Il y a deux types d'hommes : ceux qui cherchent leur père, et ceux qui cherchent à tuer leur père.
Les hommes ne peuvent s'entendre que sur des préjugés.
Un geste, un événement dans le petit monde colorié des hommes n'est jamais absurde que relativement : par rapport aux circonstances qui l'accompagnent.
Si on travaille pour gagner sa vie, pourquoi se tuer au travail ?
Les hommes sont égaux mais non identiques.
Il y a des hommes qui luttent toute leur vie : ceux-là sont indispensables.
Les hommes sans passions, sans vertus et sans vices, n'ont qu'un seul sentiment : la vanité mal déguisée.
Qui se marie pour s'enrichir mange du sel pour s'empêcher d'avoir soif.
Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout.
Les hommes sont conservateurs de ce qu'ils possèdent et communistes du bien d'autrui.
Etre marié ! Ca, ça doit être terrible. Je me suis toujours demandé ce qu'on pouvait bien faire avec une femme en dehors de l'amour.
Il y a sans doute des hommes libres qui ne savent pas le prix de la liberté, mais les hommes seuls savent toujours le prix de la solitude.
Je ne pense pas que vous puissiez nommer beaucoup de grandes inventions qui ont étés réalisés par des hommes mariés.
Les hommes ne semblent perfectibles qu'en tant qu'automates, non en tant que sujets libres.
La nature a donné aux grands hommes de faire, et laissé aux autres de juger.
Notre crainte des autres vient de ce qu'ils cherchent à nous transformer en objets pour assurer leur propre liberté.
Pour écouter les insectes ou les hommes portons-nous les mêmes oreilles ?
Si le juste vit de sa foi, un philosophe doit vivre aussi de la sienne ; c'est à dire qu'il ne doit point faire dépendre de ce que penseront les autres hommes ce qu'il doit juger des choses. Il doit examiner profondément les objets.
- Vous l'avez dressée contre moi ! - Si elle est contre toi c'est parce que TU l'as voulu. - Vous ne me l'enlèverez pas ! - Ta colère et ta soif de pouvoir s'en sont déjà chargés... Tu as laissé ce [...] ► Lire la suite
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne.
Les hommes gardent les portes de la société, qui engendre des morts et développe la haine. Les femmes gardent les portes de la nature, qui fabrique la vie et exige de l'amour.
Si les talons hauts étaient si merveilleux, les hommes en porteraient.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
Le monde en ébullition est enfer perpétuel, guerre sempiternelle jamais achevée pour vivre dans cet état de genèse, temps des hommes tous guerriers et héros.
A quoi bon se tuer à naître si ce n'est pour connaître le plaisir ?
Les hommes font facilement des promesses qu'ils n'ont pas l'intention de tenir effectivement.
Les hommes ne subsistent qu'à condition de comprendre mal le peu qu'ils comprennent.
Les hommes et femmes de qualité ne jugent jamais. Tout mépris est pur alibi de la médiocrité de celui qui l'exprime.
Du côté de la nature, la vie est toujours belle et du côté des hommes elle ne l'est pas quelquefois.
Ma discrétion ne vient pas de moi, sinon des médias qui ne cherchent pas forcément non plus à aller à la rencontre d'un auteur moins connu.
Nous ne sommes qu'un jour dans ce monde, et en ce jour la mode est mille fois changée : tous cherchent la liberté, tous s'en privent.