La tragédie échauffe l'âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
L'homme qui s'adjuge, en vertu de sa supériorité intellectuelle, une plus large part de biens terrestres, perd le droit de maudire l'homme fort qui, aux époques de barbarie, asservissait le faible en vertu de sa supériorité physique.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais en soi, c'est la pensée qui rend les choses telles.
Une culture naît au moment où une grande âme se réveille.
La haute tragédie est l'école des grands hommes ; elle doit être celle des rois et des peuples ; c'est le point le plus élevé auquel un poète puisse parvenir.
L'amour le plus honnête ouvre l'âme aux petites passions. Le mariage ouvre votre âme aux petites passions de votre femme, à l'ambition, à la vanité...
La comédie n'est qu'un portrait de nos actions et de nos discours, et la perfection des portraits consiste en la ressemblance.
La vertu est la seule richesse.
Ce n'est pas la force du corps qui compte, mais la force de l'esprit.
Nous sommes des ondes sonores et lumineuses ralenties, un faisceau ambulant de fréquences syntonisées dans le cosmos. Nous sommes des âmes vêtues de vêtements biochimiques sacrés et nos corps sont les instruments à travers lesquels nos âmes jouent leur musique.
Le corps n'est que le reflet de l'âme.
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
Si le corps est droit, il n'importe que l'ombre soit tordue.
Cela me permet d'aller au lit avec un sentiment d'enrichissement dans mon âme et la conviction que je me transforme.
Les vrais héros sont ceux qui meurent pour nous, sans que personne ne s'en rende compte.
La parole écrite doit être l'incarnation naturellement nécessaire d'une pensée et non la livrée mondaine d'une opinion.
Nous faisons de la parole précise le témoignage le plus sûr de la pensée juste.
Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de pensée qu'ils préfèrent éviter.
Le bon critique est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'oeuvre.
Les matérialistes auront beau soutenir le contraire, la pensée mène le monde.
Ce que peut la vertu d'un homme ne se doit pas mesurer par ses efforts, mais par son ordinaire.
Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent.
La pensée console de tout et remédie à tout. Si quelquefois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède du mal qu'elle vous a fait, et elle vous le donnera.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l'avenir de la grande famille humaine.
L'histoire géologique nous montre que la vie n'est qu'un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n'a duré et ne durera qu'un moment.
Nous désirons tous ouvrir le cercle de la pensée pour arrêter sa ronde stérile.
L'épreuve est nécessaire à la vertu et l'or sort plus fin de la coupelle.
Il n'est peut-être pas indifférent à certains anatomistes de la pensée de savoir que l'âme est la femme.
Ce monde est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent.
L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant, mais c'est aussi l'envie d'en sortir, du corps, dès qu'il est malade ou que les choses tournent mal.