Il n'y a qu'un moyen d'être libre : mépriser tout ce qui ne dépend pas de nous.
Les écrivains doivent connaître la grammaire comme les escrocs le code.
Il ne faut jamais faire de confidences, cela abîme les sentiments.
C'est le propre des êtres vivants de faire aimer la vie, même sous la forme d'une équation du second degré, mais la vitalité n'a jamais été inscrite au programme des écoles.
Il y a une personne avec qui nous n'arriverons jamais à être complètement sincères, nous-mêmes.
Les hommes sont volages. Bien folle est qui s'y fie.
Les après-guerre sont faites pour enterrer les morts et trouver quelques belles phrases.
La vérité jette, lorsqu'elle est à un certain carat, une manière d'éclat auquel l'on ne peut résister...
Qui veut tout retenir laisse tout échapper.
L'amour, c'était agréable pour l'homme tant que les femmes ne savaient pas que c'était agréable.
Aujourd'hui, je vais regarder le temps par la fenêtre.
Chacun a raison en manies amoureuses, puisque l'amour est essentiellement la passion de la déraison.
L'homme de bien se garde avec soin de faire des mensonges ; l'homme sage d'en dire.
L'amour est inventif et rien ne le décourage.
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
Les gazogènes sont emplis du bourdonnement de plusieurs milliards de papillons qui attendent en battant des ailes le moment d'être livrés à la consommation. Le ciel d'encre et de buvard pèse sur ce tableau.
L'emprise de sa parole enflammée était irréfragable.
La pureté nécessaire pour fréquenter les sacrements de Jésus-Christ.
Cette fuite se dirigeant vers le sommet (qu'est, dominant les empires eux-mêmes, la composition du savoir) n'est que l'un des parcours du labyrinthe. Mais ce parcours qu'il nous faut suivre de leurre en leurre, à la recherche de l'être, nous ne pouvons l'éviter d'aucune façon.
Plus le pouvoir tend à s'exercer de manière souveraine, absolue, plus il est hanté par une violence interne autodestructrice.
On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc.
Le passé ne doit pas durer sauf dans l'oubli.
Enfin, si les gens en ont assez d'être bien portants, et s'ils veulent s'offrir le luxe d'être malades, ils auraient tort de se gêner. C'est d'ailleurs tout bénéfice pour le médecin.
Il y a des moments où très peu de vérité suffirait à façonner l'opinion. On pourrait être détesté à un coût extrêmement bas.
Ivre morte pour la patrie.
Ma mémoire est surmenée par ces longs débats.
Je me réfugie dans une honnête médiocrité.
Une des marques d'un esprit médiocre est de toujours raconter des histoires.
Les acteurs sont toujours à la recherche de nouveaux territoires, et jouer une figure africaine serait vraiment un grand symbole pour moi en raison de mes racines sénégalaises. Cela rendrait mes parents fiers, alors bien sûr que je le ferais.
Je crois n'avoir jamais ressenti de manière aussi forte combien un romancier est aveugle vis-à-vis de ses propres livres.
C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
Une chanson est une émotion plus une équation
L'animal, c'est de l'ombre errant dans les ténèbres ; On ne sait s'il écoute, on ne sait s'il entend ; Il a des cris hagards, il a des yeux funèbres ; Une affirmation sublime en sort pourtant.
Son chapelet fait un bruit d'enfer.
Sa raison de commettre le crime, c'est précisément de le commettre sans raison.
L'amour conjugal se conserve avec un grain de haine.
On n'est pas un homme quand on n'aime que soi.
Un jaloux trouve toujours plus qu'il ne cherche.
L'esprit sert à tout, mais il ne mène à rien.
Les partis ne posent de questions qu'au gouvernement. A eux-mêmes, jamais.
J'ai toujours été intact de Dieu.
Le public, c'est les autres.
Globalisons les luttes pour globaliser l'espoir !
J'ai toujours voyagé, j'ai toujours été un citoyen du monde, je ne suis pas quelqu'un qui s'installe, je suis quelqu'un qui passe.
Je n'ai pas les moyens de quitter notre pays, je ne le pourrais pas d'ailleurs, tant je suis intensément français, mais il m'arrive tout de même de rêver que vivre en autarcie dans ma Bigorre serait une solution, loin d'un État qui accumule les conneries, les jalousies de clan.
Puis, las d'amour, levant les yeux languissamment,Nous avons eu tous deux un long tressaillementSous la sérénité du rayon planétaire.
Tout ce qui est réel est vrai, par définition, mais certaines perceptions du réel ont une plus grande teneur en vérité que d'autres, et ce ne sont pas les plus optimistes. Je pense par exemple que cette teneur en vérité est plus élevée chez Dostoïevski que chez le Dalaï-lama.
Un sauveur pauvre, un sauveur abject et humilié, un sauveur souffrant et pénitent.
Dans l'air qui fleurit de l'entendre rire,Marche un vieux cheval couleur de chemin,Connais à son pas la mort qui m'inspireEt qui vient sans moi demander sa main.
Quelle est l'arithmétique du sentiment? Un et un font un.