Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes.
Le devoir d'une fille est dans l'obéissance.
La servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer.
Moi je me suis suicidé en état de légitime défense.
Rien n'empêche tant d'être naturel que l'envie de le paraître.
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
Rien ne nous rend aussi grands qu'une paire d'échasses.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
Tout automobiliste ambitieux est un assassin avec préméditation.
Un milieu élégant est celui où l'opinion de chacun est faite de l'opinion des autres. Est-elle faite du contre-pied de l'opinion des autres ? C'est un milieu littéraire.
C'est drôle, les familles. Elles se veulent éternelles, et dans un sens elles le sont : on n'y change plus jamais de la vue qu'on y a des enfants, même quand ils grandissent.
L'ennui avec les honneurs, c'est que ça arrive en même temps que la première varice...
L'étude du temps est la plus utile de toute, elle nous enseigne le moyen d'en faire un bon usage.
Il y a des boniches dans tous les milieux... c'est une mentalité, la boniche... ce n'est pas un état.
Odeurs, couleurs, saveurs, Le même songe, Colombes dans l'ailleurs Du roucoulement.
Mlle Andray-Fairfax imagina, pendant que se lamentait la musique, un jeu de comparaison entre le public et le lustre, qui tourna, je dois le dire, tout à la gloire du lustre.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Une vie riche d'espérances, mais trop pauvre de réalités.
Quand un homme est devenu fameux, on lui compose des antécédents.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.
Le travail, désormais, décide dans le monde. La guerre elle-même pose, avant tout, des problèmes industriels, des problèmes dont l'industrie décide seule.
Un son ne doit jamais venir au secours d'une image, ni une image au secours d'un son.
Je t'avais dit qu'on voulait plus te revoir ! T'es con ou tu veux vraiment une avoine ?
Il n'y a pas d'amour mais que des preuves d'amour...
Tout ce que j'ai appris, je l'ai oublié. Le peu que je sais encore, je l'ai deviné.
Profiter et donner du plaisir, sans se blesser ni blesser les autres ; c'est la vraie morale.
Les sadiens sont des enfants qui jouent avec le feu.
Quand je finis très bien une chose, je commence une autre chose. Je n'aime pas arrêter. J'aime me prouver continuellement.
Tous les jours, je crée, c'est ma drogue, ma nourriture.
Sans moustache, j'ai l'air de ce que je suis, une vraie saloperie, un faux-derche sans lèvres.
J'ai revu un pote, il marche avec le froc baissé, il ma dit c'est plus pratique... Ah non j'donne pas son nom j'suis pas une donneuse... Jamel Debbouze oui !
Vas-y tiens le regard, tiens le regard ! Aller vas-y chiale maintenant.
Philosophe, tout homme l'est. Mais la plupart des humains sont des hommes collectifs, qui abdiquent en autrui la responsabilité de leur être.
Quand je suis face au pire des choix, j'évite le choix du pire.
La morale , c'est le goût de ce qui est pur et défie le temps : c'est le mépris du relâchement .
Qu'est ce qu'un amant ? C'est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir.
Si la prière ne change pas notre destin, elle change nos sentiments, utilité qui n'est pas moindre.
Le cimetière est un jardin où l'on vient apporter des fleurs une fois par an.
Quand on fait l'andouille, on finit toujours par être mangé...
Lorsqu'un homme crie : "Vive la Liberté !" il pense évidemment à la sienne.
La mythologie est un dictionnaire d'hiéroglyphes vivants.
L'envie qui parle et qui crie est toujours maladroite ; c'est l'envie qui se tait qu'on doit craindre.
Les ouvrages qu'un auteur fait avec plaisir sont souvent les meilleurs, comme les enfants de l'amour sont les plus beaux.
Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient les dupes les uns des autres.
L'amour plaît plus que le mariage, pour la raison que les romans sont plus amusants que l'histoire.
La crainte de l'adjectif est le commencement du style.
Un ensemble de préjugés et d'idées bornées ; voilà la patrie.
La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices.
Si tu ne trouves pas Dieu en toi, laisse-le où il se trouve.