La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Pauvre enfant ! il semble qu'elle soit une de ces "âmes que la nature a élevées trop haut, que la souffrance fait tomber trop bas."
La littérature ne console guère. Elle donne juste la douce illusion de l'amitié ressuscitée.
L'ambition ardente exile les plaisirs de la jeunesse pour gouverner seule.
La colère n'est qu'une course vers la justice.
Une jeunesse mobilisée est dangereuse, une jeunesse mobilisée est une puissance qui effraye même les bombes atomiques.
La fortune est comme les femmes : elle prodigue ses faveurs à la jeunesse et méprise les cheveux blancs.
On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage.
Chaque goutte de sève contient la plénitude de l'arbre entier.
Puissante est la souffrance quand elle est aussi volontaire que le péché !
Le désespoir vous permettra de faire des choses incroyables au nom de la survie.
La jeunesse n'aime pas les vaincus.
L'envie et la colère abrègent les jours.
Tout produit issu de l'élevage industriel est par définition inacceptable, tant ce système est générateur de souffrance pour les bêtes.
Le vrai trésor de l'homme est la vaste jeunesse Le reste de nos ans ne sont que des hivers.
Il suffit d'une rage de dents pour voir à quel point la souffrance est inutile, insupportable, destructrice.
La jeunesse ne doit pas être la variable d'ajustement de la crise. Mobilisons-nous pour l'apprentissage et les emplois d'été
La philosophie donne l'impression de s'occuper seulement de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l'impression de s'occuper seulement de fantaisies mais peut-être dit-elle la vérité.
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.
La beauté finit en laideur, le destin de la jeunesse est d'être flétrie, la vie n'est qu'un lent pourrissement, nous mourons chaque jour.
Selon que vous serez fou ou sage, vous composerez les rêves de votre vieillesse des regrets de votre jeunesse ou des espérances de l'éternité !
La jeunesse vraie, la seule, c'est d'aimer tout le monde sans distinction, cela seulement est vrai, cela seulement est jeune et nouveau.
Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
Savez-vous qui sont les critiques ? Les hommes qui ont échoué en littérature et en art.
C'est le métier de tout homme de parler de patience à ceux qui se tordent sous le poids de la souffrance ; mais nul n'a la vertu ni le pouvoir d'être si moral, quand il endure lui-même la pareille.
La colère donne de l'esprit aux hommes ternes, mais les laisse à leur pauvreté.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
Tous nos actes visent à écarter de nous la souffrance et la peur.
La vie sans poésie et la vie sans infini, c'est comme un paysage sans ciel : on y étouffe.