Où est la pensée, là est la puissance.
Le véritable amour n'a nul besoin d'actes notariés ; il est sûr de lui et de sa force naturelle.
La conscience de notre propre force nous rend modestes.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Nous vivons dans une interminable succession d'absurdités imposées par la logique myope de la pensée à court terme.
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
L'homme ne sera adulte que le jour où son cerveau pourra contenir dans sa plénitude et dans sa simplicité la notion divine.
Deux corps peuvent s'associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie a la pensée.
C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal.
Le but de l'écriture, c'est de porter la vie à l'état d'une puissance non personnelle.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
La force sans l'intelligence s'effondre sous sa propre masse.
Dieu a donné un cerveau et un sexe à l'homme mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.
La vraie force de la Silicon Valley est la mentalité, l'esprit. Il n'y a aucune raison qui ne puisse être reproduite à Paris.
L'homme est devenu trop puissant pour se permettre de jouer avec le mal. L'excès de sa force le condamne à la vertu.
L'argent est la grande puissance aujourd'hui. Les hommes vendent leur âme pour cela. Les femmes vendent leur corps pour cela. D'autres le vénèrent.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
La littérature, c'est la pensée accédant à la beauté dans la lumière.
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
La philosophie n'est pas une doctrine mais une activité.
Les ailes nous manquent, mais nous avons toujours assez de force pour tomber.
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Le boeuf ne se vente pas de sa force devant l'éléphant.
Nul ne peut être arrêté, accusé ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites.
Il n'entend pas ce qu'on lui dit, à force d'écouter ce qu'il va dire.
Une loi doit avant tout être une loi juste. La politique moderne fait de la loi un fétiche simplement parce que c'est la loi.
Toute pensée est une sensation contrariée.
C'est la puissance de la vie et l'action qui peuvent seules résoudre, sinon entièrement du moins en partie, les problèmes que se pose la pensée abstraite.
La désobéissance civile de masse peut utiliser la rage comme une force constructive et créative.
Plus le corps est faible, plus la pensée agit fortement.
Il s'agit de savoir comment on gouvernera. Depuis toujours, il n'y a que deux méthodes : la force ou la ruse.