Les héros aussi connaissent l'angoisse.
Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l'âme des hommes d'aujourd'hui : leur passion aveuglante de l'argent ou leur hâte fébrile ?
Ce qui les inquiète toutes - à leur propre sujet - c'est la facilité avec laquelle je me console du départ de la précédente.
Le temps brise et disperse la réalité, ce qui reste devient mythe et légende.
Lire un roman est un art difficile et complexe. Il faut être capable non seulement d'une grande finesse de perception, mais d'une grande hardiesse d'imagination.
Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
Les faits sont inexorables, ils ne connaissent point la pitié.
- Ca fait quoi de passer pour un héros ? - C'est toujours mieux que de passer pour un con !
La création est de toute façon un mythe puisque personne au sens strict n'invente jamais rien.
La politique étrangère, c'est comme les relations humaines, sauf que les gens se connaissent moins bien.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d'en montrer les implications politiques et policières.
L'amour est pour la femme un roman dont elle est l'héroïne ; pour l'homme, un roman dont il est l'auteur.
Un héros c'est un homme qui accomplit avec dévouement et détermination, courage et compétence, les tâches que son époque impose à tous.
Je ne suis pas assise quelque part dans le passé. Je ne suis pas inquiète ou obsédé par quelque chose dans l'avenir.
Tous ceux qui me connaissent savent qu'il ne faut pas mettre ses mains dans ma nourriture, particulièrement quand c'est près de ma bouche !
John McCain est un héros de guerre parce qu'il a été capturé. J'aime les gens qui n'ont pas été capturés.
Nous sommes trop peureux pour supporter des responsabilités.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
L'amour est inquiet par essence.
J'ai dû oublier mon parapluie dans l'ascenseur. Mon parapluie doit être très inquiet de m'avoir perdu.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
La plupart des mécanismes de la vie connaissent des ratés, des failles. La mort jamais.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
La tragédie n'est pas que nous soyons seuls, mais que nous ne pouvons pas l'être. Parfois je donnerais n'importe quoi au monde pour ne plus être relié par rien à cet univers d'hommes.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
La célébrité, c'est l'avantage d'être connu de gens qu'on ne connaît pas, et qui ne nous connaissent pas.
La tragédie de la vie est que nous vieillissons trop tôt et que nous devenons sages trop tard.
Le roman est le fruit d'une illusion humaine. L'illusion de pouvoir comprendre autrui.