En France, on exhibe des farceurs étrangers, et à l'étranger, des farceurs français !
Bon droit a besoin d'aide.
Avec tout ce qu'on nous dit sur la viande, pour continuer à en manger aujourd'hui, faut vraiment être boucher !
On n'a rien à perdre quand on aime personne.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Il faut être économe de son mépris, étant donné le grand nombre des nécessiteux.
Ne rien faire de spécial, ça a l'air simple mais c'est beaucoup plus compliqué que faire quelque chose de spécial, même difficile.
Le mondain, le casanier, le sauvage : n'est-ce pas la tripartition même du désir social ?
Le moment le plus dangereux vient avec la victoire.
Le scientifique n'étudie pas la nature car elle est utile; il l'étudie parce qu'il y prend plaisir.
Cohen, il a dit que j'avais un cerveau malade, alors tu vois, quand j'entends parler Patrick Cohen, je me dis les chambres à gaz... Dommage !
On ne revient jamais vraiment d'Auschwitz.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air.
Le travail, ça salit, ça fatigue et ça déshonore.
Mieux vaut manger derrière le lion qu'après le chacal.
On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d'une aile de papillon, n'est-ce-pas ?
La justice, c'est l'injustice équitablement partagée.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Les vrais grands écrivains sont ceux dont la pensée occupe tous les recoins de leur style.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Il y a deux sortes d'abus : ceux qui naissent de la logique d'un régime, et ceux qui naissent de son incohérence.
Ceux qui ont le don de la parole et qui sont orateurs ont en main un grand instrument de charlatanisme : heureux s'ils n'en abusent pas.
La science du médecin est de découvrir chez un patient un mal dont tous les deux puissent vivre.
Les pianos, c'est comme les chèques : ça ne fait plaisir qu'à ceux qui les touchent.
Un ivrogne disait : De la naissance à la mort, la route est bien courte. Je la prolonge en zigzaguant.
Rien c'est bien mieux, rien C'est bien mieux que tout.
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive qu'on mente un peu.
Les biographes ne connaissent pas la vie sexuelle de leur propre épouse, mais ils croient connaître celle de Stendhal ou de Faulkner.
Sans doute on a des enfants quand on en veut, mais en a-t-on quand on préfère n'en pas avoir, ou quand il serait dangereux qu'on en eût ?
La neige n'est plus un don du ciel. Elle tombe exactement aux endroits marqués par les stations d'hiver.
Vieillir, c'est savoir perdre.
L'amour est-il, comme on le prétend, la purification de l'instinct ou, au contraire, sa perversion ?
Aimer sans doute est le possible le plus lointain.
Dès l'époque secondaire, les mollusques construisaient leur coquille en suivant les leçons de géométrie transcendante.
Flatter la veulerie, lécher les mous : voilà désormais tout ce qu'on attend de la culture écrite.
Quand on aime on a tort, on est stupide, on est sourd.
Le théâtre tragique a le grand inconvénient moral de mettre trop d'importance à la vie et à la mort.
L'oeuvre est plus complète quand on n'en retranche point tout le faible et le mauvais.
Je me transforme un peu en Hitler mais en aucun cas un groupe ne peut être démocratique. Un groupe, c'est bidon, ça n'existe pas. Il y a toujours une ou deux personnes et des satellites autour, ce qui ne retire en rien leur talent.
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.
Le monde est amoral ; parler de morale, c'est vouloir que rien ne change.
Je twisterai les mots, s'il fallait les twister pour que les enfants demain sachent qui vous étiez.
Il y a deux Midi. Le Midi bourgeois, le Midi paysan. L'un est comique, l'autre est splendide. Tartarin et l'Arlésienne sont des échantillons de ces deux Midi si différents.
L'industrialisation avait très vite imposé ses contraintes - tâches mécaniques, routinières et parcellaires - et les travailleurs étaient dépossédés de tout contrôle sur l'organisation et les résultats de leur travail.
Stanley Kubrick doit continuer à filmer des personnages qui existent, et non idées qui n'existent plus que dans les tiroirs de vieux scénaristes croyant que le cinéma, c'est le septième art.
Peu d'amitiés subsisteraient si chacun savait ce que son ami dit de lui.
Par la logique de sanction, de bras de fer ou d'exigence d'allégeance, nous ne ferons que pousser certains pays en équilibre fragile vers la radicalisation et l'instabilité.
Aucune vertu ne peut se loger dans la haîne.