Les crayons c'est pas du bois et de la mine, c'est de la pensée par les phalanges.
Et s'il n'y avait jamais d'accidents dans notre vie ? Si tout, absolument tout, avait une signification ? Si le hasard n'était qu'une illusion ?
Je serais assez porté à croire que l'humour est, inconsciemment, une façon d'échapper à la réflexion métaphysique.
Si jamais elle m'a compris plus tard, elle a dû découvrir que pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays.
La danse est le pur langage de l'âme - elle nous accompagne depuis le tout début.
Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
La guerre suppose une grande absence de réflexion égoïste, puisqu'après la victoire, ceux qui ont le plus contribué à la faire remporter, je veux dire les morts, n'en jouissent pas.
Le jour où les religions et les révolutions disparaîtront - toutes sans exception - il y aura moins de guerres sur la planète, croyez-moi. L'homme est par nature constitué comme un bois tordu, a dit Emmanuel Kant. Inutile de le redresser au risque de se noyer dans le sang.
L'amour n'est significatif que parce que fragile. Le langage du coeur amoureux est délicieusement irréel, et c'est peut-être cela qui en fait la force.
Le langage sert généralement à parler et à penser ; en politique, il sert à se taire.
Le propre de l'amour, c'est la suppression de toutes les barrières, distances, distinctions, catégories introduites par l'usage, le langage et la convenance dans la conception de l'individu.
Telle pensée qui d'abord nous occupe et nous paraît éblouissante, n'attend que demain pour flétrir.
Mélancolique, elle vaA travers la forêt blêmeOù jadis elle rêvaDe celui qu'elle aime,Qu'elle aime et qui va mourirDe mort naturelle.
Je suis dingue de cette fille, c'est vrai, dingue. Dès que je l'ai vue, je l'ai aimée. Je veux dire tout, j'ai tout aimé chez elle. Sa façon de marcher, sa bouche, son nez, ses yeux, et puis aussi son [...] â–º Lire la suite
Pour exploiter une mine d'argent, il faut le rendement d'une mine d'or.
Plutôt une inimitié d'un bloc qu'une amitié faite de bois recollé.
Le langage du chagrin maternel est profond et le secret en est indéchiffrable.
Il y a des écrivains chez lesquels la pensée semble une moisissure du cerveau
Le meilleur de nos convictions ne peut se traduire par des paroles. Le langage n'est pas apte à tout.
Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d'autrui.
La pensée est bien la plus odieuse des propriétés de l'animal homme. Elle est nous et contre nous, puissance dérisoire et impuissance lumineuse!
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] â–º Lire la suite
Les voies de la pensée divine vont à leur but par des fourrés et des ombres épaisses, que nul regard ne saurait pénétrer.
Ne passez pas tout votre temps à couper du bois au point d'en oublier d'affûter votre hache.
L'homme a été taillé dans un bois si tordu qu'il est douteux qu'on en puisse jamais tirer quelque chose de tout à fait droit.
La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
Le langage et l'outil sont l'expression de la même propriété de l'homme.
Une gangue de bois dur,Deux bras d'embryon,L'homme déchire son ventre,Et adore son membre dressé.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Le plus grand arbre est né d'une graine menue.