Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
Votre âge se mesure exactement au degré d'irritation que vous procure une idée nouvelle.
Un adulte est un enfant qui a grandi ! Physiquement, ça c'est certain.
Il est parfaitement monstrueux de s'apercevoir que les gens disent dans notre dos des choses qui sont absolument et entièrement vraies.
Les Anglais n'ont qu'une idée : paraître. Ils blanchissent les marches de leur perron, badigeonnent la façade de leur cottage, lavent leurs vitres, mettent des rideaux brodés à leurs fenêtres et ont des draps sales.
Les gourmands font leur fosse avec leurs dents.
Aux jeunes, mis en situation, il importe de montrer leurs capacités à se hisser au niveau de leurs aînés.
On mesure le bonheur d'un couple à leurs photos, et les photos se prennent pendant les vacances ; sans les photos de vacances, on ne pourrait jamais prouver qu'on a été heureux.
Les gens qui se disent blasés n'ont jamais rien éprouvé : la sensibilité ne s'use pas.
Puisse le Grand Esprit vous envoyer ses présents les mieux choisis. Puisse le Père soleil et la Mère lune vous éclairer de leurs plus doux rayons.
Dans la glace je me regarde et, si âgé que je sois, je considère l'enfant de ma mère, l'enfant que je suis en secret, l'enfant que je serai toujours.
En face de moi, trois officiers causaient. Leurs voix étaient celles de jeunes hommes, leur expérience militaire celle de vieillards.
Il arrive un moment, dans la vie intérieure des familles, où les enfants deviennent, soit volontairement, soit involontairement, les juges de leurs parents.
Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets.
Une partie d'être un acteur est que je regarde les gens. J'aime observer leur comportement, observer leurs réactions dans la rue et voir comment ils se parlent, ce qui est impossible lorsqu'ils vous regardent. Je prenais plaisir à prendre le train et à regarder les gens.
Elles ignoraient sans doute que je les entendais. Ou elles faisaient semblant de l'ignorer. Mais au bout d'un moment, c'était... je ne sais pas... ça allait. Leurs bruits, leurs chuchotements, leurs ombres devenaient partie intégrante de mes rêves, partie intégrante de la vie.
L'adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence. Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale. Jeune vierge hier, femme amphore le lendemain, s'opposant à la minceur de l'éphèbe.
Les hommes sont tellement stupides et soucieux de leurs besoins actuels qu'ils se laisseront toujours tromper.
Ce n'est pas naturellement que les femmes ont de la pudeur et l'on voit bien que cette vertu fut imaginée par les hommes à l'usage de leurs vices.
L'âge adulte est l'âge propre de l'adaptation. Mûrir, c'est trouver sa place dans le monde.
Les enfants sont des mimes nés. Ils imitent leurs parents malgré tous les efforts qu'on peut faire pour leur enseigner le savoir-vivre.
Il n'y a que les pères et les mères qui s'affligent véritablement de la maladie de leurs enfants.
Je veux que nos enfants en Amérique sachent que les limites de leurs réalisations sont la portée de leurs rêves et leur volonté de travailler pour eux.
L'amour fuit ceux qui le poursuivent, et ceux qui fuient, il se jette à leurs cous.
Les gens qui s'inquiètent pour leurs cheveux tout le temps, franchement, sont ennuyants.
Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu'un été trop long rétrécit entre leurs rives.
L'instinct de survie est plus fort que n'importe quoi, plus fort que l'amour même, quoi qu'en disent les bonnes âmes. C'est la nature.
Un pull-over est un vêtement que portent par-dessus tous leurs tricots les enfants qui ont une mère frileuse.
Quand je suis avec les autres, ce sont mes professeurs. Je peux sélectionner leurs bons points et les suivre, sélectionner leurs mauvais points et les éviter.
Nous n'avons jamais connu l'irréflexion des adolescents, leurs gambades ni leurs déportements. La vie toujours chez nous rencontra des obstacles.
Je suis comme toujours avec les Cubains qui aiment, apprécient et célèbrent la liberté. Des personnes laborieuses et utiles qui ouvrent leurs coeurs et leurs maisons à tous, que ce soit à Cuba ou en exil.