La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
On est tous coupable du malheur des autres, surtout des êtres qui vivent tout près de nous.
D'habitude, ce sont les filles qui séparent les bons amis. Un mec rencontre une coquine et elle met le zem. En désespoir de cause, le mec préfère demander une pause à son pote. Il dépose les armes. La meuf a gagné. Une amitié s'éteint.
La folie et le désespoir ! Qu'on me donne cela comme levier, et je ferai bouger le monde.
Le malheur des hommes est de se demander quoi tirer de l'existence, au lieu de donner quelque chose à la vie.
La résignation allège tous les maux sans remède.
Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
Sans le rêve, il n'y a pas de poésie possible. Et sans la poésie, il n'y a pas de vie supportable.
Le malheur est un grand maître, qui ploie le plus souvent sous son bras d'acier les caractères les plus intraitables.
Ovide a tort. C'est dans le malheur que tu compteras de nombreux amis. Être le confident du bonheur exige des vertus plus rares.
La jeunesse est anarchiste ; elle s'insurge contre ce qui est.
Si tu marches vite, tu attraperas le malheur, et si tu marches lentement, c'est le malheur qui t'attraperas.
Par la prose je m'exprime. Par le poème je m'extrapole.
- Connais tu le maître de la ville de Gongmen ? - Maître Rhino foudroyant ? - Oui. - Fils du légendaire Rhino volant ? - Oui. - Et pourfendeur des 10 000 Serpents de la vallée du Malheur ? - Il est mort. - Oh malheur !
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
Quant au bonheur, il n'a presqu'une seule utilité, rendre le malheur possible.
Le désespoir est parfois un inspirateur aussi puissant que le génie.
Le colon fait l'histoire. Sa vie est une épopée, une odyssée. Il est le commencement absolu : "Cette terre, c'est nous qui l'avons faites." Il est la cause continuée : "Si nous partons, tout est perdu, cette terre retournera au [...] ► Lire la suite
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
En littérature comme au billard, faire la série.
La jeunesse - tandis qu'on la traverse - c'est une éternité.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l'histoire.
Un jour, tout allait à la perfection et le lendemain, tout avait disparu - attrait, saveur, intérêt, contentement - tout. C'était l'un des moments en question, voyez-vous. Le souffle chlorotique de la fin de la jeunesse s'abattit sur moi et m'emporta.
La forte littérature primitive ne fait que l'éloge du faible.
Les peines de jeunesse sont comme les orages de printemps : de courte durée et vite dissipées.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
Une femme n'est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant.
Le malheur des gens qui ont beaucoup menti est que personne les croit lorsqu'ils disent la vérité.
L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement.