Si on portait ses chaussures à la main plutôt qu'aux pieds, elles s'useraient moins vite.
Des nouvelles du sexe : on enregistre un net durcissement de la situation.
L'absence de finalité donnée à la vie est devenue une condition de l'action.
Un blessé de guerre n'est jamais un infirme. Il n'a pas perdu son bras ; il l'a donné.
Une grande partie de l'humanité est encore illettrée ; elle n'en est pas moins humaine.
Le courrier, c'est un coup de téléphone qui part à pied.
Le meilleur arrosage pour la terre, c'est d'abord la sueur de l'homme.
Il n'y a malheureusement pas de remède de bonne femme contre les mauvaises.
Un artiste ne gagne jamais d'argent par son art, mais par ce qu'il sait mettre à côté.
Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?
Et la larme de l'oeil rit du bruit de la bouche.
Ecrire, c'est très dur, avec de grandes fenêtres de joie.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Jeunesse, n'oublie pas qu'ils avaient ton âge, ceux qui tombèrent pour que tu naisses libre. Et n'oublie pas que la liberté ne mourra jamais tant qu'il y aura des hommes et des femmes capables de mourir pour elle.
D'instant en instant,Germe le temps qui me tisse,File le temps qui me traque,S'écourte le temps qui me fuit.
Ne jamais un seul instant mentir à sa conscience, ne jamais peindre, fut-ce grand comme la main, dans le seul but de plaire à quelqu'un ou de vendre plus facilement.
Il ne suffit pas de s'indigner, il faut s'engager.
Il faut faire des efforts pour aller vers le bonheur, s'oublier et avoir toujours de l'optimisme.
Jeunesse ! sois humaine, sois généreuse. Si même nous nous trompons, sois avec nous, lorsque nous disons qu'un innocent subit une peine effroyable, et que notre coeur révolté s'en brise d'angoisse.
Quand l'amour est éteint, rien ne le rallume.
On peint avec le coeur et la tête plus qu'avec les mains.
J'aime bien les Arabes parce que, quand ils n'ont pas de travail, ils en profitent pour ne rien faire, ce qui fait qu'ils ne perdent jamais bêtement leur temps.
La Méditerranée est une sorte de Gange, où les nombrils vont en pèlerinage.
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point Dieu est timide ! Il ne parle pas, il chuchote. Il ne touche pas, il frôle. Il n'étreint pas, il effleure.
Quand un gouvernement se trompe, il n'a qu'une solution : persévérer dans l'erreur.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.
La ville est le seul être vivant capable de rajeunir vraiment.
Une femme sans beauté ne connaît que la moitié de la vie.
Il y a quatre femmes pour un homme sur terre. Qui a piqué ma part ?
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Toute l'histoire repose, en dernière instance, sur le corps humain.
Le rôle du poète, choisir des voix qui se poseront là, et viendront éclater les murs et sortir et continuer au dehors du théâtre.
Dans un objet où la nature Aura mis de beaux traits et la vive peinture Tous ces dons pourront moins pour rendre un coeur sensible Qu'un seul agrément invisible.
La vie d'artiste est un bagne secret.
Rien n'est plus humiliant que de ne pas trouver de réponse cinglante à une attaque cinglante.
Maint fou ne peut plus éteindre le feu qu'il a allumé lui-même.
Tes destins sont d'un homme, et tes voeux sont d'un Dieu.
Les lois, les fiscalités, les coutumes, les langues sont différentes. L'Euro, c'est désormais le plus petit dénominateur commun de l'Europe.
Ne me suis point, si ton coeur en a larmes Prévoit qu'il ne pourra commander à tes larmes.
Une fille mère n'enfante pas de fille à papa !
L'amour-propre ne meurt jamais qu'avec notre corps.
J'appelle bourgeois quiconque pense bassement.
L'homme est pleinement homme dans le citoyen.
La France n'est jamais aussi prête au sursaut que lorsqu'on la croit sur le déclin.
Parler avec les gens n'est pas toujours inutile, ça permet de penser à autre chose pendant ce temps-là.
Et puis un soir, dans mon miroirJe verrai bien la fin du cheminPas une fleur et pas de pleursAu moment de l'adieu.
Ces étoiles, c' étaient des doux yeux qui regardaient dans cette nuit profonde, au milieu du silence absolu de l' espace.
Vivre, c'est aller vers la mort en la combattant.
Je me suis gardé de faire de la vérité une idole, préférant lui laisser son nom plus humble d'exactitude.
La mode me dépasse. Mon imaginaire dépasse les limites normales et m'entraîne où je ne voudrais pas aller.