Le livre que je publie, s'il obtenait d'être lu, serait pour mon pays une sorte de révélation.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] â–º Lire la suite
Ce n'est pas en me considérant dans le miroir de ma salle de bains que je m'avise de certains changements irréparables. C'est en surprenant mon reflet dans le regard des autres.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
J'ai pris conscience de mon destin : appartenir à la minorité critique par opposition à la majorité inconditionnelle.
Que serait la justice sans la chance du bonheur ?
Le monde se divise en deux catégories, mon ami : ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent.
Quelqu'un m'a dit que je devrais mettre un caillou dans ma bouche pour soigner mon bégaiement. Bon, j'ai essayé, et pendant une scène j'ai avalé le caillou. C'était la fin de cela.
- Pourquoi tu as fait ça ? - À cause de ce que tu as dit toute à l'heure. - Sur le bonheur ? Chuck, ce n'est pas le plus important ! Personne n'écrit de chanson sur la compatibilité, ou de romans sur [...] â–º Lire la suite
La flatterie serait pire que vaine ; il n'y a pas de consolation dans la flatterie.
J'ai envie de toi... De sentir tes mains se promener sur mon corps. J'ai envie de t'embrasser, en commençant par ta bouche, en descendant dans ton cou...
Quand je quittais l'école, je n'étais ni en avance ni en retard pour mon âge, et je crois que j'étais considéré par tous mes maîtres et par mon père comme un garçon très ordinaire, voire plutôt au-dessous de la moyenne. [...] â–º Lire la suite
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
La littérature n'a rien à voir avec la richesse du vocabulaire, sinon le plus grand des chefs-d'oeuvre serait le dictionnaire.
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
Si, en art, on devait suivre son époque, alors Rembrant serait bien en retard par rapport à Van Gogh.
- Y'a aucune vie normale Wayatt, y'a juste le vie et on doit faire avec ! - J'sais pas faire. - Si tu sais. Dis moi « au revoir », rattrape cette diablesse d'actrice et aime-la de toute tes forces, gorge-toi de sa [...] â–º Lire la suite
Si les gens ne parlaient que de ce qu'ils comprenaient, la Terre serait un endroit très calme.
Dieu jugera mon coeur, l'homme jugera mes actions.
Même pour jouer son propre rôle, il faut se maquiller.
Au contact de la souffrance, on ne peut faire autrement que de rencontrer sa propre humanité.
Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez ; mon cul vous contemple.
Je disais que je ne parle jamais de mon successeur, ni de mon prédécesseur.
Je suis comme un chien enragé qui court après une voiture, mais si j'en attrape une je ne sais pas à quoi elle me serait utile.
Vous vous dévouez à moi parce que je suis persécutée, vous croyez avoir de l'amour, et vous n'avez que de la pitié.
Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père.
Le plaisir d'un texte, le ravissement d'une interprétation ne sont pas liés au prix du livre ou de la chaine hi-fi.
Ce qui est merveilleux dans mon art, c'est que le rêve et la réalité peuvent ne faire qu'un. Il n'y a qu'un pas entre les deux.
- C'était terrible quand j'ai perdu mon grand-père. - Ah il est mort comment ? - 2e Guerre Mondiale. - Il est mort au combat ? - Nan, il skiait dans le Vermont, c'était pendant la 2e Guerre Mondiale.
- Tu veux du bacon ? - Non, merci. C'est du porc. - Pourquoi, t'es juif ? - Nan, j'ai horreur du cochon. Ca craint c'est tout. - Pourquoi ? - Parce que c'est dégueulasse un porc. J'mange pas ce genre d'animal. - [...] â–º Lire la suite
L'Europe serait presque faite si les Français restaient chaque jour une heure de moins au bistrot et les Allemands une heure de plus au lit.