Un français sur deux, parait-il, ne lit pas.La moitié de la France se prive du plaisir du texte
L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.
Un chien ça aboie, ça ne parle pas...
Tant de rencontres, dans une vie. On peut être avec beaucoup de gens, et pourtant, il n'y a qu'une seule personne au monde qui vous chavire.
Aussi prestigieux que soient les hommes que j'ai épousés, je ne me suis jamais appelée Mme Philippe Lemaire, ni Mme Michel Piccoli, ni Mme Gérard Jouannest. Je m'appelle toujours Gréco.
Je me bats toujours. Je ne sais pas combien de temps encore, mais je continue de lutter, une lutte qui consiste à faire vivre le cinéma et pas seulement à faire un autre film.
Il faut être clair : nous représentons la majorité présidentielle, le soutien au gouvernement et au président de la République. Je pense qu'une alliance d'appareil avec un parti, quel qu'il soit, aurait fait perdre de la lisibilité à ce qu'est aujourd'hui notre ligne. »
Est-ce qu'il faudra les durcir, est-ce qu'il faudra le (confinement) prolonger ? Vraisemblablement. Est-ce qu'il faudra y revenir à d'autres moments ? Sans doute parce qu'on ne sait pas combien de vagues on aura et comment le virus va se comporter, comment on va l'absorber.
Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris : On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde.
Je suis le président des bisous.
Vous passez par des moments de découragement quand vous rédigez les premières pages d'un roman. Vous avez, chaque jour, l'impression de faire fausse route.
Il ne faut pas oublier que le premier devoir, dans le mariage, est de se faire pardonner d'être là.
Les grands vendent toujours leur société à la vanité des petits.
L'ignorance fait tout le plaisir et toute la fraîcheur des premières sensations.
N'aimer guère en amour est un moyen assuré pour être aimé.
L'homme est un adolescent diminué.
L'homme fait à tous les instants des déclarations définitives sur la vie, l'homme et l'art, et ne sait pas plus que le champignon ce qu'est la vie, l'homme et l'art.
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
Les danses s'établissent sur la poussière des morts et les tombeaux poussent sous les pas de la joie.
La beauté, c'est aussi la musique.
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Faites donc l'âne pour avoir du son !
Une tuile, une élégante ardoise.
Il est plus facile de connaître les caractères des êtres humains que ceux des sociétés humaines.
C'est pour faire exister ce qui n'existe pas qu'il faut sans cesse de nouveaux écrivains !
La parole, quand elle est vraie, peut aider, comme une main fraternelle.
- Tu n'es qu'un misérable con !- Admettons, mais dans ce cas-là tu vas au bout du comptoir, c'est pas la place qui manque !
En toute oeuvre d'art, la pensée sort de l'oeuvre, et jamais une oeuvre ne sort d'une pensée.
Avant, on parlait de malade ; le terme de patient n'est venu que dans les années 80. "De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou".
Acclamez ou dénoncez, Soyez conquis ou soyez indignés, mais jamais neutres, indifférents, passifs, résignés. Faites quelque chose de votre vie.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
L'enfant, c'est le fruit du péché, le prix de la luxure.
De naissance, Rouletabosse avait le dos rond et il était journaliste.
Si tu n'étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
Si le tourment empêche le sommeil, les larmes sont un narcotique.
Quand je ne parle pas, je ne pense pas... Nous sommes tous ainsi dans mon pays... obligés de lancer les mots devant nous, en rabatteurs, pour faire lever les idées.
Rions sur la terre en délireOù la lumière aime et fleurit,Puisque le clair, le divin RireNous appartient, comme l'Esprit.
Mon vieux, je plaisante pour mieux te faire mesurer le sérieux qui est en moi. Tu sais bien que nous pleurons le plus souvnt avec la discrétion de la fantisie. Je chante pour mieux pleurer.
Les larmes sont des signes, non des expressions.
La ville est loin. Plus rien qu'un bruit sourd de voituresQui meurt, mélancolique, aux plis lourds des tentures...Formons des rêves fins sur des miniatures.
Ainsi mon coeur. Ah ! Si, comme aux soirs de jadis,Tu plongeais dans mes yeux tes yeux de paradis,Va, tu n'y trouverais nul grand air ridiculeMais de l'amour, mais un amour de crépusculePâle et voilé, couché sur un cher souvenir,Qu'enivre, tristement, la douceur de mourir.
Nous avons besoin d'entendre la parole de ceux qui savent, et non de ceux qui croient savoir. Besoin de les entendre ensemble, qu'ils communiquent, qu'ils échangent, qu'ils se nourrissent les uns les autres.
Il y a telle fille qui trouve à se vendre, et ne trouverait pas à se donner.
Tous les sentiments que nous dominons sont légitimes, tous ceux qui nous dominent sont criminels.
Nicolas Sarkozy a toujours envie de se remettre dans l'histoire quel que soit son interlocuteur et, finalement, de parler de lui à travers les autres.
Attendre quatre ans pour rien est ce que j'ai fait de plus fou par amour.
J'emporte même mon carnet à la Comédie-Française où j'ai la chance d'être invité. Et je dessine ce que je vois.
Si en vieillissant je deviens mou du bide, il y aura toujours des jeunes qui arrivent, les nouveaux seront toujours aussi virulents.
Mais on ne peut pas faire deux choses à la fois : être heureux et le constater.
Votre livre terminé est devenu un objet, une sorte de magma un peu pâteux, une masse informe dont vous avez une vision de détails, mais pas de vue d'ensemble.