Soudain elle me presse,Écarte les nervures de l'ombre,Féconde les régions du feu,M'invente où je ne rêvais plus.
Que le passé d'un homme est étroit et cours, à côté du vaste présent des peuples et de leur immense avenir !
Je suis sur les bords de la Gambie de Kedougou au matin, un instant sous le ciel lourd de l'hivernage. Le fleuve est une drogue douce, apaisante. Il y a ce danger obscur d'être absorbé, digéré par le temps aboli.
En été mon pays à moiEn été c'est n'importe quoiLes caravanes le camping-gazAu grand soleilLa grande foire aux illusionsLes slips trop courts, les shorts trop longsLes hollandaises et leurs melonsDe Cavaillon.
L'art dans l'opulence devient vite de la décoration.
Pendant que nous dormons, la reine des volontés, au collier d'étoiles éteintes, se mêle de choisir la couleur du temps.
C'est toujours maintenant que tout commence.
Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare une femme !
Avec toi je pouvais mettre ma réalité en vacances. Tu étais le complément de l'irréalisation du réel.
Je veux bien tuer, moi, mais sans voir mon adversaire... ou alors de loin, qu'il soit tout petit... un point noir à l'horizon. Si je dois lui sortir les tripes, c'est plus du jeu, je retourne chez ma mère.
Et tout s'avère alors si piteux et si vain,Tant de mensonge éclate au rôle que j'accepte,Que le dégoût me prend d'être ce pître inepteEt de recommencer la parade demain !
La vraie démocratie est celle qui permet aux idées, et non aux hommes, de triompher. Sur ce point également, la dernière élection présidentielle a été un camouflet, puisque les idées ont été prises en otage par les considérations égotiques de quelques-uns.
J'ai compris trop jeune que je serais incapable de réaliser mes idéaux, que le bonheur est une chimère, le progrès une illusion, le perfectionnement un leurre et que, même si toutes mes ambitions étaient assouvies, je ne trouverais encore là que vide, satiété, rancoeur.
La passion surprend. On ne le cherche pas. Cela peut vous arriver demain.
N'éprouvez jamais de remords pour ce que vous avez pensé de votre femme ; elle a pensé des choses bien pires à votre sujet.
Je ne suis absolument pas une personne nostalgique. Je regarde toujours vers l'avenir et même si j'ai apprécié la balade jusqu'à maintenant et les différentes phases, je suis plus enthousiasmé par la prochaine musique.
Aimer les chiens est une question d'anthropomorphisme. Nous nous attachons aux chiens à cause des sentiments que nous projetons sur eux.
Titres : Dans la vie comme dans la presse, sont d'autant plus gros qu'ils annoncent peu de choses.
On a calculé que les fêtes de Noël provoquent chaque année la mort de dix mille fois plus de jeunes sapins en bonne santé que ne le font tous les incendies de forêt du mois d'août.
La presse sort tout de son contexte, j'ai appris à me taire.
Je serai toujours un étranger.
Les "styles" sont un mensonge.
L'artiste doit regarder la vie comme il l'a fait quand il était enfant. S'il perd cette faculté, il ne peut pas s'exprimer d'une manière originale, c'est-à-dire personnelle.
Je tiens à mon indépendance. Je suis un homme libre.
Si on ne maîtrise pas la chanson, on se retrouve dans le syndrome du chanteur constipé.
Seules les femmes qui m'ont aimé peuvent savoir à quel point je suis cruel
Beaucoup d'insensibilité prend parfois figure de courage.
Ce qui sauve les femmes, c'est que pour lire dans leur âme, il faut regarder leurs yeux.
Les académiciens se prétendent immortels et pourtant ne dépassent jamais la quarantaine.
C'est son prochain qu'il faut aimer comme soi-même. Les autres, c'est facile. Ils sont loin.
Qu'importe aux coeurs unis ce qui change autour d'eux ?
Celui-là fait le crime à qui le crime sert.
Toutes les idées sont tissées sur le canevas de la nuit.
Qu'est-ce donc oublier si ce n'est pas mourir ?
Jouir de la foule est un art.
Il n'y a pas de moyen plus sûr pour parvenir dans ce monde que de coucher avec la femme d'un homme puissant.
Les hommes ne se comprennent qu'à mesure qu'ils sont animés des mêmes passions.
Dieu n'est peut-être que l'extrémité de soi.
En fait de sentiments, ce qui peut être évalué n'a pas de valeur.
- On n'a plus d'idées. On n'a plus que des besoins. - Enfin, on est devenus adultes !
Il faut toujours épargner les défauts d'autrui, jamais les siens.
Tuer les nuances c'est tuer la liberté, l'appétit de créer, l'amour, le bonheur.
Un savant n'est pas un homme qui sait mais un homme qui cherche, accablé et exalté tout ensemble par l'idée de ce qu'il ne sait pas.
Paix et guerre sont toujours en balance.
Le cadre est le maquereau de la peinture
Il n'y a pas de place dans la haute montagne pour le fantastique, parce que la réalité y est par elle-même plus merveilleuse que tout ce que l'homme pourrait imaginer.
L'homme se livre par sa démarche, sa bouche, sa voix et son regard.Ces quatre clés étant dans l'ordre d'importance.
La femme, ayant dressé son regard et sa voix au mensonge - c'est une nécessité de sa condition vis-à-vis du mâle -, ne se livre guère que dans son allure et dans son rire.
En un seul point la femme le cède à l'homme: l'esprit de synthèse. La femme est plus éparse et rassemble moins.
L'idée est de peu : la volonté est tout. Des idées ? On en trouve tant qu'on en veut, plus qu'on en veut. En France, tout le monde en crée, en transporte, en offre à qui en a besoin et à qui n'en a cure. Des volontés, depuis Diogène, on en a pas trouvé beaucoup.