Vous passez par des moments de découragement quand vous rédigez les premières pages d'un roman. Vous avez, chaque jour, l'impression de faire fausse route.
La littérature existe pleinement non pas quand l'oeuvre est écrite, mais quand un lecteur remonte le cours des phrases et des mots pour devenir, par ce moyen, cocréateur de l'oeuvre.
Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin.
Si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.
Vous savez ce que c'est que la recherche : on part sur une question et on trouve en cours de route des faits qui vous en posent une autre.
Il est juste que des héros meurent, parce qu'ils en sont dignes.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
Aucune route n'est longue aux côtés d'un ami.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Entre le roman sensuel et le roman sexuel, il y a cet écart essentiel ; que le premier voit dans la vie du sexe la chose la plus curieuse du monde, le second la chose la plus sérieuse du monde.
Inconstance. Saturation chronique d'une aventure affective.
Les dangers de la vie font sa valeur. Le héros est celui qui relève le gant quand toutes les chances sont contre lui.
Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines des milliers d'humains. Alors il faut faire pousser des fleurs sur sa merde.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clé et la suite et la fin de cette aventure manquée.
Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d'un vieux livre qu'il connaît par coeur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre.
L'ABC d'un métier d'écrivain, ça s'apprend avec l'observation et la poubelle, la comparaison et le foyer, la rédaction et les ciseaux. Noircir des pages n'éclaire pas nécessairement les idées.
Les héros aussi connaissent l'angoisse.
Le secret pour avancer est de commencer. Le secret de la mise en route consiste à diviser vos tâches écrasantes complexes en petites tâches gérables et à commencer par la première.
Si Dieu n'est pas à t'ouvrir les portes, sans doute est-il à te frayer la route conduisant aux portes.
Je veux une autobiographie sans révéler aucune information personnelle.
Gagner, c'est génial, mais c'est la route longue du chemin menant à celle-ci qui en vaut la peine.
Trop de progrès rendent la route facile et font l'âme paresseuse.
Ceux qui s'y connaissent affirment que toute histoire doit prendre le lecteur aux tripes dès le début.
Pour arriver au coeur, l'amitié emprunte une voie aussi simple et directe que le trajet d'une balle de revolver.
Gérer une crise sanitaire, c'est conduire une Ferrari sur une route verglacée. C'est très compliqué.
Qu'est ce qu'on a réellement le temps de faire en une heure ? Ses courses, peut-être. Un trajet dans les embouteillages. Une vidange de sa voiture. Quand on y pense, une heure ce n'est pas très long. 60 minutes. 3 600 [...] â–º Lire la suite
Le roman doit détruire les certitudes.
J'ai écrit un roman qui tient en une seule phrase ! C'est la vie d'un moine racontée par lui-même : Il était une foi... la mienne.
Je pense qu'un héros est toute personne qui a vraiment l'intention de faire de cet endroit un meilleur endroit pour tout le monde.
Les diseurs de bonne aventure ne connaissent rien de leur propre sort.