La guerre représente le moindre effort psychologique : elle dénoue les situations embarrassantes et dispense de chercher des solutions complexes.
La guerre est comme un Minotaure qui engloutit la jeunesse, ne laissant pour survivre que des vieillards cyniques.
La guerre doit être au service de la politique des Etats.
La plupart des hommes, pour arriver à leurs fins, sont plus capables d'un grand effort que d'une longue persévérance.
Seule la victoire est belle.
La Russie n'a jamais perdu la guerre froide... parce que la guerre froide n'est pas finie.
La guerre puise en elle-même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu'on s'est battu.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
[...] pour la première fois, au cours de la guerre, que je pus me rendre compte à quels prodigieux résultats peut conduire une propagande judicieusement menée. [...] Dans cette propagande de guerre ennemie, je me suis énormément instruit.
Un soldat utile est celui qui sait obéir à un ordre.
Toute conquête engendre la haine, car le vaincu demeure dans la misère. Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite, se maintient heureux.
La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre !
Il n'y a pas de guerre sans morts.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Chaque mot écrit est une victoire contre la mort.
La guerre des autres est une bonne excuse pour fermer les yeux sur ce qui va mal dans sa propre maison.
La guerre se déroule donc déjà, non pas entre l'Islam et ses voisins, mais d'abord au sein de l'Islam lui-même.
Il n'avait aucune force pour une autre guerre que sa propre lutte solitaire pour rester en vie.
On perd tout sens de la mesure quand on pénètre dans cette étrange arène journalistique où la victoire revient toujours au plus braillard.
La politique et la guerre sont de bien mauvaises épouses et elles sont toujours infidèles... Elles trompent ceux qui ont un coeur pur et il n'y a que les crapules qui peuvent les défier car eux aussi sont infidèles.
Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous.
On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On n'a pas de but ni de vraie place. On n'a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c'est nos vies.
Aucune victoire ne vaut un mort.
Parfois on se fait la guerre parce qu'on s'est aimé plus qu'on aurait dû.
Ah Dieu! que la guerre est jolie. Avec ses chants, ses longs loisirs.
Un effort complet est une victoire complète.
Il faut mener une guerre impitoyable contre l'islam politique.
Tout soldat rencontré dans un lieu désert tourne aisément au bandit.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la haine et la guerre sont proscrits, où le silence est possible.
Je me demande si la guerre n'éclate pas dans le seul but de permettre à l'adulte de faire l'enfant, de régresser avec soulagement jusqu'à l'âge des panoplies et des soldats de plomb.
Par communisme, on n'entendait plus la construction par un effort d'imagination, d'un idéal social aussi parfait que possible, mais la compréhension de la nature, des conditions et des buts généraux adéquats de la lutte menée par le prolétariat.