Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c'est regarder mourir les autres...
La mort n'est pas si cruelle à nous ravir ce qu'on aime ; non pas si cruelle que l'oubli.
Si nous avions de temps en temps quelques instants pour nous arrêter, regarder les choses, les juger, nous ne pourrions que demander grâce, reculer, effarés, prendre la fuite.
Tous les gens sont pareils : crevant de peur à la pensée de la mort et obsédés par le sexe.
Qui ne voit pas la mort en rose est affecté d'un daltonisme du coeur.
La vie est un rêve dont la mort nous réveille.
La conscience de la mort nous incite à vivre davantage.
La mort est une part d'impôt.
La mort a ceci d'heureux qu'elle permet aux être irremplaçables de céder leur place à d'autres.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
Ce qu'il y a de plus dur à regarder en face, c'est le visage d'une mère qu'on n'aime pas et qui fait pitié.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
Personnellement, je suis vraiment contre la peine de mort pour plusieurs raisons.
La jalousie ne permet jamais de voir les choses telles qu'elles sont. Les jaloux voient le réel à travers un miroir déformant qui grossit les détails insignifiants, transforme les nains en géants et les soupçons en vérité.
La mort est quelquefois tout un art de vivre.
Et bien même si j'étais mourante ou au bord du suicide ou une femme complètement pétée vous seriez bien le dernier avec qui j'aurais envie de baiser.
Ô femmes sépharades ! À l'hypocrisie si forte qu'elles sont capables d'enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après souhaité sa mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
L'homme oublie qu'il est un mort qui converse avec les morts.
Je n'ai jamais compris les gens qui, sans se connaître, trouvent des sujets de conversation. Je crois qu'il faut se taire, se regarder en silence. Ou bien parler beaucoup parce que cela revient au même.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien.
Les choses moches, il vaut mieux les regarder par deux parce qu'il y en a toujours une qui est moins moche que l'autre.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l'éprouvent.
Il y a quatre ans et sept ans, nos pères ont fait naître sur ce continent, une nouvelle nation, conçue dans la Liberté, et dédiée à la proposition que tous les hommes sont créés égaux.
On a calculé que les fêtes de Noël provoquent chaque année la mort de dix mille fois plus de jeunes sapins en bonne santé que ne le font tous les incendies de forêt du mois d'août.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
La mort vient pour nous tous à la fin.
De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère...
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.