Pour Dieu, l'imaginaire c'est une vue de l'esprit. La fiction ça le dépasse !
La haute tragédie est l'école des grands hommes ; elle doit être celle des rois et des peuples ; c'est le point le plus élevé auquel un poète puisse parvenir.
La protection de l'animal, c'est au fond le même combat que la protection de l'homme.
Sous toute douceur charnelle un peu profonde, il y a la permanence d'un danger.
Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez, il faudrait sur le champ que je l'amputasse !
L'art, c'est ce qui résiste : il résiste à la mort, à la servitude, à l'infamie, à la honte.
Le pouvoir, sans le consentement de ceux sur lesquels il est exercé, est une duperie qui jamais ne dure longtemps, un équilibre éminemment fragile entre la peur et la révolte, et qui se rompt d'un coup quand suffisamment d'hommes prennent ensemble conscience de partager le même état d'esprit.
Les nouveaux amis que nous nous faisons après avoir atteint un certain âge et par qui nous voudrions remplacer ceux que nous avons perdus sont à nos anciens amis ce que les yeux de verre, les fausses dents et les [...] ► Lire la suite
J'ai fait des vêtements parce que je cherchais quelque chose qui n'existait pas. J'ai dû essayer de créer mon propre monde.
Vous savez, c'est la vie qui est juste et l'architecte qui a tort.
Faire l'amour est un plaisir, un appétit, un besoin, un amusement, et non pas un devoir.
La mémoire est l'intelligence des sots.
L'homme est incapable de choix et qu'il agit toujours cédant à la tentation la plus forte.
Les médisants ressemblent aux malheureux qui n'ont pas eu leur part d'événements et doivent mener aux dépens de leurs voisins une existence parasitaire.
L'amour est avant tout le don de soi-même.
La sincérité est un calcul comme un autre.
Qu'une vie est heureuse quand elle commence par l'amour et finit par l'ambition. Si j'avais à en choisir une, je prendrais celle-ci.
Qu'il faut donc aimer quelqu'un pour le préférer à son absence !
En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
Qu'est-ce qu'un sot ? Peut-être ce n'est qu'un esprit peu exigeant qui se contente de peu. Un sot serait-il un sage.
Philosopher en vers, ce fut, et c'est encore, vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dame.
Les préjugés, ami, sont les rois du vulgaire.
La démocratie, cela ne consiste pas à s'unir, comme l'annoncent sans cesse les conservateurs attardés. C'est au contraire l'art de se diviser.
La bonne foi ne sert qu'à se tromper soi-même.
Le désir est inextinguible.
Si vous cassez un bout de bois en deux, il y a encore deux bouts à chaque bout.
Le contraire de la "gauche caviar", la "droite sardine à l'huile", n'existe pas.
De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d'une arme de survie.
Si l'administration travaillait dans le bâtiment, elle aurait les doigts pris dans le béton.
La femme est un danger quand on n'en aime qu'une.
Les langues ont toujours du venin à répandre.
Il y a des femmes qui se jettent à votre cou comme elles se lancent à la tête d'un cheval... Pour vous faire croire que vous êtes emballé.
Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent.
Le renoncement est le fruit de tout apprentissage.
Le besoin de créer est dans l'âme comme le besoin de manger dans le corps.
La succession de chercheurs est comparable à un seul homme qui apprend indéfiniment.
S'il n'est pas permis de vivre très vieux, qu'on nous laisse au moins naître plus tôt.
Il y a ceux qui ont peur de la vie et ceux qui ont peur de la mort. En fait ce sont les mêmes...
La jeunesse une fois passée, il est rare que l'on reste confiné dans l'insolence.
En politique, le monde est blanc ou noir. Il n'y a aucune place pour l'ambiguïté, la contradiction, le paradoxe.
Dire que le Monde est absurde revient à dire qu'il est inconciliable à la raison humaine.
Les sciences humaines ne savent pas qu'elles sont inhumaines, non seulement à désintégrer ce qui est naturellement intégré, mais à ne retenir que le quantitatif et le déterministe.
L'amour est un combat perdu d'avance.
On s'explique mal que nombre de gens aiment mieux prêter de l'argent, au risque de le perdre, que rembourser celui qu'ils doivent.
Plus fort, plus haut, plus vite.
L'instruction doit être la même pour les femmes et pour les hommes.
Il est infiniment plus facile de prendre position pour ou contre une idée, une valeur, une personne, une institution ou une situation, que d'analyser ce qu'elle est en vérité, dans tout sa complexité.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Souvent l'amour guide les pas, mais l'manque d'argent tue les âmes, l'espoir s'enfuit dans la fumée noire.