Ma femme, c'est la patronne.
On ne voit pas comment un homme pourrait dire à un autre : crois ce que je crois ou tu périras.
Et si le bien qu'on dit toujours des disparus s'expliquait par la certitude qu'ils ne feront plus aucun mal ?
Celui qui sait avouer peut oublier.
L'homme est comme un ange en danger.
Est-il dans la création un être plus esclave que n'est l'homme ?
Proposons-nous de grands exemples à imiter, plutôt que de vains systèmes à suivre.
Les plus petites choses sont souvent de meilleures marques que les grandes.
Le bon goût vient plus du jugement que de l'esprit.
Ecrire pour publier, c'est l'art d'accomoder les restes.
Nous nous croyons bien les plus habiles quand nous sommes les plus heureux.
On ne veut bien que ce qu'on imagine richement.
Quand les lois seront justes, les hommes seront justes.
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve.
Le soleil, sans donner un sou à personne, fait la vie et la richesse du monde.
Interimarre : Bouffée de lassitude provoquée par un travail régulier ou un chômage monotone.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par la possibilité.
C'est si peu dire que je t'aime.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Tout le monde ne peut pas être Shakespeare, mais on peut chercher, sans se diminuer, à être Marivaux.
Notre époque se nourrit d'informations diffusées en boucle, étouffant l'espace de notre propre réflexion. Les fruits n'ont pas le temps de mûrir, il faut déjà dévorer la récolte.
Quand on se retrouve à côté des pestiférés, une fracture nette sépare votre monde de celui des épargnés. On ne veut ni charité, ni empathie. De chaque côté des frontières, les mots n'ont plus le même sens.
Faute de pouvoir goûter la bonne soupe, on crache dedans.
Le doute, c'est le point de départ de l'intelligence !
L'avantage des rencontres sans lendemain, c'est qu'elles ne laissent que de jolis regrets.
Les champs ont soif d'eau, les montagnes de neige, les éperviers d'alouette et les Turcs de têtes.
On mettait ses impairs sur le compte d'un manque d'éducation ou d'un bon-garçonnisme un peu bohème inhérent à son métier de comédien.
Le temps que nous observons dans la nature n'a pas d'existence propre. Il est seulement une façon d'être des choses.
J'ai trois fenêtres à ma chambre :L'amour, la mer, la mort,Sang vif, vert calme, violet.Ô femme, doux et lourd trésor !
Mais quel, quel est ce paysOù frappe la nuitLa loi du plus fort ?Diego, libre dans sa têteDerrière sa fenêtreS'endort peut-être...
Le gardien conduit son troupeau, mais il ne saurait conduire un seul taureau.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Le libertinage absolue, s'il existe, est certes une impasse ; loin d'y trouver une extase continue, on s'y écoeure et quelquefois l'on s'y détruit.
On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes.
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
Il ne suffit pas de crier pour justifier une accusation et se soustraire à l'obligation d'un jugement équitable.
Baiser, festin d'amour dont je suis le Lazare !
Si les élections suffisaient, cela se saurait.
Le raisonnement est le passe-temps de toute ma maison, et tout ce raisonnement a chassé la Raison.
La prévisible imprévisibilité est arrivée.
Qu'est-ce qui importe en ce monde, sinon de faire naître le bonheur sur un beau visage ?
Ce que nous avons vu cette nuit ensemble à Paris, c'est cette capacité de nous mobiliser, nous unir pour vaincre.
La posture de victime des jeunes de banlieue me prend la tête.
La vie est une farce, je l'ai compris à 19 ans, pendant la guerre. Lorsque mes copains tombent à côté de moi, je me demande 'Pourquoi pas moi?' La chance, la santé, le travail et une dérision profonde deviennent mes maîtres mots.
J'ai longtemps transformé le bonheur en enfer.
Cette envie est apparue vers l'âge de 17-18 ans. C'est à ce moment que j'ai voulu devenir journaliste...Et j'emploie bien le terme de « journaliste » et non pas « présentatrice » qui n'est qu'un aspect de mon métier.
On m'a proposé de participer à l'émission Danse avec les stars. J'ai refusé. Moi, ça serait plutôt : "Pète-toi une guibolle avec les stars...
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
-Qu'est-ce que vous allez chercher là-bas ? -J'attends d'être là-bas pour le savoir.
Il faut suivre la foule pour la diriger. Lui tout céder pour tout lui reprendre.