Ecrire, c'est vider son sac.
Ça c'est pas du biceps en papier !
Je croirais vraiment à la liberté de la presse quand un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment de son journal. Dans son journal.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Tout livre qu'un autre que son auteur aurait pu écrire est bon à mettre au panier.
Vivre faux ne prédestine pas à écrire juste.
Le golf exige plus de précision que les courses, les cartes, la Bourse ou le mariage.
Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre qu'un bon ; il sort avec la même sincérité de l'âme de l'auteur.
Un mot n'est pas le même dans un écrivain et dans un autre. L'un se l'arrache du ventre. L'autre le tire de la poche de son pardessus.
L'argent ne veut rien dire pour moi. J'ai gagné beaucoup d'argent, mais je veux profiter de la vie et ne pas me stresser pour créer mon compte bancaire. Je donne beaucoup et je vis simplement, la plupart du temps dans une valise dans des hôtels. Nous savons tous qu'une bonne santé est beaucoup plus importante.
Quand la bourse se rétrécit, la conscience s'élargit.
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.
J'ai inventé une lampe de poche qui fonctionne à l'énergie solaire, elle n'a qu'un dernier défaut, elle ne marche qu'en plein soleil.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
Je songe à ma pile de livres de poche aux pages tremblotantes, comme si elles avaient autrefois fait partie de la mer.
Les ennuis, c'est comme le papier hygiénique, on en tire un, il en vient dix.
Il y a deux cas dans lesquels un homme ne devrait pas spéculer en Bourse : quand il n'en a pas les moyens et quand il en a.
Le chemin vers la poche de quelqu'un d'autre est long.
L'école ne sert à rien qu'apprendre à lire, écrire et compter. C'est un bagage largement suffisant.
- Ringo, t'ouvres ton sac en plastique. Trouves-y mon larfeuille. - C'est lequel ? - Celui où il y a écrit « Bad mother fucker ».
Un mot vaut une idée dans un pays où l'on est plus séduit par l'étiquette du sac que par le contenu.
Battre une femme c'est comme battre un sac de farine. Le bon s'en va et le mauvais reste.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Je ne comprends pas comment quelqu'un peut écrire sans tout réécrire encore et encore.
J'ai retrouvé des billets de banque dans ton porte-monnaie, je n'ose pas les utiliser, j'aurais l'impression de te voler. C'est complètement idiot, d'autant que j'ai payé de ma poche les Pompes funèbres. Tu me les dois. Trois mille euros.
Il faut écrire ses mémoires avant de ne plus en avoir.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Qui vole ma bourse vole une chose sans valeur.
La botanique c'est l'art de sécher les plantes entre des feuilles de papier et de les injurier en grec et en latin.
Savoir qu'on n'écrit pas pour l'autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j'aime, savoir que l'écriture ne compense rien, ne sublime rien, qu'elle est précisément là où tu n'es pas - c'est le commencement de l'écriture.