C'est de toi que j'attends toute ma force, toute ma vertu, toute mon audace, tout mon mépris de la mort.
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
Il est préférable de mourir en route pour un idéal trop élevé que de ne pas partir du tout.
La perspective certaine de la mort pourrait mêler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d'insouciance - mais, âmes bizarres d'apothicaires, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie toute entière !
Bienheureux celui qui, ayant appris à triompher de toutes les passions, met son énergie dans l'accomplissement des tâches qu'impose la vie sans s'inquiéter du résultat.
Vous êtes ce que vous êtes censé être. Danse comme si personne ne regardait. L'amour comme si c'était tout ce que vous savez. Rêve comme si tu allais vivre pour toujours. Vivre comme si vous allez mourir aujourd'hui.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Les raisons qui font naître ou mourir les sentiments sont souvent les mêmes.
L'homme est inconsolable parce qu'il sait qu'il va mourir dans peu de temps, la femme est inconsolable parce quelle sait qu'elle est née il y a longtemps.
Cinquante ans sans guerre c'est long. Pas pour les militaires qui préfèrent mourir dans leur lit mais pour les industriels et pour les maçons.
La vie du loup est la mort du mouton.
Et nos deux âmes s'étreignirent de toute la force de nos bras.
Combien d'années faudra t-il à l'esclave Avant d'avoir sa liberté, Combien de temps un soldat est-il brave Avant de mourir oublié ? Combien de mers franchira la colombe Avant que nous vivions en paix ?
Mieux vaut être couard une minute que mort tout le reste de la vie.
La désillusion complète m'a conduit à l'immobilité absolue. N'étant plus dupe de rien, je suis mort de fait.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Le plus terrible c'est que je vais mourir seul, tu ne seras pas là pour me rassurer, me tenir la main, me fermer les yeux.
L'esprit préexiste à la matière. L'esprit habite chaque atome, chaque particule. L'esprit est la partition de l'univers. La force immatérielle qui forge la réalité concrète.
Il n'y a pas d'homme qui puisse être, à lui tout seul, aussi méprisable qu'un corps. Il n'y a point de corps qui puisse être aussi méprisable que le public.
Je revendique le dépassement politique. S'entourer de femmes et d'hommes qui viennent de gauche, de droite, de la société civile. C'est ça la force de notre pays.
L'homme est forcé de faire ; la femme peut se contenter d'être.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est désagréable.
Quand la force matérielle augmente, l'esprit de conquête s'affaiblit, ou disparaît complètement, l'élan vital s'épuise, l'intransigeance héroïque fait place à l'opportunisme.
L'amour demeure la seule force qui transforme un individu en un être extraordinaire et irremplaçable. La seule chose pour laquelle il vaille la peine de vivre et de souffrir.
La mort est le berceau de la vie.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
C'est une grande force pour une phrase que le fait de sentir ou de ne pas sentir un homme derrière elle.
C'est une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire.
Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?
A force de faire semblant d'être amoureux, on le devient pour de vrai.
Et dans les abattoirs Où l'on traîne les boeufs La mort ne vaut guère mieux Qu'aux arènes le soir.