Pour discuter, il faut à priori accepter de se rendre aux raisons de l'autre, sinon aucune argumentation sérieuse n'est possible.
Par nature, j'ai horreur des mondanités. Je parle peu, sinon avec un groupe restreint d'amis qui sont surtout très proches de mon métier.
J'ai un très très mauvais caractère.
Mais tout change sans cesse en nous comme hors de nous ; même les paroles que je prononce en ce moment me changent.
Faut il plonger dans encore plus de chaos pour pouvoir espérer en sortir ?
L'indulgence est la compréhension des causes du mal.
Tout ce que je sais de la moralité, je l'ai appris du football.
Quand je fais ma collection, c'est en quelque sorte ma propre histoire.
Le pétard est la seule arme que le non violent que je suis tolère.
J'aimerais qu'un jour Ferré me téléphone de là-haut pour me dire: ''ça va p'tit gars? Tu sais, j'aime bien ta dernière chanson.
Choisir, c'est renoncer. Et je ne veux renoncer à rien.
C'est le vrai droit du jeu de tromper le trompeur.
Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d'autre aurait pu penser à un ballon ovale ?
L'homme descend du singe, mais certains descendent plus vite que d'autres.
C'est rusticité que de donner de mauvaise grâce : le plus fort et le plus pénible est de donner : que coûte-t-il d'y ajouter un sourire ?
Il y a trois temps qui déplaisent souverainement aux jardiniers : le temps sec, le temps pluvieux, le temps en général.
Il n'y a sans doute rien de plus émouvant dans une vie d'homme que la découverte fortuite de la perversion à laquelle il est voué.
L'amour qui naît subitement est le plus long à guérir.
Un piéton est un monsieur qui va chercher sa voiture.
Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose !
L'amour rend aveugle. L'amour doit rendre aveugle ! Il a sa propre lumière. Eblouissante.
Dieu : le non-être qui a le mieux réussi à faire parler de lui.
En parlant, on ne change jamais l'opinion des autres, on change quelquefois la sienne.
Qui donne sa parole légèrement, y manque de même.
Les idées sont comme les êtres vivants. Elles naissent, elles croissent, elles prolifèrent, elles sont confrontées à d'autres idées et elles finissent par mourir.
Courir après l'esprit, c'est encore la manière la plus fatigante de n'attraper que la sottise.
Si les Romains avaient dû d'abord apprendre le latin, ils n'auraient jamais eu le temps de conquérir le monde.
Le grand art, c'est toujours de l'érotisme camouflé.
Le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclaire.
S'il fallait se fier à ses poèmes pour savoir ce qu'un poète pense, on se ferait de drôles d'illusions.
Les enfants sont aussi vieux que le monde, il y en a qui rajeunissent en vieillissant, ce sont ceux qui ne croient plus à rien.
Pour le baiser nos narines et nos yeux sont aussi mal placés que nos lèvres mal faites.
La cuisine de l'Angleterre est à son image : entourée d'eau.
Notre civilisation accouche d'un monde nouveau, sur une longue durée et dans la douleur.
Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs.
Ce que Dieu, qui voit tout, doit s'amuser !
Remède. Agent thérapeutique qui guérit rarement le mal qu'on a mais donne à chaque instant un mal qu'on n'avait pas.
Nous-autres savants, c'est dans la nuit des temps que nous cherchons nos preuves.
Avec la radio, surtout la nuit, on peut encore faire rêver.
La vie c'est moins bien que la télé, parce qu'on ne peut pas changer de chaîne.
Superstition : ne jamais passer sous un chat noir !
Certains romans sont considérés comme des chefs-d'oeuvre : ils ne sont pourtant composés que de vingt-six lettres dans le désordre !
Dans certains théâtres d'essai, on serait tenté de prendre parfois la rampe de scène pour un garde-fou.
On en connaît même qui, parce qu'ils sont habillés en hommes de gauche, sont devenus ministres socialistes.
La pierre survit toujours à celui qui la cisèle, toujours à celui qui l'oublie.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
Si j'avais le malheur de ne voir dans le capital que l'avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu'un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste [...] ► Lire la suite
Je voudrais aujourd'hui écrire de beaux versAinsi que j'en lisais quand j'étais à l'écoleÇa me mettait parfois les rêves à l'enversIl est possible aussi que je sois un peu folle.
Au printemps lilas, roses et muguets,En été jasmins, oeillets et tilleulsRempliraient la nuit du grand parc où, seulsParfois, les rêveurs fuiraient les bruits gais.
Je suis rancunier en mal comme en bien : je n'oublie pas plus un coup de pied qu'un coup de main.