Les hommes manquent plus de conquêtes par leur maladresse que par la vertu des femmes.
On peut quelquefois retrouver un être mais non abolir le temps.
En France tout revers a sa médaille.
Qu'est-ce qu'une scène de ménage ? C'est le triomphe de la femme.
L'optimisme est la foi des révolutions.
Interpréter consiste toujours à mettre en équivalence deux textes : celui de l'auteur, celui de l'interprète.
Dans une maison, celui qui a l'autorité est souvent celui qui en bave le plus.
Il faut abattre le libéralisme, car il donne des armes à ceux qui veulent lui substituer l'autoritarisme.
On crée pour l'éternité, même si elle se charge de démentir.
Un décor est un grand sentiment dramatique.
Une expérience bien faite est toujours positive.
Il ne faut pas oublier, il ne faut pas non plus en vouloir.
Appelons poésie une création par l'image et le rêve.
L'homme vit de pain et de mots, or on oublie parfois de lui offrir ces paroles qu'il prend plaisir à recevoir...
La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage.
Octobre a toutes les colères,Novembre a toutes les chansons,Des ruisseaux débordant d'eau claire,Et Décembre a tous les frissons.
L'amour est une flamme qui dure ou qui ne dure pas, peu importe, car toute sa réalité est dans son présent, mais c'est une flamme qui se consume. Elle éclaire le monde d'une lumière étrange et magique qui change les reliefs et métamorphose les perspectives. Sa vérité se suffit à elle-même.
On n'a jamais assez de temps c'est vrai, rien que pour penser à soi-même.
Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi. C'est pour ça que j'ai tant attendu. Pour te dire combien je t'aime. Comme si t'avais toujours eu ta place dans mon horizon. Mais comment faire pour t'aimer ? Vraiment t'aimer.
J'avais en moi une rage, une force sauvage, je voulais me sauver.
Une longue maladie semble être une halte entre la vie et la mort, que la mort elle-même peut être un réconfort pour ceux qui meurent et pour ceux qui restent.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
Tout le monde me dit qu'j'finirai par changer, j'ai du mal à comprendre comment ils peuvent y croire, alors que j'suis même pas capable de changer une ampoule, ça fait 6 mois que j'pisse dans le noir.
Parfois j'imagine les couleurs comme si elles étaient des idées vivantes, étant de pure raison pour communiquer. La nature n'est pas à la surface, elle est profonde.
Le désespoir est toujours une soumission.
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
La vie est un livre suffisant.
Vous connaissez le dicton français : noblesse oblige. Eh bien, c'est toute la définition de la noblesse : elle oblige et ne fait pas autre chose.
La mort n'a que douceur pour une âme chrétienne
L'art ne fait que des vers, le coeur seul est poète.
En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heureux.
Il est à peu près évident que ceux qui soutiennent la peine de mort ont plus d'affinités avec les assassins que ceux qui la combattent.
La chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qu'on s'est mise dans le derrière.
Quand les hommes ne peuvent accuser ni leur père, ni leur mère, ils s'en prennent à Dieu de leur mauvais sort.
Les impôts indirects sont des impôts hypocrites.
La pudeur se cache derrière notre sexe.
L'oisiveté exige tout autant de vertus que le travail.
Chez une femme, c'est souvent le décolleté qui l'habille.
La plus sûre manière de paralyser l'individu est de lui faire croire qu'il peut embrasser l'univers d'un clin d'oeil.
Il nous faut abandonner l'idée qu'en matière de dépenses publiques, "plus" est synonyme de "mieux".
La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde.
L'amour est le roi des jeunes gens et le tyran des vieillards.
Un mot célèbre dit : "les Juifs possèdent New York, les Irlandais l'administrent et les Nègres en jouissent."
On appelle fin du monde le jour où le monde se montre juste ce qu'il est : explosif, submersible, combustible, comme on appelle guerre le jour où l'âme humaine se donne à sa nature.
Nous faisons quelquefois des conversations d'une tristesse qu'il semble qu'il n'y ait plus qu'à nous enterrer.
Religion : est nécessaire pour le peuple. Cependant pas trop n'en faut.
C'est douloureux, d'écrire un livre : c'est s'en délivrer.
Vain veut dire vide ; ainsi la vanité est si misérable qu'on ne peut guère lui dire pis que son nom. Elle se donne elle-même pour ce qu'elle est.
Chercher le prévisible en chacun, c'était nier l'irrationnel de tous, leur poésie, leur absurdité, leur libre arbitre.
Au réveil d'un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s'efforce d'en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d'une femme aimée disparaissant derrière une portière qu'on ne pourrait soulever.