L'histoire du christianisme ressemble à un récit de science-fiction.
Cet ennemi barbare, injuste, sanguinaire, Songez, quoi qu'il ait fait, songez qu'il est mon père
La Terre est un objet vivant parcouru de nomades de plus en plus nombreux.
Et qui change une fois peut changer tous les jours.
Le chat ne pense pas ; pourtant il a l'air aussi profond que s'il pensait.
Mes cheveux tombent. Mes poux n'ont plus rien pour se retenir.
Dans l'excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s'ennuie à la longue si l'on ne lit pas.
Les découvertes récentes ont anéanti toutes nos illusions sur la simplicité de l'univers.
A qui peut-on faire confiance dès qu'il s'agit d'argent ?
L'altruisme est souvent un alibi.
On a bien de la peine à rompre quand on ne s'aime plus.
La haine n'est pas moins volage que l'amitié.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
Ne vous hâtez jamais. Ainsi vous ne rendrez le soupir qu'à la dernière minute.
Y-a-t-il encore place aujourd'hui pour des utopies après tant et tant de crimes perpétrés en leur nom ?
La singularité est dangereuse en tout.
Le langage sert généralement à parler et à penser ; en politique, il sert à se taire.
Le discours politique vole bas, mais il n'atterrit jamais.
On ne doit jamais avoir honte de ses lettres d'amour, mais parfois de l'adresse.
Il n'est pas de gouvernement qui ne soit coupable. Par ce qu'il couvre.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
C'est un des comiques de l'amour qu'entre amants chacun s'imagine avoir dans l'autre un objet à plaisir unique au monde.
Notre crainte des autres vient de ce qu'ils cherchent à nous transformer en objets pour assurer leur propre liberté.
Un roman doit toujours contenir un secret.
Séduire, c'est s'exposer à decevoir.
Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise.
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
Les plus prolixes sont ceux qui ont le moins à dire.
Si tu tiens dix minutes de silence sans être dégoûté, c'est que t'as le béguin ; si tu tiens une heure, c'est que t'es amoureux ; et si tu tiens dix ans, c'est que t'es marié !
Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite.
Uniformisation de l'information ? Bien sûr, et même utilisation de cette uniformisation comme arme stratégique.
Ceux qui bénéficient du système le déplorent moins que ceux qui en pâtissent.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Il faut regarder la vérité en poète.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
Les étiquettes divisent et les valeurs rassemblent.
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.
Quand tu es dépendant des autres pour le moindre geste, Il faut être pote avec la grande aiguille de l'horloge.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
J'aime la vérité dans l'amitié, la sincérité dans l'amour.
L'amour est la chose qui m'est apparue comme étant la plus importante et la plus fondamentale pour ma et notre vie. Un besoin d'amour, oui ! On a envie de choses exceptionnelles. Mais ce pourrait être l'amitié, c'est la même chose ! Des choses de grande qualité.
Tout sérieux effort de réorganisation s'arrête bientôt devant les craintes de rétrogradation qu'il doit naturellement inspirer.
Si on veut vivre, il faut prendre des risques.
A la rigueur, je suis heureux qu'on ait à rire de ma tristesse : seul m'entend celui dont le coeur est blessé d'une incurable blessure, telle que jamais nul n'en voulut guérir...
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain en 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à [...] ► Lire la suite
On m'appelait le boss. Je me prenais pour un roi. Mais je sentais que le costume était trop grand pour moi. Toujours cette timidité maladive...
La simple possession d'une arme à feu est, en soi, une envie de tuer, non seulement à dessein, mais par accident, par folie, par peur, par bravade.
L'estime doit être fondée sur la préférence : tenir tout le monde en haute estime, c'est n'estimer rien.
Presque tous les hommes meurent de leurs médicaments, pas de leurs maladies.