La morale, avec de l'argent, ça se change.
Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
La morale est une question soit de convention, soit de prix à payer tout de suite.
La civilisation s'étrangle dans le corset de fer de l'Etat, qu'il soit prolétarien ou bourgeois.
La civilisation crée plus de besoins qu'elle n'en comble.
La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le coeur des mortels.
Depuis dix ans, il y a un recul apparent de civilisation : Venise enchaînée, la Hongrie garrottée, la Pologne torturée ; partout la peine de mort.
C'est toujours ce qui se passe dans la vie : on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
les parachutistes sont comme les normaliens, ils ont de l'esprit de corps et une vision plutôt métaphysique du monde.
Mange à satiété, revêts de beaux habits, dépense ton argent et sache bien qu'au bout du compte, Celui qui laisse quelque chose après lui n'est qu'un fou.
La vie n'est désormais plus conçue par la morale : elle veut l'illusion, elle vit d'illusion.
L'éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu ; la prudence, pour vous défendre contre les vices d'autrui.
La simplicité a une dimension morale qui inclue le désintéressement et le détachement des biens matériels.
Qui mange des crêpes quand la Chandeleur est arrivée, est sûr d'avoir argent pendant l'année.
La souffrance est le fil dont l'étoffe de la joie est tissée. Jamais l'optimiste ne connaîtra la joie.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
Une bourse pour deux amis, l'un pleure quand l'autre rit.
Mourir, c'est changer de corps comme l'acteur change d'habit.
La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
Aucune culture, aucune religion, aucune civilisation n'est à l'abri de la destruction.
La prison, c'est dur. C'est un choc émotionnel qui est énorme. C'est du temps que tu retrouveras jamais, c'est de la souffrance... c'est la souffrance de voir les autres souffrir.
J'ai changé de bière. Je suis passé de la Corona à la Kronenbourg 1664.
Il a juste, en quelque sorte, changé ma vie...
Le bonheur n'étant pas éternel, pourquoi en serait-il autant du chagrin ou de la souffrance ?
La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
La souffrance mène vers la connaissance de soi-même; renverser les portes de son inconscient : évaluer ses pensées, ses actions, son ego !
Il faut être plus avare de son temps que de son argent ; cependant on prodigue cet inestimable trésor si pitoyablement.
Deux erreurs à ne pas faire : aimer ou détester son corps. Y être accroché ou vouloir le supprimer. Narcissisme et haine de soi, argent et suicide ; même substance.
Selon les latitudes, la haine de l'étranger change de nom. En Europe, elle s'appelle patriotisme, en Chine xénophobie.
Une civilisation se mesure à la qualité des objets de colère qu'elle propose à sa jeunesse.