A l'intérieur de la force est le rire. A l'intérieur de la force est le jeu. A l'intérieur de la force est la liberté. Celui qui connaît sa force connaît le paradis.
Plus la télé vise à la surprise, moins elle surprend. C'est dans sa nature d'estomac ; les estomacs n'étonnent jamais, ils digèrent.
On ne peut pas épouser les laiderons uniquement pour avoir la paix.
On ne peut régner sur les hommes quand on ne règne pas sur leur coeur.
Tout corps plongé dans un liquide éprouve une bonne satisfaction.
Les hommes ne manquent pas : les révolutions en découvrent toujours.
Tout est permis en dedans.
En donnant le nom à un enfant, il faut penser à la femme qui aura un jour à le prononcer.
Toute personne qui pense fortement fait scandale.
Le paradis pour moi est de voir grandir des gosses.
On peut feindre d'avoir du coeur, pas d'avoir de l'esprit.
Ce qu'aiment les hommes, ce que tu aimes, ce n'est pas connaître, ce n'est pas savoir : c'est osciller entre deux vérités ou deux mensonges.
Le scénariste n'est qu'un brodeur d'histoire.
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Les prostituées sont souvent, après les religieuses, nos meilleures patriotes.
Il y a moins de méchantes que de méchants, mais elles le sont davantage.
Beaucoup de gens, peu d'idées, et comment faire pour nous différencier les uns des autres ?
Tout circule si rapidement, d'un bout à l'autre de la planète.
On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.
La télévision ne nous a jamais dispensé toutes les joies à la fois, mais il semble que nous avons connu une époque où, entre le public et nous, existait un état de grâce.
Ce qui me rend heureux, c'est d'être heureux.
Est anglais qui peut ; est français qui veut. Toute la différence est là !
En réalité, le fait d'être est ce qu'il y a de plus privé; l'existence est la seule chose que je ne puisse communiquer; je peux la raconter, mais je ne peux partager mon existence. La solitude apparaît donc ici comme l'isolement qui marque l'événement même d'être. Le social est au-delà de l'ontologie.
Tu te souviens du pont,Qu'on traversait naguère,Pour passer la rivière,Tout près de la maison.
Passé quarante ans, tout le monde ressemble à une ville bombardée. Il tombe amoureux quand elle éclate de rire - au désir s'ajoute une promesse de bonheur, une utopie de tranquillités emboîtées -, il suffira qu'elle tourne la tête vers lui et se laisse embrasser, et il accèdera à un monde différent.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
Il y a des batailles aériennes d'ondes qui... tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
C'était la forêt qui regardait.Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d'arbres gigantesques. Tout Wood'stown était fait avec sa vie à elle.
Ce qui me frappa d'abord, à mon arrivée au collège, c'est que j'étais le seul avec une blouse.
Si vous voulez savoir comment Nous nous aimâmes pour des prunes, Je vous le dirai doucement, Si vous voulez savoir comment.
J'ai trois fenêtres à ma chambre :L'amour, la mer, la mort,Sang vif, vert calme, violet.Ô femme, doux et lourd trésor !
Le retour à la norme me paraît plus inquiétant que la folie.
J'ai pris l'harmonica,Descendu dans la courEt dessous le lilasJ'ai chanté sans détour :Quand j'aime une fois,J'aime pour toujours
C'est difficile d'arriver à l'essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
Un gros con à moustache à son fils qui regarde la devanture d'un magasin de chaussures :« Prends-en des costauds avec une coque en fer, pour filer des coups de pied aux couilles, c'est mieux. »
Quelque chose de beau doit nous arriverQuelque chose de fort doit nous emporterQuelque chose qui nous ferait vivre du jour au lendemainQuelque chose pour quoi tendre les mainsQuelque chose de beau doit nous transporterQuelque chose de fort doit nous faire changerQuelque chose qui nous ferait suivre un tout autre cheminCommençons ce rêve demain.
Aujourd'hui, le faux qui porte les habits du vrai est plus révéré que le vrai.
Ce ne sont pas leurs mensonges qui sont redoutables, c'est l'imperceptible torsion qu'ils donnent à la vérité.
La Révolution culturelle a été pendant quatre ans la grande lessive de la société, le grand décapage des cerveaux. Puisqu'on ne pouvait pas changer les choses, il fallait changer la façon dont les Chinois les voyaient. La Révolution culturelle est une révolution du regard.
Il sera une fois un monde nommé Utopie qui aurait pour priorités le bonheur de chacun et la progression de l'humanité.
Elle voulait m'arracher à l'hiver, m'extirper de la mort. Elle voulait juste m'aimer. Elle fut broyer par mon glacier.
Les méchants accomplissent parfois de bonnes actions. Je suppose qu'ils souhaitent voir si cela donne un aussi grand sentiment de plaisir que la vertueuse revendication pour cela.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
En ce moment, un moment passe!... Nous devons devenir ce moment.
Même en Grande-Bretagne, les syndicats me disent que les contrats de travail ont moins de protection que par le passé.
En amour, les grands plaisirs touchent de près aux grandes douleurs.
Je suis comme toutes celles et ceux nés en 1945, un enfant de la guerre [...] un enfant qui a dû sa naissance au Paris de l'Occupation.
La culture est terrestre quand la civilisation est transcendante.
Vivre c'est faire crédit.