Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Le temps qui passe autour de nous est un vase rempli de petits miracles, je suis certain que sans cela un poison mortel peut devenir vital.
Les hommes politiques sont marrants. Encore que je ne pense pas qu'ils nous feront un jour autant marrer qu'ils nous emmerdent.
Tu joues les mecs cotés, les rois de la night qui écument les boîtes, mais la seule chose qui te rapproche d'Ibiza c'est une Seat.
J'étais persuadé que j'y arriverais parce que je faisais ce qu'il fallait pour réussir.
Qu'est-ce que tu fais là salade-man ?
Sur le terreau de l'anomie, de l'absence de repères, du relativisme moral poussent le pire des obscurantismes.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
Que de routes prend et que de raisons se donne le coeur pour en arriver à ce qu'il veut !
En général, je ne commence un livre que lorsqu'il est écrit.
Le hasard, c'est le purgatoire de la causalité.
Le premier qui s'est marié, il ne savait pas ; mais le deuxième, il est inexcusable.
Le hasard est une force merveilleuse, une force comparable à un Dieu voyageur chargé de documents, de fiches et de dossiers, de portraits aussi.
Faire confiance doit devenir un droit de l'Homme.
Au temps heureux des cadrans solaires, il n'y avait pas l'ombre d'une exactitude.
Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu'elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.
Il est singulier que la politique, qui est sans contredit la science la plus ardue et la plus difficile, soit la seule que tout le monde croit posséder sans l'avoir apprise.
Le bonheur n'est ni décent, ni indécent, il est rare.
La colère est fatale à la raison, comme d'ailleurs la justice.
Un mort qui ressuscite déçoit toujours un peu son monde.
On compare généralement la politique à un échiquier. On a tort : c'est un jeu de dames.
Le mot de peuple est un des plus beaux mots de la langue française. Il dit le manque et l'entêtement, la noblesse des gueux sous l'incurie des nobles.
Au Moyen Âge se met véritablement en place l'élément fondamental de notre identité collective qu'est le christianisme.
L'érotisme des esprits superficiels obéit aux conventions de la beauté et de l'esprit.
La vie n'est ni longue ni courte. Mais elle a des longueurs...
L'homme qui mange son pain ne s'inquiète pas de la satisfaction qu'éprouve, ou n'éprouve pas, le pain d'être mangé.
Antisémite, moi ? Je sors de chez un rabbin, j'ai beaucoup de relations avec la communauté juive, vous et moi avons les mêmes ennemis.
Plus fort que la passion l'illusion.
La bêtise a le don de faire son chemin.
Vos rêves sont mes cauchemars.
Je suis tellement dans la vie que je ne me projette jamais dans le futur. Carpe diem ! J'essaie d'apprécier le moment présent.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
Le diable est là pour récupérer la mise : le rire est donc diabolique.
Cinquante ans sans guerre c'est long. Pas pour les militaires qui préfèrent mourir dans leur lit mais pour les industriels et pour les maçons.
Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
Qui suis-je ? Où vais-je ? Qu'est-ce qu'on mange à midi ?
Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Ce qui pour nous fait le bonheur ou le malheur de notre vie, constitue pour tout autre un fait presque imperceptible.
Créer, c'est penser plus fortement.
J'ai trouvé ces jours-ci beaucoup de vérités, entre autres, celle-ci : plus un homme est sot, plus il est de niveau avec le monde.
L'amour, on ne le discute pas, il est.
"Dieu en vain tu ne jugeras" est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir.
Il n'est pas interdit de penser que si l'Angleterre n'a pas été envahie depuis 1066, c'est que les étrangers redoutent d'avoir à y passer un dimanche.
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne se pas regarder vivre.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
En France, il est indispensable de mourir si l'on tient à se faire rendre justice.
Les hommes intelligents ne peuvent être de bons maris, pour la bonne raison qu'ils ne se marient pas.
Il est significatif que le statut de la femme demeure à peu près inchangé là où les religions sont encore très puissantes. Partout ailleurs, il est remis en question.
Nul ne peut me nuire que moi-même.