L'amour stimule l'esprit quand il n'atteint pas son objet.
L'impératrice Catherine II de Russie choisit aussi de condamner la torture, et proposa que partout la prévention l'emportât sur la répression. Sur ce chapitre, elle faisait en effet preuve d'un grand libéralisme, au point que même le Nakaz fit peur dans un certain nombre pays européens, notamment en France où l'ouvrage fut interdit...
Paix et guerre sont toujours en balance.
L'amour a ses plaisirs aussi bien que ses peines.
Le visage signifie l'Infini.
Les écoles, les coteries ne sont autre chose que des associations de médiocrités, pour se garantir mutuellement un semblant de renommée qui, à la vérité, est de courte durée mais qui fait traverser la vie agréablement.
Je viens de voir ma bien-aiméeEt vais au hasard, sans desseins,La bouche encor tout embauméeDu tiède contact de ses seins
Vous, vous êtes et nous, nous sommesDes hommes pareilsPlus ou moins nus sous le soleilMêmes coeurs entre les mêmes épaulesQu'est-ce qu'on vous apprend à l'écoleSi on y oublie l'essentiel ?On partage le même royaumeOù vous, vous êtes et nous, nous sommes...
Car par le nom connaît-on l'homme.
La vulgarité mate la vulgarité.
L'avenir n'appartient à personne. Il n'y a pas de précurseur, il n'existe que des retardataires.
Tout au long de cet été, Charlie publie quelques-unes des « fatwas » de Charb. Ces textes, réunis en deux tomes parus en 2009 et 2014, sont autant de coups de gueule qui brocardent toutes les modes et les tendances les plus insupportables de notre époque.
Quand il se trouvent ensemble dans la chambre, ils ne se parlent pas. Avant d'entrer, ils chuchotent parfois derrière la porte.
Deux caractères opposés peuvent-ils faire deux amis ?Oui : s'ils se comprennent, ils se complètent.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
Une angoisse seconde me prend, qui est d'avoir à décider du degré de publicité que je donnerai à mon angoisse première.
On peut enregistrer des sons dans la rue et en faire de la musique.
Le temps : tout le consomme, l'amour seul s'en sert.
J'aime que leur souffrance ait changé de viscère, et que ce soit leur coeur, maintenant, qui se serre !
La pire des avarices : celle des sentiments.
Des propositions j'en ai eu mille fois, mais j'étais armée pour résister parce que j'avais déjà travaillé et parce que j'avais un nom.
Je ne sens pas le froid. C'est mon sang britannique !
Une partie de nos maux provient de ce que trop d'hommes sont honteusement riches, ou désespérément pauvres.
Par rapport aux carrières qu'on fait, on n'a pas beaucoup de fric à la retraite.
J'ai un penchant naturel pour les mots et leur côté farce. J'en ai acquis une certaine technique, et ne sais m'empêcher de mettre cette farce à toutes les sauces. Ce n'est pas un métier, mais... ça sert d'os, et pour moi, c'est le squelette de toute expression du comique.
Il y a des coups de foudre éphémères et d'autres qui durent.
Tous les juifs de la confection veulent que leur fils soit avocat ou chirurgien. Pour le prestige et la sécurité.
Se cramponner, résister, c'est ça le couple.
[...] qu'on interroge et qu'on remue jusqu'au fond les Archives de France, et, de quelque façon que la fouille soit faite, pourvu que ce soit de bonne foi, la même histoire incorruptible en sortira.
Celui qui exige beaucoup de lui-même se sent naturellement porté à beaucoup exiger d'autrui.
Au lieu de sacraliser la société, les chrétiens feraient bien mieux de sacraliser la nature et la vie.
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
Le mal de la télévision, ce n'est pas dans la télévision qu'il est, c'est dans le monde.
On est meilleur juge des oeuvres des autres.
Toute réunion d'hommes m'est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n'ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une Fête Nationale. J'ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
Le gouvernement avait il assez bien gouverné pour nous faire préférer ses ordres à notre vie ?
L'espérance trompée ne nous laisse souvent dans le coeur qu'un sentiment de peine.
Il aimerait se faire pitié, ou horreur. Quelque chose. Mais rien. Que cette tranquillité absurde.
L'idée est de peu : la volonté est tout. Des idées ? On en trouve tant qu'on en veut, plus qu'on en veut. En France, tout le monde en crée, en transporte, en offre à qui en a besoin et à qui n'en a cure. Des volontés, depuis Diogène, on en a pas trouvé beaucoup.
On rencontre quelquefois dans les affaires des gens qui ne sont pas officiers de la Légion d'honneur. Il ne faut pas les mépriser ; ils le deviendront.
Le capital c'est du travail accumulé.Seulement comme on ne peut pas tout faire,ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Oui, la vie est une comédie légère, avec des gags, beaucoup de ridicules sociaux et de la solitude. Oui, les gens se dévoilent et ne commencent à s'aimer qu'à la fin.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
Une liaison vaut mieux que bien des ménages.
Lorsque nous demandons où est la liberté, on nous montre dans nos mains nos bulletins de vote.
Les petites filles bien nées rêvent toutes confusément d'une renaissance italienne: c'est l'état d'âme de notre race au quinzième siècle, un peu seule et desséchée, aspirant au baiser sensuel de l'Italie.
Les honnêtes gens aiment leurs femmes ; ceux qui les trompent les adorent.
Car le désir naît, vit et meurt, s'il n'est pas entretenu par le manque.
Un des effets pervers du progrès réside dans un excès d'informations souvent non contrôlées, qui agitent les esprits sans leur donner à réfléchir.