L'homme qui a un peu usé ses émotions est plus pressé de plaire que d'aimer.
Je préférerai toujours les choses aux mots, et la pensée à la rime.
J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes.
Il ne se passe rien, et quand il se passe quelque chose, c'est la mort.
La sexualité, c'est assez monotone.
Il faut bien donner un nom à ce qui n'a pas de nom, à ce qui est impalpable... Tout compte fait, c'est là le métier des philosophes et de la philosophie.
Rien de plus humain que le divin.
Dans les conférences de cadres, il ne s'agit plus de travailler, mais de parler sur le travail.
Il faut se garder de considérer un livre moins important que son auteur.
Les citations sont les pilotis de l'écrivain fantôme : sans elles, il s'enfoncerait doucement dans le néant.
Il y a des abîmes d'où personne ne peut vous sortir.
On a toujours tort de se suicider trop tôt. C'est manquer de mémoire. Ou d'imagination.
S'aimer dans le dégoût, ce n'est pas s'aimer.
L'homme d'un jour n'aime qu'un jour.
Faut-il toujours un cadavre pour que vienne un nouveau-né ?
Nous ne sommes jamais tout à fait contemporains de notre propre histoire.
Un acteur grandit avec sa vie.
La langue est un instrument dont il ne faut pas faire crier les ressorts.
Mais ce que fait l'amour, l'amour aussi l'excuse.
T'es pas une femme, t'es un régime !
Celui qui commence une affaire sans jugement, ne doit pas être surpris si elle finit sans succès.
On ne peut compter que sur ses doigts.
Il est généreux de se ranger du côté des affligés.
Ce sont nos passions qui esquissent nos livres, le repos d'intervalle qui les écrit.
Notre idée de l'immortalité, ce n'est guère que la permission pour quelques-uns de continuer à vieillir un peu une fois mort.
Il n'est pire solitude que celle qui naît de l'indifférence des autres.
Aux orgueilleux Dieu résiste et combat, et leur orgueil soudainement se rabat.
À croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris,Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit.
Pour Staline, « un homme qui meurt, c'est un drame épouvantable. Cent mille, c'est une statistique ». Notre époque banalise la mort sous le feu de l'actualité.
L'amour n'est pas seulement une flamme, c'est une forge. Aimer, c'est brûler, certes ; c'est se consumer l'un l'autre, mais pour bâtir ensemble.
C'est l'automne, la saison où, sous un soleil refroidi, chacun recueille ce qu'il a semé.
La Chine devient semblable à une huître qui s'entrebâillerait vers le grand large, mais demeurerait inébranlablement fixée du rocher par sa dure coquille totalitaire.
Une femme fait son amant cocu en couchant avec son mari.
L'accumulation de possessions ne garantit en rien la joie de vivre.
N'est-il pas clair que les tyrans, pour s'affermir, se sont efforcés d'habituer le peuple, non seulement à l'obéissance et à la servitude mais encore à leur dévotion ?
L'homme est ainsi, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s'aimer.
Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas Pourquoi je saigne et pas toi.
Le Brexit est l'autre face de la crise des réfugiés - des tensions qui conduisent à la stase, des risques externes qui conduisent à des chocs asymétriques.
Il y a des amis qui sont comme des rosiers qui n'ont que des épines.
Maintenant, tout est plus éphémère. On télécharge un morceau à la mode et on l'oublie en huit jours.
Mais qu'est ce qui lui arrive à la 2, il faut faire chauffer l'appareil ou quoi ?
Il est toujours facile d'être logique. Il est presque impossible d'être logique jusqu'au bout.
Peindre, ce n'est pas copier l'objet servilement, c'est saisir une harmonie entre de nombreuses relations.
La terreur ne doit pas empêcher la joie de vivre, la liberté, l'expression, la démocratie
Qui veut changer trouvera toujours une bonne raison pour changer.
Résistance : Mot inventé pour éviter aux hommes de vivre à genoux.
C'est ce qui divise les hommes qui multiplie leurs différends.
Quand on s'aime pour plus d'une raison, c'est qu'on ne s'aime pas vraiment.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
A notre époque, on ne se marie jamais très bien du premier coup, il faut s'y reprendre.