Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
Tout le monde peut écrire ce qu'il veut ; mais personne ne parvient à se souvenir de choses qui n'ont jamais existé.
Parfois on n'a pas envie de tourner la page mais carrément de changer de livre.
On sait qu'il faut écrire simplement ; mais on ne pense pas des choses assez solides pour soutenir la simplicité.
J'essaie juste d'être innocent et sincère. Je voudrais être comme une page blanche.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
Il vaut peut-être mieux écrire des grandes choses sur des petits sujets que des petites choses sur des grands sujets.
Il faut sans cesse et sans cesse passer par toutes les étapes de la désillusion, se retrouver seul et toucher le fond de sa détresse. Choisir le difficile, l'impossible, la nuit, ce qui n'est pas dit. Ecrire est à ce prix. Vivre aussi.
Les livres ont été mon billet pour la liberté personnelle. J'ai appris à lire à l'âge de trois ans et bientôt découvert qu'il y avait tout un monde à conquérir, qui était plus au-delà de notre ferme dans le Mississippi.
La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.
Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
Il y a des gens qui arrivent à écrire leur nom dans la neige en faisant pipi... parmi eux il y a cependant davantage de Luc et de Jo que de Jean-Sébastien !
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare la vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
Il faut pour bien écrire que la nécessité intervienne ; le libre choix paralyse.
On peut être bien élevé et écrire de la mauvaise poésie.
La gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire ; et de quelques autres, c'est de n'écrire point.
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
Il ne manque à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler.
Une femme doit avoir de l'argent et une chambre à elle si elle veut écrire de la fiction.
J'aime les oeuvres de John Irving. C'est un mariage entre la comédie et la tragédie. C'est vraiment super.
L'école ne sert à rien qu'apprendre à lire, écrire et compter. C'est un bagage largement suffisant.
Il faut être écrivain de profession pour écrire sur ce qu'on ne sait qu'à moitié, ou sur ce qu'on ne sait pas du tout.
Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire : "usage externe", comme sur les fioles de pharmacie !
Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre qu'un bon ; il sort avec la même sincérité de l'âme de l'auteur.
Pour bien écrire il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de n'être pas entendu.
Dans toutes les oeuvres d'art difficile d'accès, le lecteur est récompensé de ses efforts : il est bouleversé.
En fait de vers, bien lire Hugo, c'est tout apprendre.
Le vent pleurait les oiseaux de passage,Berçant les mers sur ses ailes de sel,Je prends l'étoile avec un beau nuage,Quand la page blanche a bu tout le ciel.