Nous sommes d'avis qu'au lieu de laisser moisir les livres derrière une grille de fer, loin des regards vulgaires, il vaut mieux les laisser s'user par la lecture.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
La lecture est un art et tout le monde n'est pas artiste.
Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres.
Ecriture. Livres sacrés de notre sainte religion, à ne pas confondre avec les récits profanes et mensongers sur lesquels sont fondés toutes les autres croyances.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Tu t'rappelles quand t'étais gamine, les livres de coloriages ? Moi j'les aimais pas. C'est vrais quoi, si j'ai envie de dessiner une maison, j'veux pas qu'un abruti décide à ma place à quoi elle doit ressembler !
Presque tous les écrivains seraient millionnaires s'ils touchaient uniquement leur pourcentage d'auteur sur les livres invendus.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Pour intéresser le lecteur aujourd'hui, pour raconter un homme politique dans ses combats politiques, mais aussi dans ce qu'il a de chair - c'est de la chair, c'est une personne privée, qui a des passions, des amours, et heureusement... (...) [...] â–º Lire la suite
Par la logique de sanction, de bras de fer ou d'exigence d'allégeance, nous ne ferons que pousser certains pays en équilibre fragile vers la radicalisation et l'instabilité.
Un livre peut changer une vie. Et dire qu'il n'y a aucune mise en garde d'inscrite sur la couverture !
On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d'étudier les intérêts des princes : quelqu'un a-t-il jamais parlé d'étudier les intérêts des peuples ?
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.
La lecture apporte à l'homme plénitude, le discours assurance et l'écriture exactitude.
La belle-mère apparaît et on se comporte comme le meurtrier d'un roman de Ray Bradbury qui essuie ses empreintes de la pomme tombée de la coupe à fruits.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir.
Je suis persuadé que la conversation permanente avec les livres a une efficacité au moins aussi intense que les médicaments.
Les livres sont comme des rivières qui arrosent la terre entière, ce sont les sources de la sagesse.
Deux personnes ne lisent pas un poème de la même manière, elles l'interprètent de façon différente, de sorte que le lecteur fait lui-même son oeuvre de création.
Peu importe ce que les jeunes lisent : c'est le 'muscle' de la lecture qu'il faut faire travailler et personne n'a pas besoin de débuter avec Marcel Proust.
Le livre n'est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l'homme.
A quoi servent les livres s'ils ne ramènent pas vers la vie, s'ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d'avidité ?
La lecture est importante. Si vous savez lire, alors le monde entier s'ouvre à vous
Si cette femme était dans ma vie, elle ne serait plus dans mes livres !
Nos livres nous séparent plus sûrement de nos amants que n'importe qu'elle infidélité.
Des livres lui dégringolaient sur les épaules, les bras, le visage. Un volume lui atterrit dans les mains, presque docilement, comme un pigeon blanc, les ailes palpitantes.
Le roman est ce que chaque auteur en fait. Il faut simplement exister - essayer d'exister dans ce qu'on écrit.