Un médecin qui vous guérit par une ordonnance vous donne une rechute par sa note d'honoraires.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
Rien d'excellent ne se fait qu'à loisir.
Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
L'humanité fait un interminable discours dont chaque homme illustre est une idée.
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
Ne pas être occupé et ne pas exister c'est la même chose.
Il y a des silences Gros de silence. Ils s'écoutent.
Ecrire des chansons c'est comme l'amour ; plus on écrit, plus on doit écrire.
Une des raisons pour lesquelles les jeunes lisent de moins en moins, c'est l'inaptitude de l'écrit à se prêter aux pratiques du zapping.
Il faut écrire ses mémoires avant de ne plus en avoir.
Des cons y'en a autant chez les chaussons que chez les gens.
L'image est un accélérateur de violence, dans la mesure où elle affiche la somptuosité, la facilité du geste, y compris de celui qui donne la mort, mais aussi de l'argent.
On gagne à être connu. On perd à être trop connu.
Périodiquement je me perds de vue, comme une personne qu'on n'a pas rencontrée depuis longtemps.
Leur goût du travail, c'est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
La douleur est une chose que l'on n'a le droit d'infliger qu'à soi-même.
L'avenir est une tradition. Combien de temps se maintiendra-t-elle ?
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
Voici comme rien ne change, les pauvres enfants ne changent pas. Peut-être par pudeur, nous, on change par crainte de les choquer, par respect de cet enfant qui devient jeune fille et on se trompe, elles ont autant besoin de [...] ► Lire la suite
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
Voilà où en est arrivée la bourgeoisie française, cinq ans après la défaite de Hitler ! Et c'est en cela précisément que réside son châtiment historique : d'être condamnée, y revenant comme par vice, à remâcher le vomi de Hitler.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Moi je n'ai pas d'idée, j'ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d'idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide.
Du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'importe pas, c'était évident.
La vie n'a de sens que si on la vit avec une volonté, au moins à la limite de sa volonté.
Le costume porte un message extraordinaire.
Dès que tu as envie de faire quelque chose ou même de dire quelque chose, cette sincérité peut être prise comme de l'arrogance.
"France, mère des arts, des armes et des lois...", pourquoi veut-on toujours y brouiller les premiers avec les derniers?
La drogue est le nomadisme de l'exclu.
L'amour est un genre de suicide.
La vie peut être plus belle que ne la consentent les hommes. La sagesse n'est pas dans la raison, mais dans l'amour.
Vivre, c'est agir ; agir c'est produire ; produire, c'est tirer de soi quelque chose d'égal à soi.
Pour taper sur le ventre d'un colosse, il faut pouvoir s'y hausser.
Il est encore plus facile de juger de l'esprit d'un homme par ses questions que par ses réponses.
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Le réel n'est jamais ce qu'on pourrait croire, mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser.
Allez donc faire abandonner à l'homme de la rue une idée qu'il juge difficile à comprendre et qu'il croit avoir comprise.
Il n'est pas impossible qu'un homme n'aime qu'une femme dans sa vie : il suffit pour cela qu'il n'aime point les femmes.
La philosophie nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui.
L'art de détacher de soi un être est infiniment plus difficile que l'art de se faire aimer.
La vérité est toujours servie par les grands esprits, même s'ils la combattent.
Les hommes qui disent qu'ils dorment comme des enfants n'en ont certainement jamais eu.
C'est une grande difformité dans la nature qu'un vieillard amoureux.
Il y a autant de manières d'être heureux qu'il y a d'individus.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
Les amis, il faut les voir un par un avec l'éternité devant soi à chaque fois.