Le génie artistique peut consister à faire accepter l'inacceptable.
Il m'a fallu 40 ans pour découvrir que la peinture n'est pas une sculpture.
Dans la vie, parfois, il est préférable d'avoir affaire à un médiocre disponible plutôt qu'à un génie occupé.
Nous devons accepter l'incompréhensible comme une part de nous-mêmes.
Tant que l'on apprend,le cerveau reste jeune.
Parfois, vous devez accepter que vous ne pouvez pas gagner tout le temps.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
A trop admirer les vertus des autres on peut perdre le sens des siennes propres tant et si bien qu'en ne les exerçant plus, on les oublie complètement sans recevoir pour autant celles des autres en compensation.
Le génie a sans doute ses limites, mais la stupidité n'est pas pour autant handicapée.
En littérature comme au billard, faire la série.
Il faut de la sérénité pour accepter les choses qu'on ne peut pas changer, du courage pour changer les choses qu'on peut changer, et de la sagesse pour distinguer l'un de l'autre.
Personne ne se lasse de recevoir un service. Or, rendre service est agir conformément à la nature. Ne te lasse donc point de te rendre service en obligeant les autres.
Un artiste peut accepter pour sa part tous les honneurs, à condition que son oeuvre elle, les refuse.
Le génie est l'une des plus méprisables formes de sottise.
Les rêves sont la littérature du sommeil.
Je suis un intellectuel. Ca m'agace qu'on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l'air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles.
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
L'autonomie consiste à se donner à soi-même envers l'autre une loi, plutôt que de la recevoir de la nature ou d'une autorité extérieure.
Quand on attaque les autres, il faut accepter d'être attaqué. Ce qu'on n'accepte pas, c'est des fatwas, des menaces de mort ou qu'on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de "Charlie"...
Celui qui est un génie mais qui ne le sait pas n'en est sans doute pas un.
En tout domaine, le génie de l'enfance est de découvrir l'essentiel sans connaître le nom qu'il porte.
S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger.
Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
Mais quelle est la différence entre la littérature et le journalisme?... Le journalisme est illisible et la littérature n'est pas lue. C'est tout.
Le monde échappe à un cerveau raisonnable ; il ne permet que des religions.
Le poète a reçu de la nature la qualité qui distingue l'homme de génie : l'imagination.
Le coeur donne la direction ; le cerveau la solution et le corps la concrétisation.
La créativité et le génie ne peuvent s'épanouir que dans un milieu qui respecte l'individualité et célèbre la diversité.
Un génie sommeille en moi. Malheureusement il dort tout le temps.
La bénédiction n'est pas de pouvoir recevoir mais d'être en mesure de redonner aux autres.
Le génie n'est que l'enfance nettement formulée, douée maintenant, pour s'exprimer, d'organes virils et puissants.