Trop de Français prennent encore le confinement à la légère.
Dix ans plus tôt, j'versais des larmes, pour pas qu'elle m'habille à Tati, aujourd'hui j'ai plus de paires qu'la gosse de Rachida Dati.
Tout le monde a des idées : la preuve, c'est qu'il y en a de mauvaises.
Il n'est plus temps d'aimer alors qu'il faut mourir.
Il y a deux types d'hommes : ceux qui cherchent leur père, et ceux qui cherchent à tuer leur père.
N'est-ce pas une chose remarquable que plus un objet est simple, moins on puisse le définir ?
La vue d'un cadavre était toujours choquante, jusqu'à ce que la télé finisse par nous y habituer.
Nos pères furent sédentaires. Nos fils le seront davantage car ils n'auront, pour se déplacer, que la terre.
L'oeuvre est une sueur.
La plupart des hommes vieillissent dans un petit cercle d'idées, qu'ils n'ont pas tirées de leur fond. Il y a peut-être moins d'esprit faux que de stériles.
Quelques exemples rapportés en peu de mots, donnent plus d'éclat, plus de poids aux réflexions : mais trop d'exemples et trop de détails énervent toujours un discours.
On peut être plus fin qu'un autre, mais non pas plus fin que tous les autres.
La clémence des princes n'est souvent qu'une politique pour gagner l'affection des peuples.
Il n'y a point d'éloges qu'on ne donne à la prudence. Cependant elle ne saurait nous assurer du moindre événement.
Il est facile d'aimer une république dont on est le président.
Lutte antipollution : détournement d'ordures sur les régions voisines.
Les grands décisions ne peuvent être prises contre un peuple.
On parle toujours du chagrin de ceux qui restent mais as-tu déjà songé à celui de ceux qui partent ?
Chaque jour t'as trente morts sur la route, moi je vais rouler sur le trottoir.
Il peut sembler étonnant que l'attitude de l'antisémite s'apparente à celle du négrophobe. C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
Je rêve de musées comme des librairies où l'entrée serait libre, où l'on pourrait venir à n'importe quelle heure regarder une seule oeuvre, sans file d'attente, sans passe, sans flèches, et se dire « je reviendrai demain ».
L'existence elle-même, comme par l'effet d'une intentionnalité, est animée d'un sens, du sens ontologique primordial du néant. Il ne dérive pas de ce qu'on peut savoir sur la destinée de l'homme, ou sur ses causes, ou sur ses fins; l'existence [...] ► Lire la suite
C'est un goût étrange que celui des mots, pas si différent du goût d'un fruit mûr, du poisson frais ou même d'un baiser sous la pluie.
Il met des chaînes de montre aux dieux de l'Olympe.
J'ai toujours voyagé, j'ai toujours été un citoyen du monde, je ne suis pas quelqu'un qui s'installe, je suis quelqu'un qui passe.
La seule caresse que je n'aie jamais su accorder à mon mari, c'est le tutoiement.
Il n'est pas possible d'aimer sans devenir prisonnier de celle qu'on aime.
Rameau, notre grand compositeur du XVIIIe siècle, dont les oeuvres ont tenu longtemps une si grande place sur notre scène française, était presque oublié : quelques pièces pour clavecin, le délicieux choeur En ces doux asiles, c'est à peu près [...] ► Lire la suite
Il faut entendre le singulier pouvoir qu'exerce une ville ou un site sur l'esprit de ses habitants ou de ses visiteurs.
Tout l'après-midi y a de quoi rêverJe me sens des fourmis dans les idéesQuand je rentre chez moi la nuit tombée.
Je voyais autour de moi les individus s'abimer dans la médiocrité, vieillir en se résignant, abandonner un à un les élans de leur jeunesse pour les marais du fonctionnariat conjugal.
Ruisselant de perles ou d'ordures, le vêtement de la femme n'est pas un voile ordinaire. C'est un symbole très mystique de l'impénétrable Sagesse où l'Amour futur s'est enseveli.
Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture.
Y a pas que les jolies histoires d'amour qui se concluent par un mariage... la paresse, la peur de la solitude, la résignation y conduisent aussi.
L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
La férocité humaine dépasse celle de la nature.
Un homme n'est pas forcément intelligent parce qu'il a plein d'idées, pas plus qu'il n'est bon général parce qu'il a plein de soldats.
L'histoire géologique nous montre que la vie n'est qu'un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n'a duré et ne durera qu'un moment.
Les grandes timides sont toujours les premières à grimper sur la table dans une fête.
J'ai l'impression de le hurler dans une pièce capitonnée depuis l'oscar : je ne suis jamais parti de France !
J'aime toujours "The Sound of Music" et n'importe quoi avec Julie Andrews dedans.
Envoyez l'escadron de Maghrebins ! Avec les Africains tout ça, là, au front les mecs ! Allons enfants, le jour de gloire ! C'est juste là le jour de gloire !
Dans tout fait divers, il y a des trous ; et ce qui est intéressant, c'est la façon dont le scénariste et le réalisateur comblent ces vides.
Mon métier me met sans cesse en contact avec la réalité.
Vie en société. Finalement il n'y a que deux espèces d'hommes : ceux qui s'en veulent et ceux qui en veulent aux autres.
Il ne faut jamais faire de confidences, cela abîme les sentiments.
Héritier : c'est un homme qui vous prend le pouls chaque fois qu'il vous serre la main.
Quand une femme avoue son âge, c'est qu'elle ne l'a plus.
Le mort n'a point d'ami, le malade n'en a qu'à demi.
De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n'en peut pas conclure que le travail n'est pas pour l'esprit une meilleure discipline que la paresse.