Combien de filles à qui une grande beauté n'a jamais servi qu'à leur faire espérer une grande fortune !
Si vous tendez les bras, vos amis les couperont.
Le bonheur consiste pour l'homme dans ce qu'il n'a pas ou dans ce qu'il n'a plus.
Tous les pays et toutes les femmes se ressemblent terriblement.
Chez les pauvres, il n'y a que les cheveux qui deviennent argent.
Une affaire superbe : achetez toutes les consciences au prix qu'elles valent et revendez-les pour ce qu'elles s'estiment.
Il n'existe pas de sectes en géométrie.
Le vers est toujours un peu la cage de la pensée.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
J'aime les situations exeptionnelles et la manière dont réagissent à ces situations des personnages ordinaires.
L'amour bafoué pardonne ; les intérêts trahis ne pardonnent jamais.
J'ai toujours séparé les choses bestiales des sentiments. Je suis comme Cyrano de Bergerac : j'aime en silence. J'ai peur de l'échec.
Le Roi de France peut combattre pendant la trêve parce qu'il est le bras de Dieu, et il lui est permis de recruter pour sa propre guerre, qui est celle du bien, des hommes qui n'ont pas vocation de combattre, [...] ► Lire la suite
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Il y a des choses dans ma vie que je n'ai pas su prévenir ou maîtriser.
Un regard froid, sans expression, plus redoutable que les plus violentes engueulades de bateau-lavoir.
Que disent les Blancs de France ? Que Pétion et Christophe sont deux faibles. Les Français, voyez-vous, n'ont pas de respect pour les républiques. Napoléon l'a bien montré ! Et qu'est-ce Haïti ! Même pas une, mais deux ! Deux républiques, Monsieur.
Les voitures, c'est pour les ministres et les députés.Les femmes, c'est pour les députés et les ministres.Le père noël, c'est pour les nègres à monocle.Que le père noël soit pour tous !Voilà comme nous l'entendons, nous, l'indépendance du Congo !
Il y a des femmes tellement infidèles qu'elles éprouvent de la joie à tromper leurs amants avec leur mari.
J'ai pris l'harmonica,Descendu dans la courEt dessous le lilasJ'ai chanté sans détour :Quand j'aime une fois,J'aime pour toujours
Il est l'esclave de ses biens, celui qui toujours les amasse et accroît.
Le preux chevalier, lui, se tait. Mais après tout, je peux comprendre le lâche : s'il ne dit grand bien de lui, qui en dira ?
Ce monde n'est je vous l'assure qu'une immense entreprise à se foutre du monde !
Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l'abîmer, si tu le prends dans ta paume et que tu la refermes pour l'emprisonner, il ne reste que de la poussière de bonheur sur les doigts, si tu le piques sur un bois il meurt.
Nous n'avons jamais connu l'irréflexion des adolescents, leurs gambades ni leurs déportements. La vie toujours chez nous rencontra des obstacles.
Il sortit. La figure du monde, déchirée,Lui parut d'une beauté autre, plus humaine.La main du ciel cherchait sa main dans le jeu des ombres,La pierre, où vous voyez que son nom s'efface,S'entrouvrait, se faisait une parole.
La mode de la Chine est fille de l'énigme. Trop de mystère décourageait la curiosité : un peu moins l'aiguillonne. Pendant les cinq premières années de la Révolution culturelle, on n'en apprenait pas assez sur ce pays en délire pour s'intéresser à lui ; ou l'on niait ce qui venait de lui.
Les fous furieux embrigadés dans l'idéal c'est tout de même un spectacle qu'il vaut mieux admirer de loin.
Quelle que soit la rigueur du contrôle social, il y aura toujours un accident, un attentat, un virus, qui échappera à la prévention, car on ne peut se protéger de tous les maux.
L'espoir n'est qu'un charlatan qui ne cesse de nous tromper. Pour moi, le bonheur n'a commencé que lorsque je l'ai perdu.
Comme un animal est toujours animal, la femme ne sera jamais qu'animal.
J'ai réalisé à quel point le système ne voulait pas changer.
L'hymne de l'amour se cultive ou il s'exploite ?
Je devrais vous dire que je mange du quinoa, mais je ne vais pas vous raconter des bobards !
Ni un livre ni un film ne peut transformer la société. Il suffit d'ouvrir les yeux.
C'est à dire à l'intérieur même de la personne hein.
C'est une place merveilleuse d'être interprète.
On ne brise pas la vie d'un siècle sans se briser avec lui.
Il est terrible de répéter une pièce comique dans une salle vide.
Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
La douleur est toujours question et le plaisir, réponse.
Le désir de s'élever au-dessus de la nature humaine n'est souvent qu'une façon de mépriser les hommes.
Les Français sont des oiseaux qui mangent les semences au lieu d'attendre de manger les grains.
En définitive, les victimes des guerres sont mortes pour rien. Seulement, elles sont mortes pour nous.
A l'égard de la propriété, de l'amour, de la fortune et du succès, j'applique "la règle des Dudu" : rien n'est dû, rien n'est durable.
Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les dictatures d'être cyniques.
Je n'aime pas les hommes ; j'aime ce qui les dévore.
Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.
Gens trop heureux font toujours quelque faute...
La mort est l'espérance de qui n'en a plus.