Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
La solitude est comparable à une lampe qui baisse.
La marche n'est ressentie que par les infirmes et la pensée par les fous.
Il faut parler quand on est sûr.
Il y a des personnes à qui les défauts siéent bien, et d'autres qui sont disgraciées avec leurs bonnes qualités.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
Qu'on ne sache jamais ce que l'on doit dire, et que l'on sache pourtant bien ce qu'on dit.
Il y a des femmes qui entre l'église et la mairie ont déjà un naturel de veuve.
En Occident, l'on vit exaspéré et l'on meurt désespéré.
Parmi ceux qui lisent, il y en a vingt qui lisent des romans, contre un qui étudie la philosophie. Le nombre de ceux qui pensent est excessivement petit, et ceux-là ne s'avisent pas de troubler le monde.
La drogue, c'est une catastrophe. Y'en a plus.
Ce n'est pas la peine de dissimuler : les jugements de nez sont toujours réciproques.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu'entre les mains du talent.
Le progrès... ça n'existe pas. Je suis contre.
Des qualités trop supérieures rendent souvent un homme moins propre à la société. On ne va pas au marché avec des lingots ; on y va avec de l'argent ou de la petite monnaie.
Enlevé l'or des blés, il reste l'argent des éteules.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
La vie c'est surtout des moments de brouillons, de ratures, de blancs.
Ces petites choses qui n'ont l'air de rien produisent de grands effets puisqu'elles vous mettent en paix avec vous-même et vous rendent votre liberté d'esprit.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
C'est le propre de jeune homme d'être amoureux et non pas d'un vieillard.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
La seule révolution possible, c'est essayer de s'améliorer soi-même... en espérant que les autres fassent la même démarche.
On fait une certaine concession sur le plan du lisible, parce qu'on veut faire passer des choses qui vous paraissent importantes.
Entendez-vous dans vos campagnes, mugir le féroce Baudouin ! Debout les damnés de la tête ! Du passé faisons table mise, mangeons la vie tant qu'elle est chaude !
Entre vrais risques et fausses peurs, mieux vaut consommer sainement, fuir le confinement et aérer tous les jours sa maison.
Vous parlez toujours de ma tête, Monsieur l'avocat général. Je regrette de n'en avoir pas plusieurs à vous offrir !
Rassurez-vous, chère âme ! Il y a toujours de la lumière derrière les nuages.
Chaque jour ma raison me le dit; Mais la raison ne règne pas en amour, vous savez.
Tout le monde est une star, donc, personne n'est une star.
Creuse en toi des appétits car c'est dans la mesure où tu sera insatisfait que tu trouveras satisfaction.
Le destin n'aime pas qu'on embrouille son fil.
On n'aime pas s'mélanger, on est grave démodés.
J'ai beaucoup appris depuis que je vais à l'étranger. Il faut s'ouvrir sur le monde.
Je me suis empêchée de parler de mes parents toute ma vie, j'ai aujourd'hui un plaisir fou de parler d'eux.
Sans moustache, j'ai l'air de ce que je suis, une vraie saloperie, un faux-derche sans lèvres.
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
La seule limite à la caricature est celle que je me fixe, par rapport à ma propre morale, avec un grand ou un petit «m», je ne sais pas.
Il y a plein de domaines où il vaut mieux la fermer parce que c'est ce qui correspond le mieux à la pensée commune.
Un père, lorsqu'il transmet, a le souffle éternel. Les lumières s'incarnent dans ses yeux. Lorsqu'il parle à son enfant, la flamme de l'Histoire ne s'éteint pas, mais s'allume et l'anime.
A partir d'un certain âge, on est moins un homme d'influence en raison du poste qu'on occupe qu'en raison des postes occupés par des amis de jeunesse.
Nous nous sentons haussé par la louange, d'aussi bas qu'elle vienne.
Chacun dit du bien de son coeur et personne n'en ose dire de son esprit.
Faire de la lumière, pauvres gens, c'est plus difficile que de faire de l'or.
L'homme recommence toujours tout, même dans sa propre vie.
Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes.
Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients ; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède.
Laissez-leur prendre un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.