivent dans le coeur de ceux qui espèrent.