Les citoyens sont si souvent sondés qu'ils en ont perdu toute opinion.
Les êtres finissent toujours par vous échapper.
Très jeune, on a de l'originalité, mais pas de talent.
L'impératrice Catherine II de Russie choisit aussi de condamner la torture, et proposa que partout la prévention l'emportât sur la répression. Sur ce chapitre, elle faisait en effet preuve d'un grand libéralisme, au point que même le Nakaz fit peur dans un certain nombre pays européens, notamment en France où l'ouvrage fut interdit...
L'amour naît souvent d'un coup d'oeil, les passions sérieuses n'ont pas eu d'autres débuts.
Des femmes sont des maîtresses ; d'autres, des amantes ; d'autres des amies. Les maîtresses se remplacent ; les amantes, rarement ; les amies, jamais.
Il faut qu'une femme soit bien décidément sotte pour n'avoir pas plus d'esprit qu'un homme qui en a beaucoup, touchant les affaires du coeur.
L'une des vertus des dames est la clémence, l'une des fonctions des dames est d'introduire un peu de mansuétude dans l'exercice de la puissance.
Par-dessus le parapet, on ne voit pas à dix pas. Le regard fouille les ténèbres jusqu'au réseau enchevêtré où titubent les pieux, puis se perd.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
On ne connaît jamais suffisamment un maître pour en parler absolument et définitivement.
Les écoles, les coteries ne sont autre chose que des associations de médiocrités, pour se garantir mutuellement un semblant de renommée qui, à la vérité, est de courte durée mais qui fait traverser la vie agréablement.
Qu'on assassine pour s'emparer de millions d'euros ou bien qu'on tue pour quelques centimes, le crime est le même.
Mais Liszt, coeur généreux, toujours prêt, à se dévouer pour une belle cause, avait compté sans l'esprit envahissant de son colossal et dangereux protégé, incapable de partager l'empire du monde, fût-ce avec son meilleur ami. On sait maintenant, depuis la publication de la correspondance entre Liszt et Wagner, de quel côté fut l e dévouement.
Plus tard, quand la bouteille de rosée sautera, et que vous entrerez silencieusement dans les feuilles, et que l'absolu printemps qui se prépare ouvrira son écluse, vous songerez à l'amant de la Porte Albinos qui reposera sur les claies du plaisir, ne demandant qu'à reprendre à Dieu ce que Dieu lui a pris.
J'aime beaucoup Libé, je partage beaucoup de remises en question...Moi je suis prêt à signer tous les textes contre l'expulsion des travailleurs immigrés...
Je ne pleure plus. J'ai trop pleuré lorsque j'étais gosse.
Je vais moins vers les héros, les héros m'ennuient.
Aujourd'hui, les cinéastes travaillent pour deux raisons : avoir de l'argent et avoir des femmes. Ils ne s'intéressent plus aux problèmes sociétaux.
Elle ressemble à Claude François mais elle a la voix de Paul Préboist.
Ce dont la France souffre aujourd'hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue.
Poète ? Nouveau-né à tout âge.
Une chose intelligente, c'est une chose que n'importe quel imbécile peut comprendre.
J'ai toujours été frappé par le comportement d'ivrogne des enfants en bas âge : ils bégaient, titubent, trébuchent, passent sans transition du rire aux larmes et réciproquement. Qu'est-ce que ce serait si, en plus, ils buvaient de l'alcool !
L'homme public ne monte jamais si haut que lorsqu'il ne sait pas où il va.
Qui donne aux pauvres prête à rire.
Moi, les gestes de l'amour me mènent à l'enfance.
Ne publiez pas vos poèmes, chantez-les !
C'est en nous qu'il nous faut nous taire.
Seules, les fumées savent qu'il y a du vent.
C'est ainsi qu'à notre époque la science se met au service de l'art pour rendre les maisons inhabitables.
La petite fille était maigre et voûtée, toute refermée sur elle-même comme un bourgeon qui a connu le gel.
Je ne me connais pas assez pour me coller une étiquette avec un prix précis.
Cet homme, c'était Tartarin, Tartarin de Tarascon, l'intrépide, le grand, l'incomparable Tartarin de Tarascon.
Un grand penseur est toujours des plus réservés quant à la valeur des vérités qu'il suggère, alors qu'un philosophe médiocre se reconnaît, entre autres choses, à ceci qu'il demeure toujours persuadé de la vérité des inepties qu'il énonce.
La recherche de sécurité en permanence correspond à un engourdissement psychique.
Je m'affole et commence à redouter ces voitures noires de Gestapo circulant comme des hyènes en cage dans le rue d'Antibes.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Terre promiseRedis-moi ton nomDis-moi en faceQue tout s'efface.
Je devine sourdement que tout cela est insuffisant, que les pauses fragmentées sont un leurre, que le message envoyé est une réelle sommation, mais la fuite est éperdue.
Où tu m'emmènes, disOù tu m'entraînes, disVa pas si vite, disAttends-moi!Comme t'es pressé, disT'as rendez-vous, disLà où tu vas, disJ'vais avec toi.
Le pire des crimes, c'est de torturer ou massacrer les êtres humains pour faire leur salut ou leur bonheur selon sa propre idée.
Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare une femme !
La France est multiraciale, et elle le restera. C'est une évidence. Mais il ne faut pas se tromper de leçon. Elle l'est grâce à sa passion d'unité. Elle a pu être multiraciale parce qu'elle a toujours refusé d'être « pluriculturelle » ou « polyethnique ».
C'est ça la vraie langue internationale et pacifique, le rire.
Sans la pilule ça serait encore un gros péché de tringler hors des liens conjugaux... sans papa Fleming, sa pénicilline, certaines maladies seraient encore honteuses, ô combien!
Pour tous ceux-là qui, sur la terre,Par un tel soir tendant les bras,N'ont point dans leur coeur solitaireUn nom à sangloter tout bas.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
La musique est le traitement humain des sons.
C'est l'intonation qui fait l'esprit, ici.