Le pouvoir n'existe plus que comme un simulacre.
Il faut douter du doute.
Les vices de la cour ont commencé la Révolution, les vices du peuple l'achèveront.
Un uniforme ? C'est un avant-projet de cercueil.
La torture. Il y a quelque chose d'insoutenable et de vertigineux, la destruction de l'homme à l'état pur.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
L'homme marié est à un garçon ce qu'est un volume relié à un volume broché.
La radio est une voix qui parle à une oreille. C'est par les mots seuls que l'idée fait son chemin jusqu'à l'esprit de l'auditeur. Puisque les mots portent la pensée, il n'y a pas d'interférence entre la pensée exprimée et l'esprit qui la reçoit.
Les deux Dumas ont renversé la théorie de l'économie. C'est le père qui fut le prodigue, et le fils qui fut l'avare.
Un jour, il y aura des cimetières pour non-fumeurs.
Et les plus malheureux osent pleurer le moins !
L'amour aime imparfaitement.
La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu'on se dit toujours que ce sera le dernier.
Le désir est un feu.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
Je suis libertineJe suis une catinJe suis si fragileQu'on me tienne la main.
Tout le monde se fait payer.
Il se sent comme un vieux feu, dont les braises se réveilleraient parfois sous un coup de vent, mais jamais suffisamment pour embraser le petit bois. Un foyer agonisant.
Je pense qu'il n'y a pour l'esprit qu'une seule manière de raisonner, comme il n'y a pour le corps qu'une seule manière de marcher.
La nuance de tes yeux est une saison de mon âme.
Les producteurs de télé réalité sont des dealeurs, ils fabriquent des produits qui vous rendent dépendants et s'enrichissent en vous méprisant.
La beauté est une guérison de l'esprit par aggravation de son mal.
Je vais être l'homme du jour. Il y a un moment que la France n'a pas surpris le monde. Elle va le faire aujourd'hui. Le problème, c'est ce beau temps. J'ai peur que mes troupes s'égayent dans la lumière.
Les dégâts que j'ai causés dans cette délicate profession [ndlr, apprenti boulanger] éclipsent ceux provoqués par les inondations de 1910.
Je savais tout et j'ai tout reçu. Mais le vrai bonheur, c'est de donner.
Ce ne fut pas ma faute si, ce matin-là, je rencontrai la beauté...
Plus nous agirons ensemble, plus nous surmonterons cette épreuve (Coronavirus). Hissons-nous à la hauteur du moment.
La légèreté est confortable, plus confortable que n'importe quel acharnement.
Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.
Comprendre l'amour du mal est impossible à qui a l'amour du bien.
Deux moins un, en amour, c'est égal à zéro
Je me demande où est passée la France de la Révolution française, ou celle de De Gaulle, ou celle de Pompidou, même
Le possible est une matrice formidable.
Se suffire, c'est être puissant.
La réalité n'a pas besoin de prouver qu'elle existe. Quand on l'oublie, elle se contente de faire mal.
Chaque âge a ses problèmes. On les résout à l'âge suivant.
L'homme est l'être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu'en soi, et, en disant le contraire, ment.
Toutes les grandes lectures sont une date dans l'existence.
Le lâche craint la mort, et c'est tout ce qu'il craint.
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.
Pour les femmes, le meilleur argument qu'elles puissent invoquer en leur faveur, c'est qu'on ne peut pas s'en passer.
Un livre bien neuf et bien original serait celui qui ferait aimer de vieilles vérités.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
Oter l'espoir au vice, c'est donner des armes à la vertu.
Aux yeux de beaucoup de gens, la pauvreté est bien pire que vice : elle est faiblesse.
Grâce à la télévision, on finit toujours par apprendre des vérités, mais il faut être patient et quelque peu noctambule.
On ne profite d'aucune leçon parce qu'on ne sait pas descendre jusqu'au général et qu'on se figure toujours se trouver en présence d'une expérience qui n'a pas de précédents dans le passé.
Est-il donc si utopiste ou réactionnaire de prôner l'attachement aux valeurs de la patrie ?
Le beau nous apporte la plus haute révélation du divin qu'il soit permis de connaître.
Ne croyez pas les mains sans les gants plus robustes que les autres.