Que resterait-il de l'histoire du monde, si l'on n'admettait que l'erreur fait partie de la réalité ?
Les discours ressemblent aux courses cyclistes qui se gagnent dans les derniers mètres.
Les prostituées sont souvent, après les religieuses, nos meilleures patriotes.
Ce sont les affections qui nous excitent à réfléchir.
Toute agitation n'est pas action.
En vingt-sept ans, j'ai bu pour trois siècles.
Je souhaite qu'on me délivre des livres...
Vivre, c'est agir.
Après quoi il fit jour ; et le soleil Jeta de toutes parts ses milliers de flèches.
Qui que vous soyez, inconnu ou célèbre, faible ou puissant, vous détenez une part égale du destin de notre pays.
Il me vient cette pensée affreuse que j'ai renoncé au paradis et que je suis en train de piétiner aux portes de l'enfer.
Tu me demandes un conseil ; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé ; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne.
L'homme est fait pour la femme. La femme est faite pour l'homme... surtout en province, où il n'y a pas de distraction.
Etourdissons-nous avec le bruit de la plume et buvons de l'encre. Cela grise mieux que le vin.
Sans y prêter attention, comme l'oreille s'habitue à un tic-tac d'horloge, on entend le canon. Quand ce sont les 75 de la gare qui tirent, on dirait que leur miaulement traverse la place.
Il y a des batailles aériennes d'ondes qui... tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
L'expérience et la sagesse sont boiteuses à courir après la folie et l'imprévoyance.
Et pourtant c'eût été si bon, au milieu de tant de deuils et de tristesse, d'avoir un peu d'amour pour se chauffer le coeur!
L'absence est une charmeresse, l'absence est une bonne déesse, l'absence est une fée ! Qu'elle touche un de nous du bout magique de sa baguette, le voilà soudain enveloppé d'un nuage rose, un cercle d'or au front, des étoiles dans chaque main... Oui, l'absence embellit tout...
Le public humain est le véritable auteur du langage, comme son vrai conservateur.
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
Se méfier des gens qui promettent des millions et dont on est forcé de régler les consommations.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
Un chien ça aboie, ça ne parle pas...
La convention citoyenne, j'ai trouvé ça formidable. Vous avez des gens d'une humilité totale, qui passent leur temps à s'excuser d'être là, et qui ont sorti des mesures extraordinaires. Je crois beaucoup à l'individu, on peut parler à un supporter du PSG, c'est dur de parler à un stade.
La nature est un lieu de détente, mais cela ne veut pas dire qu'il faut appuyer sur cette dernière. Les chasseurs font une erreur d'interprétation.
Notre esprit est capable de vagabonder dans le temps, mais pas notre corps. Le corps, lui, est toujours dans le présent...
Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux.
Je ne vois que mon objectif - les obstacles doivent céder.
Les journalistes avaient l'habitude de préférer le spectaculaire à l'objectivité.
Dieu est avare et ne permet qu'aucune créature soit allumée, sans qu'un peu d'impureté s'y consume, la sienne ou celle qui l'entoure.
La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J'ai un futur sympathique jusqu'au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s'arrêtera !
Le CSA doit-il dire aux journalistes ce qu'ils doivent diffuser ou pas ?
Mieux vaut être accro aux chaussures qu'autre chose.
Je comprends que cette cour peut vous paraître petite, mais elle est en réalité agrandie par un règlement adroit.
La deuxième vague est là. Nos services de réanimation sont sous pression. Sans mobilisation collective, ils seront rapidement saturés. Préserver notre système de santé et nos soignants, protéger les Français : tel est le sens des mesures que nous prenons.
Je suis d'abord un homme libre, jamais inféodé à un parti. Je patrouille aux lisières.
Les liens que j'crée sont plus forts que ceux qui s'brisent.
Au frais d'pères et mères insolvables, s'tape d'être intérimaires, insortables.
J'ai eu une enfance mélancolique. Et cette mélancolie me sert dans mon travail.
Je suis une provinciale, je ne suis pas de l'élite.
Elle ne me ménage pas. Elle n'a rien de mieux à faire (de porter plainte, ndlr). Je la dérange, mais pour faire des choses dans la vie il faut avoir de la force. Je ne sais pas si elle a cette force-là.
Je n'avais jamais pensé que je serais une actrice - j'étais censé être une avocate. Mais la motivation est la même: lorsque vous agissez, vous défendez un rôle; Vous devez être convaincant. C'est la même carrière.
Le théâtre est un prêtre déguisé en femme. À moins que ce ne soit une femme déguisée en prêtre. Ou un prêtre déguisé en femme déguisé en prêtre, etc.
C'est classe, de choisir de mourir à vingt-sept ans. Ou à quatre-vingts ans. Entre les deux, ça ne ressemble à rien.
La question est humaine ; la réponse, trop humaine.
J'attends des autres qu'ils m'expliquent ce que j'ai voulu faire.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
Chacun dit du bien de son coeur et personne n'en ose dire de son esprit.
Les personnes faibles ne peuvent être sincères.