La vie est une mauvaise habitude dont on parvient mal de se défaire.
C'est bien joli de vivre de plus en plus vieux, mais j'aimerais autant qu'on vive de plus en plus jeune.
La vie des autres, c'est peut-être le meilleur refuge quand la nôtre nous désespère.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] ► Lire la suite
Poème, je ne vous demande pas l'aumône, je vous la fais.
Toujours cette peur de blesser ceux qu'on aime en ouvrant notre coeur. Ce qu'ils déduisent de nos silences leur fait tellement plus mal.
L'instant est une particule concédée par le temps et enflammée par nous.
La totalité est en moi cette exubérance : elle n'est qu'une aspiration vide, un désir malheureux de se consumer sans autre raison que le désir même - qu'elle est tout entière - de brûler. C'est en cela qu'elle est l'envie [...] ► Lire la suite
Je ne cultive pas le sourire permanent.
Ô parents ! l'exemple ! l'exemple ! sans cela on ne réussit à rien auprès des enfants.
J'peux pas espérer mieux en masquant mes mauvais penchants. J'me suis coupé tout seul avec une phrase à double tranchant.
Une femme, mariée à vingt ans, est mûre à trente et avancée à quarante.
Chacun sert la justice comme il peut. Il faut accepter que nous soyons différents. Il faut nous aimer, si nous le pouvons.
Quand on vit et que tout va bien, on ne se rend pas compte de ce qu'on peut perdre.
J'ai besoin de l'air que tu respires comme de la seule atmosphère où je puisse vivre.
Nous sommes tous hommes d'une seule et même Terre.
Pour bien comprendre quelqu'un, c'est mieux de lire, par-dessus son épaule, les livres qu'il lit.
Aimer beaucoup, comme c'est aimer peu ! On aime, rien de plus et rien de moins.
Choisir, donc exclure.
Une oeuvre d'art, c'est le moyen d'une âme.
Pendant que l'âme demande une chose, le plaisir en exige une autre ; ainsi l'âme, devenue captive du plaisir, devient en même temps ennemie de la raison.
Nous parlerons contre les lois insensées jusqu'à ce qu'on les réforme et en attendant, nous nous y soumettrons aveuglément.
Ne faut-il que délibérer, la cour en conseillers foisonne ; Est-il besoin d'exécuter, l'on ne rencontre plus personne.
C'est pataud, un homme, quand il est ému, il ne sait pas exprimer ses sentiments, par pudeur virile.
La qualité, c'est de la quantité assimilée.
Si le commerce était mieux fait, c'est le client qui devrait faire son prix.
Impossible de parler de Dieu sans prononcer aussitôt une quantité invraisemblable de bêtises. On ne peut rien dire de Dieu, seulement parler avec lui, en lui.
Comme l'amour, comme la mort, la vérité a besoin des voiles du mensonge.
La liberté est un bien précieux, mais il faut avoir un petit capital d'exploitation pour la cultiver.
S'il n'y avait pas l'étanchéité de l'ennui, le coeur s'arrêterait de battre.
La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise.
Pour frayer un sentier nouveau, il faut être capable de s'égarer.
J'ai beau mourir, l'univers continue. Cela ne me console pas si je suis autre que l'univers. Mais si l'univers est à mon âme comme un autre corps, ma mort cesse d'avoir pour moi plus d'importance que celle d'un inconnu.
La France, qui s'est si longtemps méfiée du billet de banque, est, en littérature, le pays d'élection des valeurs fiduciaires.
Chantons et dansons sous la pluie. Tant qu'elle n'est pas radioactive...
Les femmes sont curieuses ; fassent le ciel et la morale qu'elles contentent leurs curiosités d'une manière plus légitime qu'Eve leur grand-mère, et n'aillent pas faire des questions au serpent.
La femme ne voit jamais ce qu'on fait pour elle ; elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
Au réveil d'un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s'efforce d'en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d'une femme aimée disparaissant derrière une portière qu'on ne pourrait soulever.
Le sexologue est un obsédé de la sexualité des autres.
L'action politique véritable consiste à se servir de la connaissance du probable pour renforcer les chances du possible.
Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi. C'est pour ça que j'ai tant attendu. Pour te dire combien je t'aime. Comme si t'avais toujours eu ta place dans mon horizon. Mais comment faire pour t'aimer ? Vraiment t'aimer.
Le poète est passé : il n'est plus de délire qui ne soit oeuvre d'art. Le vieux corbeau devient un oiseau-lyre. Il n'est jamais trop tard.
Antisémite, moi ? Je sors de chez un rabbin, j'ai beaucoup de relations avec la communauté juive, vous et moi avons les mêmes ennemis.
Pas besoin d'nouveaux potes, j'vois d'jà pas les miens.
L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
Croyez en Dieu, dans sa providence, dans une vie future, dans la récompense du bien; Dans le châtiment des méchants; Dans la sublimité et la vérité des doctrines du Christ, dans une révélation de cette doctrine par une inspiration divine spéciale pour le salut de la race humaine.
Oui, aimer, voilà le vrai fond de penser, cette loi est la mienne.
Dieu bénit l'homme non pour avoir trouvé, mais pour avoir cherché.
Il y a deux choses auxquelles il faut se faire sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes.
L'Etat ne participe jamais aux catastrophes mais participe toujours aux bénéfices.