Nous disons que connaître, c'est pouvoir et c'est prévoir. Pour l'Hindou, c'est devenir et c'est transformer.
Il n'y a pas de place dans la haute montagne pour le fantastique, parce que la réalité y est par elle-même plus merveilleuse que tout ce que l'homme pourrait imaginer.
Je crois sincèrement que les seules ententes internationales possibles sont des ententes gastronomiques.
On rencontre quelquefois dans les affaires des gens qui ne sont pas officiers de la Légion d'honneur. Il ne faut pas les mépriser ; ils le deviendront.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Quand je commence à deviner que ma bourgeoise en sait trop et se méfie, je reste peinard et sa mauvaise humeur passe.
Les Moldaves sont tellement misérables qu'ils rêvent de redevenir roumains, c'est dire.
On peut dire de certaines matières que l'Eglise les abandonne à nos vues particulières et à nos raisonnements.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
Syllabe brève puis syllabe longue,Hésitation de l'iambe, qui voudraitFranchir le pas du souffle qui espèreEt accéder à ce qui signifie.
Le nihilisme n'a plus les couleurs sombres, wagnériennes, splengleriennes, fuligineuses, de la fin du siècle. Il ne procède plus d'une Weltanschauung de la décadence ni d'une radicalité métaphysique née de la mort de Dieu et de toutes les conséquences qu'il faut en tirer.
On n'oublie pas, mais quelque chose d'atone s'installe en vous.
Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture
Chiang Kai-shek croyait aux villes, à l'armement moderne, à l'aide américaine. Mao croyait aux manants armés de piques et ne comptant que sur eux-mêmes. Paysan, il ne doute pas un instant de la prise du pouvoir par une armée paysanne. Dans cette foi de roc, réside le secret de sa victoire.
Vous faites votre propre chemin en tant qu'acteur. Personne ne le fait pour vous, alors vous devez vous inventer.
Montrez-moi les cadavres !
Qui ne fait pas ce qu'il dit ne le dit jamais bien.
Je n'essaie pas de me composer un personnage. C'est ma timidité.
L'ami, le seul, est celui avec qui l'on pourrait vivre comme avec une femme.
Parfois je me dis que j'aurais dû ne jamais faire de cinéma.
Je vais vous confier mon secret, ce secret que j'ai gardé depuis longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j'aime les gens, quand d'autres sont fascinés par l'argent.
Je veux jouer dans un film à la Statham.
La perversité des SS prend sa mesure dans la blessure de l'intime.
J'aime les compliments, mais ceux des maladroits m'exaspèrent.
L'ironie est un génie qui dispense de tous les autres et même de ce dont tous les autres ne sont pas dispensés, c'est-à-dire de coeur et de bon sens.
C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie ; il sait disparaître le moment qui précède celui où il serait de trop quelque part.
Un monocle est un verre solitaire.
Il n'y a plus, de nos jours, que deux sortes de piétons : les rapides et les morts.
Ce que j'ai appris, je l'ai oublié ; ce que je sais, je l'ai inventé.
Il est moins facile de régler le coeur que de le troubler.
Peu de lectures, mais simples, fortes, qui laissent traces.
Un type qui boit ne peut être foncièrement mauvais.
Ce mec, c'était Laurel et Hardy à lui tout seul.
L'univers, avec toutes ces étoiles, au fond, c'est une sorte de décoration de Noël.
Tout ce qui nous rend libres,Félibres, félibres,Tout ce qui nous rend libres,Les aïeux l'ont voulu.Ils ont vécu,Ils ont tenuVivante notre langue;Ils ont vécu,Ils ont tenu,Autant qu'ils l'ont pu.
On ne déteste cordialement que ceux qu'on côtoie de près.
Dieu est nommé pour le seul être que l'on puisse adorer en soi sans être enchaîné par l'orgueil.
Tant qu'il n'a pas reçu l'homologation du Vatican, votre Christ, il ne vaut pas un clou.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
Ah ! Misérables coeurs que nous sommes ! C'est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l'amour !...
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
Là même où nous pouvons le plus, l'initiative ne nous appartient jamais.
La jalousie peut plaire comme montrant la bravoure de l'amant.
Je crois qu'il n'y a pas de libération, sans création.
Ah ! si vous connaissiez ma poule,Vous en perdriez tous la bouleSes petits seins perversQui pointent au traversDe son pull-overVous mettent la tête à l'envers !Elle a des jambes faites au mouleDes cheveux fous, frisés partoutEt tout et tout...
Que le passé d'un homme est étroit et cours, à côté du vaste présent des peuples et de leur immense avenir !
Les bienfaits ne font pas toujours ce que tu penses ; d'une main odieuse ils tiennent lieu d'offenses.
L'échelle est toujours là. Comme dit Hugo le premier rang est toujours libre.
Il n'est pas plus étrange qu'un athée vive vertueusement qu'il n'est étrange qu'un chrétien se porte à toutes sortes de crimes.
J'aime la nuit. Ses sanglots dans les tuyaux. Le frigo qui se remet en marche. L'eau qui coule du robinet pour le chat. Il ne boit qu'à l'eau fraîche qui l'éclabousse. Sa langue rose. Je revisite le silence. Les nuits du monde.