C'est une espèce de bonheur, de connaître jusqu'à quel point on doit être malheureux.
Chez certains députés, le sommeil est parfois ce qu'il y a de plus profond.
Les prétentions sont une source de peines, et l'époque du bonheur de la vie commence au moment où elles finissent.
Dieu tient-il tellement à ce que nous parlions de lui ? Ne préfère-t-il pas être un secret à une divulgation ?
Seules les bêtes font des petits sans les désirer.
Quand on est roi, que peut-il manquer ? D'être Dieu.
La vanité fait plus d'heureux que l'orgueil.
Nous préférons être battus sur nos idées qu'élus avec celles de nos adversaires.
On ne veut point perdre la vie, et on veut acquérir de la gloire.
On ne devient pas actrice, on naît actrice.
Il y a des boniches dans tous les milieux... c'est une mentalité, la boniche... ce n'est pas un état.
L'innocence ne temporise point, quand elle peut terrasser la calomnie ; l'imposture, au contraire, cherche toujours les subterfuges.
Il portait des lunettes noires, pour que tu ne vois pas les larmes dans ses yeux.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Trouver une composition qui peigne notre temps.
La possession de la richesse est tout, et justifie tout.
Soyez résolu à ne plus servir [ le tyran ], et vous voilà libre. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l'ébranliez, mais seulement que vous ne le souteniez plus ; alors, vous le verrez, tel un grand [...] ► Lire la suite
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
La rencontre avec l'autre se fait toujours dans un contexte de réticence et d'émerveillement. Le pire, c'est de rater la merveille par peur ou paresse...
Dans le langage sensuel, tous les esprits conversent entre eux, ils n'ont besoin d'aucun autre langage, car c'est le langage de la nature.
On dit toujours que quelqu'un exagère quand il décrit une injustice à des gens qui ne veulent pas en entendre parler
Le sourire est l'apanage de la maternité.
L'idée de voir tout le monde vêtu de la même manière n'est pas vraiment ma tasse de thé.
Car il faut que le mot passe afin que la phrase existe; il faut que le son s'éteigne afin que le sens demeure.
N'est-il pas clair que les tyrans, pour s'affermir, se sont efforcés d'habituer le peuple, non seulement à l'obéissance et à la servitude mais encore à leur dévotion ?
Lorsque vous êtes trop détendu, il n'est pas bon de créer.
J'ai souvent porté bonheur aux jeunes filles car la première avec qui j'ai travaillé s'appelle Sophie Marceau.
C'est important d'être humainement proche des gens pour lesquels vous écrivez.
Je suis ce qu'on appelle en anglais un care taker [« celui qui prend soin », ndlr].
Savez-vous que les chats ne peuvent pas porter de corsets? Ils ne peuvent pas supporter! Pas du tout! Ils tombent juste dessus. Je sais parce que j'ai essayé!
Poésie et musique sont les suprêmes, délices des choses. Elles sont le bouquet de toutes les connaissances.
J'ai revu un pote, il marche avec le froc baissé, il ma dit c'est plus pratique... Ah non j'donne pas son nom j'suis pas une donneuse... Jamel Debbouze oui !
À quelle distance exacte se tient un romancier? En marge de la vie pour la décrire, car si vous êtes plongé en elle - dans l'action - vous en avez une image confuse.
Si nous parlons la langue de l'adversaire, nous nourrissons leur propagande et leur mythologie.
On m'a souvent demandé de quel pays je viens, mais je suis né en France, j'écris en français, je rêve en français.
J'insiste sur l'importance des « humanités », qui, seules, pourront fournir du « sens » à la jeunesse qui en réclame.
Un ami m'a confié : "Penser... penser... j'en ai perdu l'habitude. Il y a vingt-cinq ans que je suis dans la police".
La cravate, c'est le passeport des cons.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
Tout soldat rencontré dans un lieu désert tourne aisément au bandit.
La vieillesse, c'est le temps où les anniversaires ne sont plus des fêtes.
L'infini ne peut guère conduire qu'à zéro et réciproquement.
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Laissez-leur prendre un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.
Pour avoir quelque autorité sur les hommes, il faut être distingué d'eux. Voilà pourquoi les magistrats et les prêtres ont des bonnets carrés.
Les gouvernants gouvernent l'Etat ; les technocrates, les gouvernants ; et la vanité les gouverne tous.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Le temps a ceci de singulier qu'il s'écoute.
La crainte de l'adjectif est le commencement du style.
Caressez longuement votre phrase et elle finira par sourire.