Débauche. Cause de toutes les maladies des célibataires.
N'est-ce donc rien qu' une existence imaginaire ? Et les personnages mythiques ne sont-ils donc pas capables d'agir sur les hommes ?
Gond : limites du sang froid.
Les maux de l'imagination n'ont d'entrée dans l'esprit qu'autant que la faiblesse veut leur en donner.
Le public ne s'intéresse qu'aux succès qu'il n'estime pas.
Un humoriste est rarement bien remunéré. C'est sans doute parce qu'il est impayable.
Lire, c'est d'abord donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
L'histoire des sociétés modernes, c'est l'emprise progressive de l'heure exacte sur les vies humaines.
Une femme qui a trahi la foi conjugale est capable des plus grands crimes.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.
Ah monsieur d'Ormesson,Vous osez déclarerQu'un air de libertéFlottait sur SaïgonAvant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh.
L'amour n'est pas un lien, c'est une révélation.
Chacun parla d'amour ainsi qu'il l'entendit.Je dis ce que mon coeur, ce que mon mal me dit,Que celui aime peu, qui aime à la mesure.
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Le sexe, le genre et la sexualité ne prédéterminent pas un destin.
On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes.
Le politique est le lieu d'affrontement entre l'exigence morale et les nécessités extérieures.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
On m'appelait le boss. Je me prenais pour un roi. Mais je sentais que le costume était trop grand pour moi. Toujours cette timidité maladive...
La simple possession d'une arme à feu est, en soi, une envie de tuer, non seulement à dessein, mais par accident, par folie, par peur, par bravade.
L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'il est.
Chaque jour ma raison me le dit; Mais la raison ne règne pas en amour, vous savez.
La France était déjà confinée, mais elle ne le savait pas.
Je veux juste être heureux et paisible. Et ce n'est pas toujours le cas quand on est marié.
Le génie est personnel, décidé par le destin, mais il s'exprime à travers le système. Il n'y a pas d'oeuvre d'art sans système.
Je suis peut-être un peu plus calme mais Christian Audigier est toujours le même. Comme on dit en France, nul n'est prophète en son pays et j'ai essuyé trop de critiques. A force, c'est gonflant de se faire appeler le [...] ► Lire la suite
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
Citer quelqu'un est davantage un acte d'humilité que de vanité.
Tout grand écrivain frappe la prose à son effigie.
Quels gredins que les honnêtes gens !
Le chat ne pense pas ; pourtant il a l'air aussi profond que s'il pensait.
Trois puissances gouvernent les hommes : le fer, l'or et l'opinion ; et quand le despotisme a lui-même détruit cette dernière, il ne tarde pas à perdre les deux autres.
Faire de la lumière, pauvres gens, c'est plus difficile que de faire de l'or.
Les malheurs et les jumeaux ne viennent jamais seuls.
Demain tu seras un homme, et libre, à condition que tu ne retournes pas d'où l'éducation te détourne.
Laissez-leur prendre un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.
Combien avaient raison les Anciens qui n'avaient qu'un même dieu pour les marchands et les voleurs.
Je compterais plus sur le rôle d'un homme espérant une grande récompense que sur celui d'un homme l'ayant reçue.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
On n'aime plus lorsque les sacrifices coûtent ; on aime peu lorsqu'on s'aperçoit qu'on en fait.
C'est effrayant ce qu'on vieillit entre deux Expositions Universelles, surtout lorsqu'elles sont séparées par un laps considérable.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
Le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d'en empêcher l'abus.
Nous nous développons dans la sympathie, mais c'est en nous opposant que nous apprenons à nous connaître.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
Les vérités sont malades, les mensonges le sont aussi.
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
Les Anglais possèdent deux produits d'une exceptionnelle valeur : leurs tweeds et leurs silences.