Le rêve ne peut se nourrir indéfiniment de lui-même.
Toute chose est possible tant qu'elle ne s'est pas avérée impossible - et même en ce cas, elle ne l'est peut-être que pour l'instant.
Quand on était petites, toi tu voulais être astronaute, marchande de fleurs, de glaces et de bonbons à la fraise, mais à la fraise uniquement. Tu voulais être trapéziste, rêveuse ou cheffe d'orchestre. Moi je voulais être princesse, pilote d'avion, [...] â–º Lire la suite
Les pères emploient les pronoms possessifs à la première personne quand ils ont sujet de se louer de leur rejeton, à la seconde quand celui-ci a commis quelque balourdise.
Ce qui construit l'estime de soi est d'abord l'amour inconditionnel des parents.
Une meilleure connaissance de soi nous aide à nous pencher sur autrui et à nous sentir responsable...
L'amour est comme une plante grimpante qui se dessèche et meurt si elle n'a rien à enlacer.
Je suis un homme lâche : je ne lui donnais pas mon adresse pour m'éviter l'angoisse d'attendre des lettres.
Rien n'est beau comme la voix humaine, quand elle est belle.
Elle a été ma cale, elle m'a empêché de tomber, je me suis tenu droit à ses côtés. Elle m'a décapé, elle m'a poli, elle m'a fait briller. En échange, je l'ai fait rire. Pleurer aussi.
On peut parler à quelqu'un, dans le train, mais il est plus correct de lui parler dans l'oreille.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations et d'activités superflues.
Et hors de lui le vannier éperdument vient se jeter sur le corps de Mireille, et l'infortuné dans ses embrassements frénétiques serre la morte.
Même dans le mariage, le plaisir n'est légitime que quand le désir est partagé.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Il y a une part de folie dans ce désir ardent de quelque chose de beau.
La rapide mise hors d'état de nuire du criminel de Montauban et de Toulouse est une bonne nouvelle pour tous nos compatriotes, musulmans, juifs et chrétiens, également menacés par le fanatisme délirant d'un djihadiste français. Cette identification puis cette arrestation [...] â–º Lire la suite
La langue est un membre minuscule et elle peut se glorifier de grandes choses. Voyez quel petit feu embrase une immense forêt : la langue aussi est un feu.
Eduquer c'est à la fois conduire un enfant à l'autonomie intellectuelle, l'éveiller à la responsabilité morale et civique, lui transmettre la culture de son pays. Non une culture-spectacle qu' il observerait passivement, mais l'ensemble des constructions logiques, esthétiques, éthiques, qui fondent notre civilisation et auxquelles il est invité à participer.
La vie est comme un professeur confus... Elle donne d'abord le test puis enseigne la leçon.
La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.
On ne dispose pas de soi comme des autres.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n'attire, ni n'intéresse personne, et on en a un peu honte.
J'ai toujours un faible pour la Russie, particulièrement pour la Sibérie. C'est une région vraiment à part. Quand vous roulez et que vous croisez une personne, vous vous arrêtez pour lui demander s'il a besoin de quelque chose. Les gens sont vraiment solidaires.
Du côté de la nature, la vie est toujours belle et du côté des hommes elle ne l'est pas quelquefois.
La peur est votre amie en tant qu'investisseur, car elle vous permet d'acheter à bas prix.
Les hommes, à de certains moments, sont maîtres de leur sort ; et si notre condition est basse, la faute n'en est pas à nos étoiles ; elle en est à nous-mêmes.
Je ne crois pas qu'il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n'arrêtez pas la mort d'une civilisation.
L'homme naît seul et meurt seul. Alors que sont pour lui les amis ? Des entraves.
La chance de la littérature, c'est d'être associée aux destins de la liberté dans le monde : elle reste une forme fondamentale de contestation et de critique de l'existence.
Je perds le désir de ce que je cherche, en cherchant ce que je désire.