Aimer, la meilleure préparation à la mort.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
La mort ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.
Le mariage, en tant qu'institution, est aussi mort que l'oiseau dodo.
C'est le propre des êtres vivants de faire aimer la vie, même sous la forme d'une équation du second degré, mais la vitalité n'a jamais été inscrite au programme des écoles.
Il n'y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie.
À force de vouloir toujours aller plus vite, c'est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper.
Il faut aimer les êtres pour eux-mêmes, non pour leur souffrance.
A ce grand savant, à ce diagnostiqueur infaillible parlant de sa mort avec cette assurance tranquille, il n'y avait rien à répondre que d'inutiles banalités.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Qui pourrait imposer une charge aux autres sans en aimer le sens profond ? Ne serait-ce pas une forme de pharisaïsme ?
J'ai l'intention de laisser après ma mort un fond important pour la promotion de l'idée de paix, mais je suis sceptique quant à ses résultats.
C'est plus facile de pardonner à un ennemi qu'à un ami.
- Le seul banquier que j'ai connu est mort prématurément, il avait une femme ravissante - J'ai cru que vous alliez dire qu'il avait une femme ravissante celui-là. - J'allais pas dire celui-là, j'allais dire lui aussi.
Dire que vous pouvez aimer une personne toute votre vie, c'est comme si vous prétendiez qu'une bougie continuera à brûler aussi longtemps que vous vivrez.
Le mensonge, c'est la première mort du malade.
Le travail est la meilleure des régularités et la pire des intermittences.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n'en trouve que dans la vie.
Dieu ne recevra jamais le prix Nobel de la paix.
Une grande partie de la rhétorique républicaine est meilleure que celle des démocrates. Mais quand ils sont au pouvoir, c'est à peu près la même chose. C'est servir leurs partisans, c'est le bien-être des entreprises, c'est le copinage qui est si destructeur, en particulier pour les défavorisés.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
- Viens avec moi en Californie... - Tu es sur de ce que tu dis ? - Oh oui ! - Ouais mais comment tu le sais ? - Je ne sais pas, je le sais c'est tout ! - Ouais mais comment tu [...] ► Lire la suite
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Il s'avère que j'aime vraiment être félicité sur ma perte de poids. J'aime tellement ça que c'est tragique.
Ca vous a un côté sinistre la photographie... c'est de la mort en image.
L'amour fraternel est plus durable ; il ressemble à la pierre précieuse qui résiste aux plus durs métaux et dont la valeur s'accroît avec les années.
Quand un homme allume du feu, la mort est chez lui avant qu'il soit éteint.
Ouais ! Tout le monde est mort !
Cultiver les sciences et ne pas aimer les hommes, c'est allumer un flambeau et fermer les yeux.
Nous agissons toujours comme si quelque chose dépassait en valeur la vie humaine... Mais quoi ?