Le pamphlet est l'arme de ceux qui ont découvert l'erreur, pas encore la vérité.
C'est le mal seul à dire vrai qui exige un effort, puisqu'il est contre la réalité.
Les vérités sont malades, les mensonges le sont aussi.
Il faut savoir résister au pessimisme des autres.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Ce qui est nécessaire n'est jamais ridicule.
L'horreur des bourgeois est bourgeoise.
Expliquer les événements à reculons. Nous sommes les singes de l'avenir.
Gond : limites du sang froid.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
On dit toujours que, lorsqu'un navire est sur le point de couler en pleine mer, les rats sentent le danger longtemps avant les hommes et se sauvent tous ensemble. Question : où peuvent-ils bien aller ?
Plus mon rang a d'éclat, plus l'affront est sanglant.
L'amour, ça tient du baromètre, ça peut descendre ou remonter.
L'histoire des sociétés modernes, c'est l'emprise progressive de l'heure exacte sur les vies humaines.
Les étiquettes divisent et les valeurs rassemblent.
L'innocence ne temporise point, quand elle peut terrasser la calomnie ; l'imposture, au contraire, cherche toujours les subterfuges.
Qu'un homme est insupportable quand il ennuie et qu'il est persuadé de plaire !
Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.
Ah monsieur d'Ormesson,Vous osez déclarerQu'un air de libertéFlottait sur SaïgonAvant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh.
Cela ne vaut pas la peine d'essayer de faire plaisir aux gens en se taisant ou en racontant ce qu'ils veulent entendre.
Les rues de Paris sont un distributeur à souvenirs.
La richesse est un épais matelas, elle amortit les chutes, permet de se relever.
Mieux vaut se faire arracher le coeur plutôt que trahir une promesse.
Il restait là, taciturne et triste comme sont les grands comiques, l'oreille fermée à toutes les trivialités qui bourdonnait à ses côtés.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
Le but de la vie est de vivre ; à développer tout ce que la vie contient en puissance.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
- Le terrorisme vise à paralyser une société par la peur.- Les terroristes amateurs font exploser des voitures. Les professionnels font grimper les chiffres du chômage.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Comme dit mon père : de nos jours, c'est l'horloge qui mène le monde, les aiguilles tournent plus vite qu'autrefois.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
L'écologie ne dénonce ni la compréhension ni la maîtrise de la nature, mais simplement l'utilisation de la technologie et de l'industrie lorsque ces dernières sont au service exclusif d'une espèce humaine spoliatrice et vorace, indifférente aux maux qu'elle occasionne.
Je marche dans l'antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter.
J'aime l'indépendance, j'aime créer mon propre monde, ne pas être dans un système. Il y a plus de possibilités je pense.
Me sauver, c était d abord être indépendante économiquement.
Ce qui m'intéresse dans Brice, ce n'est pas « Je t'ai cassé » ou « Salut, ça farte ? » que la presse a retenus, c'est ce personnage en attente sur sa planche sur une mer d'huile qui dit : « Le surf, c'est pas un sport, c'est un rêve. »
J'ai un respect profond pour le public.
Participer à la restauration d'une oeuvre, c'est développer avec elle une relation privilégiée
J'insiste sur l'importance des « humanités », qui, seules, pourront fournir du « sens » à la jeunesse qui en réclame.
L'ego est un truc de jeunesse.
Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu'un été trop long rétrécit entre leurs rives.
Les auteurs de recueils de citations sont comme ces gens qui mangent des cerises, qui commencent par les meilleures et qui finissent par les manger toutes.
Comme il n'est pas aisé de cacher le feu, il n'est pas facile de cacher l'amour.
Les ouvrages qu'un auteur fait avec plaisir sont souvent les meilleurs, comme les enfants de l'amour sont les plus beaux.
" On dit " et " peut-être " sont les deux huissiers de la médisance.
Il est malaisé de composer avec le monde sans se laisser décomposer par le monde.
Le devoir est une série d'acceptations.
Mon chien est athée : il ne croit plus en moi.
Quoique les personnes n'aient point d'intérêt à ce qu'elles disent, il ne faut pas conclure de là absolument qu'elles ne mentent point ; car il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.