L'insécurité est une invention des serruriers.
On passe très souvent à l'ennemi pour fuir ses amis !
Il y a ceux qui me croient plus jeune ; il y a ceux qui m'espèrent plus vieux. Aussi je ne dis jamais mon âge de crainte de décevoir les uns et les autres.
La biographie ajoute une crainte à la mort.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
Il y a des gens qui craignent si fort l'ennui que la seule crainte de l'éprouver en devient un ennui.
Le fondement ultime de tout cet ordre économique placé sous le signe de la liberté est, en effet, la violence structurale du chômage, de la précarité et de la menace de licenciement qu'elle implique : la condition du fonctionnement « [...] â–º Lire la suite
La crainte de l'immortalité pourrait être le meilleur remède à la peur de la mort.
A quoi bon fuir ? Oui, à quoi bon ? Puisque nul ne peut se quitter lui-même. Toute la sagesse de vivre tient là-dedans : savoir qu'il faut en sortir mais qu'on ne peut pas partir...
La politique, c'est le présent désincarné ; elle ne tient compte ni du passé, ni de l'avenir, c'est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
Les êtres cachés et fuyants oublient de fuir quand le poète les appelle par leur vrai nom.
Le règne de la nuit ne connaît ni temps ni espace.
Qu'on ne mette pas la crainte chez l'homme, qu'on lui procure une vie au sein de la paix, et que l'on obtienne qu'il donne volontiers ce qu'on lui prenait en l'effrayant.
Je connais bien le sentiment de tristesse qu'inspire la précarité de toute chose, je l'éprouve à chaque fois qu'une fleur se fane. Mais il s'agit là d'une tristesse sans désespoir.
La crainte de perdre engendre les mêmes passions que celle d'acquérir, car les hommes ne tiennent pour assuré ce qu'ils possèdent que s'ils y ajoutent encore.
À présent, je soupçonne que, tout comme les cerfs vivent dans la peur mortelle des loups, une montagne vit dans la crainte mortelle des cerfs. Et peut-être à plus juste titre, car si un cerf tué par des loups peut [...] â–º Lire la suite
Faire le bien sans chercher de récompense ; fuir le mal sans craindre le châtiment : homme rare sous le ciel.
L'homme s'ennuie du bien, cherche le mieux, trouve le mal et s'y soumet, crainte du pire.
Étrange que notre nature possède à la fois la possibilité de l'éveil et la crainte de s'y donner.
La crainte et l'espérance se partagent la vie ; le plaisir et la douleur n'occupent que des moments.
L'intérêt et la crainte sont les principes de la société et toute la morale consiste à vivre selon notre bon plaisir.
Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
N'y a-t-il pas de mort plus belle, mes frères, que d'affronter sa crainte dans les yeux, que de retourner vers les traces de son père ? Il est temple de son dieu.
Où règne la femme, le diable est premier ministre.
Les autos ont remplacé les fiacres, et les camions, les charrettes à foin ; mais aucune invention n'a remplacé l'homme lui-même.
Le bonheur est éphémère, il passe sans s'arrêter, il s'attarde parfois, l'espace d'une illusion, mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder. Il est si fragile, si vulnérable, il suffit de trois fois rien pour l'effrayer, le voir fuir à jamais.
Quand on vit dans une énorme insécurité politique et économique, la question de l'identité est très importante. Et l'identité, la culture et l'art sont liés.
La justice, c'est une invention de ceux qui ont de la chance.
L'irresponsabilité aggrave les fautes.
Quiconque court après la grandeur voit la grandeur le fuir ; quiconque fuit la grandeur, voit la grandeur courir après lui.
Beaucoup de gens aiment vous tromper et dire que vous n'êtes pas intelligent si vous n'êtes jamais allé au collège, mais le bon sens règne sur tout. C'est ce que j'ai appris en vendant du crack.